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Lundi 10 novembre 2008
- Par Lilitociel et Pandora - Publié dans : Putains de Princes Charmants
Tandis que je m'en vais le temps d'un week end à Vérone, j'apprend que Mr T. découvre avec plaisir les "profondeurs du Surinam" selon ses propre mots. Je suppose que ces abysses sont celles de la forêt équiatoriale (que pourraient-elles être d'autre ?), et je m'imagine soudain accompagner ce grand aventurier, autrefois surnommé Koh Lanta...

Un doute me vient : la jungle, c'est humide et boueux, non ? Et comme il fait chaud, on transpire, donc le maquillage ne tient pas... Pas de réseau, pas de téléphone, pas d'internet, pas de miroir, ni même de baignoire...Mais au fait, dans un tel environnement, mes escarpins et sacs en cuirs assortis, mes élégants manteaux ceinturés, mes ravissantes robes-pulls ne me seraient d'aucune utilité... J'imagine qu'un tee-shirt en coton et un simple short seraient de rigueur, jambes nues, sans bas en dentelles...

Mais attendez, ca veut dire une épilation parfaite, pendant plusieurs semaines ? Heu... ils ont des esthéticiennes dans la jungle ?

Voilà donc le genre d'interrogations qui me vient quand je pense aux choses qui nous éloignent Mr. T. et moi même. C'est évident que nous évoluons dans deux mondes différents, et pourtant je garde une sorte de tendre fascination pour lui, en regrettant de ne pas être capable de camper dans la forêt, étrangement je préfère les hotels luxueux de l'Europe... J'ai presque honte d'être aussi matérialiste et superficielle, je sais que c'est ce qui l'a détourné de moi et pourtant, je ne peux pas changer.

Consciente de cette incompatibilité, je me suis tournée vers des hommes à mon image : ostensiblement cultivés, sophistiqués, soignés, un brin méprisants... Et figurez-vous que ces hommes là me lassent au bout de quelques rendez-vous... Même plus la peine de consommer, passé la curiosité, je me détourne sans regret...

 Pourtant des regrets j'en ai, dans ces moments où je me demande si je trouverai un jour quelqu'un qui me passionnera, dans ces moments là, je repense à ceux que j'ai aimé, qui m'ont fait pleurer tellement je me sentais attachée à eux : un idéaliste mystique devenu aujourd'hui un militaire désabusé ; un acrobate sexy et passionné, un sportif sauvage toujours prêt pour l'aventure (mais pas avec moi)... Tous à des années lumières de mes goûts, de mes aspirations, avec qui j'ai rarement pu partager mes rêves... Mais il m'arrive encore parfois de rêver du passé, de ce qui aurait pu être, de ce qui pourrait arriver...

Candidat suivant ?

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Mercredi 5 novembre 2008
- Par Lilitociel et Pandora - Publié dans : Melancholia (Monsieur T.)
"Sinon toi, ça va ?" voilà ce que ma mère m'a sorti ce soir, après un long monologue sur les malheurs de notre vie commune. Je ne lui en veux pas, elle n'est pas particulièrement heureuse, et il semble que je sois encore ce qui va le mieux dans sa vie. Seulement, là, ce soir je n'ai pas eu envie de lui répondre.

Parce que ces derniers temps, je sers les dents, je fais comme si de rien, je fait la fête, je souris à tout le monde, je rend mes devoirs à la fac, je rempli mon frigo... mais le coeur n'y est pas.

Si je me lance à expliquer comment je vais, je vais craquer, et me lamenter sur moi-même, et ça je ne le veux pas.

Parce que depuis la rentrée :
-  mon père mort me manque,
- ma mère est vieille et épuisée,
-  ma soeur perd les pédales et s'est fait hospitaliser,
- ma meilleure amie vit dans un autre pays,
- je n'ai pas d'autres véritables amies,
- je passe mes journées à la fac dans la crainte de ne pas avoir mon concours,
- je n'ai pas de mec,
- je n'ai même pas envie d'avoir une vie sexuelle,
-mes ex me détestent,
- et parmi les deux seuls hommes qui trouvent grce à mes yeux et auxquels je pense souvent, il y a un mec fiancé qui est tres heureux avec sa copine parfaite, et Monsieur T. avec qui je n'ai aucun point commun et qui vit à l'autre bout du monde.

Donc voilà, ma vie craint, et je l'assume. Autant vous dire que quand je croise des anciens amis sur Facebook qui sont mariés, ou fiancés, avec des enfants et qu'ils me plaignent quand il apprennent que je suis célibataire, je n'est qu'une envie c'est d'hiberner...

Decidemment, mon année 2008 merdique n'est pas terminée... Personne n'a eu une année aussi horrible que la mienne, sauf les petits gamins du Darfour, et encore, eux, ils n'ont pas raté le CAPES !

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Lundi 13 octobre 2008
- Par Lilitociel - Publié dans : Spleen

Cela fait maintenant trois semaines que je vis à Vérone et pour le moment, malgré quelques flirts avec des Italiens plutot charmants, je vous assure que petites vénardes de Françaises que vous etes, vous n'avez absolument rien à regretter.

Oui oui, c'est vrai que les italiens sont charmants. Ils sont très avenants, assez drageurs et surtout ils ne laissent pas le temps de souffler. Ce qui fait qu'on se retrouve en moins de temps qu'il n'en faut pour dire "ouf" entrain de se faire des calins dans un petit coin sombre. Je vous vois déjà entrain de vous demander ce que je reproche aux males italiens... je vais vous avouer quelque chose, je ne leur reproche rien, si ce n'est de ne pas etre Lui.

Lui, cela fait un peu plus de 4 ans que je le connais, peut etre devrais-je dire "connaissais" puisque cela fait maintenant parti du passé: Il m'a toujours rendue complètement folle simplement parce que sous ses airs de brute, il est probablement plus sensible et torturé que n'importe qui d'autre. Lui, il m'a rendue heureuse et folle de rage, il m'a laissée résignée ou combative... il était celui qui me correspondait le mieux, et aussi celui qui savait si bien faire comprendre que je ne comptais pas pour lui.


J'ai betement passé une dernière soirée avec lui avant mon départ, alors que cela faisait plusieurs mois que je ne l'avais pas vu. Une soirée qui avait pour but de me changer les idées, de me divertir un peu et puis aussi de faire le plein d'orgasmes avant mon départ. L'objectif de la soirée a été parfaitement atteind.

Pourtant, je n'avais pas pensé une seule seconde que cette soirée puisse avoir de conséquence facheuse. Juste des calins, du blabla, et puis on passe à autre chose. Je le connais suffisament bien pour savoir que je ne peux rien à attendre de lui. Toutefois, nous constaterons que l'esprit féminin peut parfois etre un peu taquin, et quand il ne trouve pas d'objet suscitant le désir à proximité, il a une tendance à aller le chercher dans le passé... et si possible dans le passé proche.

Le résultat de cette opération douteuse, c'est que moi, maintenant, je me retrouve à idéaliser un homme qui, meme s'il m'a toujours fasciné, ne doit probablement pas se rendre compte de mon absence. La preuve est que je lui ai envoyé un mail auquel il n'a pas jugé bon de répondre. Alors qu'il me manque, il doit probablement se souvenir vaguement de mon prénom. Cette soirée était pourtant classique pour les gens normaux, un diner, une discussion, l'amour, deux fois... mais voyez-vous, avec lui, c'était la première fois qu'on passait un moment à peu près normal.

Alors aujourd'hui, mon problème est que j'ai du mal à me faire à l'idée qu'il est sorti de ma vie, simplement parce que je reste persuadée que si il l'avait voulu, on aurait pu se rendre heureux tous les deux. 


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Mardi 7 octobre 2008
- Par Lilitociel - Publié dans : En vrai...

 

 

Toi qui me connais mieux que moi-même, toi qui accepte mes défauts avec humour et indulgence, toi qui d’un seul sourire efface tous mes chagrins, toi qui d’un seul regard sait me faire rire aux éclats… comment ai-je pu imaginer une seule seconde que vivre loin de toi pourrait se faire sans douleur ?


Moi aussi je le dis, non sans mal, non sans larmes : tu me manques. Je ressens ce manque à chaque minute, un manque qui me coupe la respiration, me noue la gorge et l’estomac, me glace le sang et m’empêche de penser. A chaque nouvelle chose que je fais, que je vois, que je découvre... je ressens l’envie de te la faire partager mais aussitôt l’évidence de ton absence refait surface.

 

J’ai pensé à rentrer, je me suis demandé si je n’avais pas fait une erreur en partant. Peut être que tout ce que je devais apprendre de cet exil c’était que je ne peux pas vivre loin de toi, que sans tes encouragements je ne vaux plus grand-chose et que ma volonté n’existe plus si tu n’es pas à mes côtés pour me l’insuffler.

 

Je te connais si bien que je sais toute l’aversion que tu aurais pour quelqu’un qui voudrait faire marche arrière. Je connais aussi le regard que tu me porterais si je ne vivais pas cette expérience entièrement, les reproches mérités que tu me ferais si je revenais avec des regrets. Je ne supporterais pas de te décevoir. 


 

Alors pour que je reste cette sœur qui a le sens du défi et qui te rend fier chaque jour, je vais serrer les dents et ravaler mes larmes. Je vais la faire cette année en emportant des souvenirs pour deux, en réussissant avec brio tout ce qu'il m'est possible de faire loin de toi...


Ti amo


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Samedi 27 septembre 2008
- Par Pandora - Publié dans : De l'amour...
                     6 mois de célibat, 3 mois d'abstinence, et un gros manque affectif, ça peut créer un gros desordre émotionnel. En clair, ça se traduit pour moi par une obsession pour la gent masculine, et c'est particulièrement difficile à gérer quand on a décidé de passer un an à se concentrer sur les études...

Pour vous faire part de certains symptomes, il me suffit de voir deux personnes s'embrasser à la télé pour me sentir toute fretillante, mais quand j'ai l'occasion de passer à la pratique, aucun homme ne me plait suffisamment... A part bien évidemment, mes coups de coeur virtuels, ceux qui n'auront jamais aucune chance de se concretiser.

D'abord, il y a celui qui vit à l'autre bout de la terre, dont je conserve tous les texto, et dont j'attend deseperement des nouvelles, alors qu'il serait temps de l'effacer de ma mémoire emotionnelle. Mais ça, ce n'est pas nouveau, ça fait 3 ans que ça dure !



                 Et puis il y en a un, dont je n'est jamais parlé ici, mais qui est étrangement resté dans mes souvenirs. Ce garçon, je l'ai aperçu dans un amphi de la Sorbonne il y a deux ans, lors de ma première année de prépa. Quand je l'ai vu, je suis restée les yeux fixés sur lui, avec etonnement. Je me suis dit, en toute objectivité, sans rien connaitre de lui, "je n'est jamais vu un jeune homme aussi beau". Des traits d'une grande finesse, des yeux d'un bleu pur, une bouche poétique, des cheveux legerement poivre et sel malgré la jeunesse de son visage, et surtout, une grande discrétion...

Alors pendant un an, quand mon esprit trop superficiel décrochait du discours savant de mes professeurs d'histoire, je le cherchais du regard parmi les bancs de l'hemycycle, et quand je le trouvais, son air serieux et doux m'apaisait.



                                     A la rentrée suivante, mon visage s'est éclairé quand, à la réunion de géographie, je l'ai vu installé au second étage de l'amphi. Et dans la foule d'étudiants, c'est lui que j'ai observé en me rejouissant de pouvoir passer une année de plus à le dévorer des yeux...

Nous n'avons eu qu'un seul échange : un jour, au mois d'octobre, je suis sortie avant la fin d'un cours d'histoire antique, et dans ma précipitation, je lui ai écrasé le pied avec mon talon aiguille. Avant même que je n'ai eu le temps de m'excuser, avec une infini douceur, il m'a dit, dans les yeux " oh, excuse moi, je ne t'ai pas fait mal ? ". J'étais tellement étonnée qu'il s'excuse que je n'ai pu bredouiller qu'un "non, c'est moi, pardon" avant de partir, toute rouge... Ce garçon que je ne connaissais pas est devenu une sorte d'homme idéal inaccessible, tellement parfait, qu'il était capable de s'excuser quand on lui marchait dessus...


                        Après cela j'ai malheureusement fait la plus grosse erreur de ma vie, je me suis lancée dans une relation avec un menteur qui n'avait comme mérite que de n'être plus entreprenant que le mysterieux garçon de l'amphi... Pendant que je sortais avec cet imposteur d' "homme miroir" j'ai commencé à sentir sur moi le regard de celui que j'avais surnommé "Mr X",  faute de connaitre son prénom.                                                                                                  J'en étais toute émue, toute fière, mais mon copain a finit par le sentir aussi. Je me rappelle d'un jour où la dentelle de mon bas dépassait de ma courte jupe et que Mr X me fixait dans l'amphi, et mon copain la regardé méchamment comme pour dire "ne matte pas ma copine". A partir de ce jour, S.  a décidé de montrer à tous que j'étais à lui, et a pris plaisir à m'embrasser en plein amphi, à me tenir par la main dans la rue. Si j'ai cru sentir le regard décu de Mr X, je n'ai jamais pu le lui rendre, par loyauté envers mon copain, mais aussi avec grand regret.

Et puis à partir de janvier, je ne suis plus venue à la fac, à cause de mes malheurs avec S. Je n'ai revu Monsieur X qu'en avril, à la maison des Examens pour les écrits de l'Agregation, alors que j'étais désormais célibataire, et qu'il m'avait sans doute oublié.

Chaque matin, avant les epreuves je le cherchais du regard, je le trouvais parfois, mais je ne l'ai jamais approché... Une fois après une epreuve, alors que nous étions sortis en avance, je l'ai vu, j'ai hésité à venir lui parler mais un de ses ami est arrivé, et ça ne s'est pas fait. Après tout, mis à part quelques regards échangés, nous ne nous connaissions pas...


Ce fut la dernière fois où je l'ai vu, et j'ai esperé depuis, qu'il n'ait pas eu ses concours et qu'il tente à nouveau la prépa... Sans trop y croire. Et en effet, c'est en vain que je l'ai cherché dans les amphis bondés de nouveaux concurrents aux réunions de rentrée ces derniers jours.



                          Hier par hasard, j'ai vu qu'il faisait parti des amis facebook d'une de mes copine de fac, alors, sur un coup de tête,  je lui ai envoyé une demande d'ami facebook. C'est de cette façon que j'ai pu connaître son nom, son prénom (tres atypique par ailleurs), que j'ai pu explorer sa liste d'ami. En tapant son nom sur google j'ai appris qu'il avait obtenu son capes, au 455è rang. Il ne reviendra donc pas sur les bancs de la Sorbonne.

                           Vous allez me trouver folle mais je sais aussi ( par le site des pages blanches) qu'il habite le 12ème arrondissement, à 6 stations de métro de chez moi... En composant le numéro de fixe indiqué (en numéro caché bien sur) je suis tombée sur... la voix d'une fille.              
                          Alors, soit il vit en couple, soit il a déménagé et la locataire qui l'a remplacé va se croire harcelée. Dans les deux cas, je ne reverrais jamais E. (plus aucune raison de l'appeler Mr X desormais) qui a pu être muté n'importe où en France, qui est sans doute en couple, et se demandera pourquoi une nana de la fac à qui il n'a jamais parlé lui demande d'être son amie sur facebook. Et comme tout garçon équilibré qu'il est (voilà un point qui nous sépare) il ignorera ma requete...



Qui a dit que ma vie sentimentale était desespérante ?

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Vendredi 25 juillet 2008
- Par Lilitociel - Publié dans : Putains de Princes Charmants

Cela fait quelque temps que je n'ai pas écrit sur le blog, effectivement, j'ai peu de temps à lui consacrer et j'en suis réellement navrée... on reprendra notre relation fusionnelle à la rentrée. En attendant la rentrée, il faut que je profite de mes derniers moments face aux mâles français... et je dois vous avouer, qu'ils font preuve de beaucoup d'imagination pour me convaincre de ne pas partir en Italie.

Je suis récemment tombée sur un homme qui a su me comprendre, me surprendre et réussir à m'apprivoiser. Je ne sais pas comment il a réussi ce tour de passe-passe, mais le résultat est que malgré toutes mes objections, il est tout de même parvenu à me séduire.

Lui, c’est un homme qui est aux antipodes de moi, il ne correspond en rien à ce que je recherche. Il a déjà un enfant, il a une vie bien plus compliquée que la mienne, il n’a pas les mêmes centres d’intérêts que moi… mais j’y peux rien, il a quelque chose qui m’empêche de lui dire non. Et, si les hommes devaient prendre exemple sur quelque ou prendre des cours de drague, cet homme serait le professeur idéal.



Pour vous résumer sa méthode en quelques étapes clés :

1.      Montrer votre intérêt pour la demoiselle

Rien ne sert de tourner autour du pot pendant des jours, vous avez flashé sur elle. Alors au lieu de jouer au mec timoré qui n'ose pas réellement se mettre en avant, et pour éviter de prendre la place du confident ou du bon copain, montrez lui tout de suite qu’elle vous plait. Faites lui des compliments, même si cela la gène un peu, dites lui qu’elle est unique, différente, intrigante, drôle… bref, faites lui comprendre sans détour qu’elle vous plait. Elle sera satisfaite de votre arrogance...

2.      Affirmez votre caractère

Une fois qu’elle a compris que vous étiez intéressé, vous pouvez à présent faire preuve d’autorité. Pensez à lui dire « non » à un moment ou un autre, faites lui une petite remarque désobligeante, bref, essayez de lui faire comprendre qu’avec vous rien n’est réellement acquis, et que, même si vous êtes le chasseur, vous tenez à avoir une proie à la hauteur de vous espérances. Elle comprendra alors que même si elle vous plait... vous êtes un "adversaire" à sa hauteur. Cela aura le mérite de l’intriguer, et de la pousser à entrer dans le jeu. En effet, si vous êtes à ses pieds vous perdez immédiatement tout intérêt. 


       3.     
Soyez un véritable gentleman

Faire preuve de caractère ne veut pas dire que vous devez devenir le dernier des connards. Vous devrez donc apprendre à manier à la fois la carotte et le bâton, souffler le chaud et le froid. Je pense que c’est le point le plus délicat de la séduction, simplement parce que les hommes ont une tendance à être excessif en tout. Là, il s’agira donc de trouver le juste équilibre : arriver à lui proposer une invitation au restaurant sans donner l'impression de la supplier, montrer que vous lui faites confiance mais garder vos distances,  lui faire comprendre ce que vous attendez d’elle sans aller le chercher.

4.      Montrez-vous patient

Si vous avez bien gérer votre étape 3, cette étape vous semblera inutile, et pourtant elle est primordiale. Ce n’est pas parce que vous avez réussi à éveiller son attention qu’une femme va forcément vous céder. En effet, je fais partie de ces femmes qui, une fois qu’elles ont rejoint leur appartement, finissent par se demander « est-ce que je veux vraiment de lui ? ». Pendant qu’une femme pèse le pour et le contre d’une relation, ce n’est pas du tout le moment de se montrer insistant… au risque de la faire fuir. Prenez donc votre mal en patience, oubliez son numéro pendant quelques jours, et allez boire du whisky avec vos amis…

5.      Mettez-la au pied du mur.

Une fois que vous aurez patienté quelques jours, le temps qu’elle sache si veut réellement de vous ou pas, allez la voir, et dites lui clairement « tu veux ou tu veux pas ? ». Vous lui couperez l'herbe sous le pied, et cette simple prise de position vous mettra obligatoirement en position de force. En effet, alors qu’elle pensait pouvoir continuer à jouer avec vous pendant des semaines, c’est vous qui reprenez les choses en mains, votre place d’homme décisionnaire. Et là, à sa grande surprise, c’est à nouveau un homme qu’elle retrouve, un pur et dur qui sait ce qu’il veut… Et si cette femme a un peu de jugeote, elle vous tombera dans les bras sans aucune résistance.


 

Ces quelques étapes, je les aie découvertes auprès d’un homme qui  ne me plaisait au premier abord. Et pourtant, c’est avec lui que je passe mes nuits à présent… et je ne regrette pas. Simplement parce qu’il a réussi à me mettre à l’aise, il ne m’a pas laissé fuir comme je le fais habituellement, il n’a pas non plus tenté de m’emprisonner… Il a tout simplement su comment m’apprivoiser... ce qui n'était pas gagné d'avance.


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Mercredi 9 juillet 2008
- Par Pandora - Publié dans : Un peu d'humour...
Ces derniers jours, les emissions télévisées sont sources d'interrogations métaphysique pour moi.

Mon rythme de travail ne me permet de regarder le petit écran qu'à des heures tardives, et je suis souvent amenée à zapper sur les programmes de télé-réalités tel que "secret story"  ou "l'île de la tentation".

Si une fille comme moi, ayant pourtant de nombreuses années d'études littéraires derrière elle, trouve un interet quelconque à perdre quelques minutes de sa vie à regarder de pauvres couples connaître l'humiliation publique dans l'espoir de connaitre leur jour de gloire, c'est que le monde est mal barré.

Je ne crois pas être particulièrement voyeuriste, seulement voilà, les groupes de production tel qu'endemol joue sur la corde sensible, sur le point faible des petits occidentaux blasés de tout, ceux qui trouvent leur vie fade et rêvent d'aventure...

Ces gens là prennent plaisir à voir des paumés de vingt ans jouer à touche pipi sous la couette devant des caméra. Ils jouissent de pouvoir débusquer les faux couple de vrais amoureux et les vrais couples qui se cachent d'en être. Ils exultent quand un couple, venu tester sa fidélité sur une île peuplée de nymphes siliconées et d'apollons réunissant 2 neurones à eux tous, eclate au bout de quelques heures parceque madame s'est dit que quitte à passer pour une garce, autant le faire devant plusieurs millions de téléspectateurs...

Mais pourquoi donc ces programmes à rabais sucittent-ils tant d'exaltation ? Parce que la nature humaine est formée de vices tels que la curiosité, le gout du scandale, et le plaisir de voir les autres souffrir.

C'est bien naturel voyons, quand on passe 8h par jour devant un bureau, 2h dans les transports, qu'on ne mange plus que des plats surgelés, qu'on ne baise plus avec son conjoint par flemardise, la moindre des choses c'est de suivre la vie de cobayes enfermés dans une maisons préfabriquée, ou sur une île exotique, et de suivre chacune de leurs disputes ou de leur coucherie.

Pour peu que l'on rêve un peu d'aventure, on regarde des candidats affamés se nourir de vers et chopper des maladies tropicales dans l'espoir de gagner le gros lot et de soi-disant "vivre une aventure humaine".

Ces gouts là mesdames, messieurs, refletent le mode de vie d'une société gangrénée par la fiction, dont les membres préfèrent vivrent par procuration plutot que de tenter de vivre de vraies aventures, celles de leur propre vies...

Soyons réalistes : préferez vous passer vos vacances à voyager et profiter de vos rares moments de détentes ou vous faire enfermer par TF1 pour que tout le monde puisse observer vos ébats, vos émotions, et votre petite culotte ?
Si vous aviez une relation depuis plusieurs années avec quelqu'un que vous aimez, opteriez-vous pour un sejour en amoureux, ou pour escapade tout frais payés vers l'enfer de la jalousie et de la trahison ?

Pour ma part, je préfère rester une anonyme qui vit sa vie de façon banale mais réelle, et le jour ou je me ferais plaquer ou quand j'aurais pris 1 kilo, l'evenement ne fera pas la une des journaux... Honnetement quitte à passer pour une conne, autant le faire devant le moins de monde possible, non ?

Sur ces bonnes paroles je vous laisse, il parait qu'il y a des rediff de "la vraie vie d'Eve Angeli" sur le cable...

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Mercredi 2 juillet 2008
- Par Lilitociel

Ingrid Bétancourt, enfin libre. Je n'ai jamais imaginé que je pourrais écrire ces quelques mots. Enfin libre !  C'est un profond soulagement, une sorte de cadeau qui nous est offert, une happy end à laquel personne ne croyait plus.

Nous pouvons tous saluer l'efficacité des hommes politiques, des comités de soutien, des artistes, des célébrités mais aussi des milliers d'anonymes qui se sont mobilisés pendant toutes ces années pour qu'enfin Ingrid puisse regagner la liberté.

C'est un réel message d'espoir pour toutes les personnes qui se battent chaque jour pour un monde plus juste, ceux qui défendent les causes qui semblent perdues, ceux qui envisagent de baisser les bras.


Je fais le voeux que le combat de cette femme, sa force de caractère et sa détermination soient un modèle pour chacun d'entre nous.


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Dimanche 29 juin 2008
- Par Lilitociel et Pandora - Publié dans : Melancholia (Monsieur T.)


Hier, il m'est arrivé quelque chose d'incongru. Alors, puisque ma voix de fille blasée s'est tue depuis quelques temps sur ce blog, je m'en vais vous la raconter...


Hier, j'ai reçu le coup de fil d'un homme qui a beaucoup compté pour moi. C'est celui à qui sont dediés tout les articles des premiers mois de ce blog. Ils sont souvent accusateurs, mélancoliques, parfois désespérés, parce que j'étais blessée de me sentir rejetée par lui, je ne comprenais pas ses raisons.

Près de deux ans apres la relation particuliere qu'on a fugacement partagé, la boucle est bouclée. Monsieur T., professeur de son état, quitte la capitale pour vivre de nouvelles aventures en Guyane Française. Et la veille de son départ, il a pensé à moi, il s'est dit que l'on pourrait se voir une dernière fois, pour se dire aurevoir. Et il a tres bien fait.


Ce fut l'occasion, pendant quelques heures, écumant les bars parisiens, de nous raconter l'évolution de nos vies, nos projets, nos expériences... Et je crois que c'est finalement les meilleurs moments que j'ai passé avec lui. Apres un an sans se voir, nous avons changé, évidemment.

Il n'y a plus aucune provocation dans nos dialogues, par de critique acerbe, pas d'ambiguité sur le désir que l'autre pourrait éprouver. Je crois qu'il ne me considère plus comme une gamine prétentieuse, mais comme une femme en devenir, consciente de ses limites.

Et moi je n'ai plus rien à lui reprocher. Sa maladresse venait des mon attitude calculée et provocatrice. Je voulais lui prouver que j'avais tout pour lui plaire, je m'y suis particulièrement mal pris. J'ai l'excuse de la jeunesse...


Beaucoup de choses ont changé depuis. Il est le premier homme à m'avoir resisté. Après lui, je me suis lancée dans une vie sentimentale chaotique, j'ai enchainé les relations dénuées de sentiments, j'ai appris à detester les faiblesses lubriques des hommes... J'ai tout simplement emprunté la mauvaise voie.
J'ai oublié quelles étaient mes priorités, je suis devenue individualiste, superficielle, je consommais les gens qui pouvaient m'être utiles, je m'efforcais de ne rien ressentir, d'avoir l'air forte et indépendante. Heureusement, ces derniers mois m'ont appris qu'il vaut mieux profiter de la vie et ouvrir son coeur au autres....


Alors hier, Monsieur T. et moi, on s'est parlé en toute simplicité, et je crois que je n'ai jamais été aussi naturelle avec un homme. Je n'ai plus rien à prouver, je suis une fille bien dans ma peau maintenant, j'ai la vie devant moi, alors j'en profite avant qu'elle ne m'échappe.

Je n'ai pas pris la peine de lui expliquer combien j'avais été touchée par les rapports complexes qu'on a entretenu, parce qu'il n'est pas responsable de la peine que j'ai eue. Il a toujours été honnete avec moi, et il avait raison de trouver que notre différence d'âge nous séparait, nos caractères aussi.


Si seulement il savait combien j'ai pleuré en pensant à lui...

Si seulement il savait qu'ils sont nombreux ceux qui ont essayé, en vain, de me le faire oublier.

Si seulement il savait que depuis que j'ai fait sa connaissance, j'esperais souvent le croiser dans le quartier où il habite, celui où il enseigne, ceux où il sort...

Si seulement il savait qu'hier, quand on s'est quitté vers 2h du mat, j'étais ravie de cette soirée, mais quand même un peu triste de savoir qu'on ne se reverrait plus, qu'il n'y aura plus d'occasion de se croiser sur Paris...

Apres tout, c'est n'est pas si important qu'il le sache.
Ce qui est important, c'est que je lui souhaite tout le bonheur qu'il mérite, que j'admire un peu son sens de l'aventure, son calme, son naturel.
Ce qui est important, c'est que je n'ai plus de regrets au sujet de cette relation, et que je ne lui en veux plus du tout.



Finalement, ces quelques heures passées avec lui m'ont fait un bien fou.
En lui racontant ma vie, j'ai pris conscience que j'ai une chance inouie : celle de faire ce que j'aime, dans mes études, dans mon boulot, de rencontrer des personnes passionantes, d'avoir un tempéramment combattif et optimiste qui fait que je ne baisserai jamais les bras, même apres toutes les épreuves que j'ai traversé.
J'ai tellement accumulé les emmerdes depuis deux ans, que le bonheur est en marche, c'est certain.

La boucle est bouclée, donc. Je l'informerais sans doute le jour où je deviendrais enfin prof. Il me donnera peut-être de ses nouvelles, me racontera brièvement sa vie outre-mer. Et qui sait un jour, dans quelques années, nos chemins seront peut-être amenés à se  croiser à nouveau...

Après tout, il n'y a que les montagnes qui ne se croisent pas !


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Mercredi 11 juin 2008
- Par Lilitociel - Publié dans : Un peu d'humour...

Les vacances sont à présent loin derrière, et à mesure que mon bronzage part en lambeaux, la boite de pâtisseries tunisiennes diminue et la vie parisienne reprend le dessus. Et oui, je me rend compte que ma vie amoureuse est plutôt terne en ce moment, et je me demande s'il ne serait pas temps que je me trouve une nouvelle obsession parce que sinon je vais finir par oublier ce que c'est qu'avoir des petits papillons dans le ventre.
Qui est-ce qui a envie de passer les longues soirées d'été à regarder la télé sur son canapé ? Personne, nous sommes d'accord. Rien n'est plus triste que de passer ses journées à accumuler des heures de boulot sans avoir quelqu'un sur qui se défouler la nuit. Il faut donc que je réfléchisse à ce que je vais bien pouvoir faire de mon été.


Alors on va faire le tour des possibilités qui s'offrent à moi en ce moment. 

Bon plan n°1 : Passez les trois mois qui me séparent de l'Italie a occuper quelques soirées avec l'un ou l'autre de mes adeptes des relations sans implication... Pratique, facile, pas trop engageant... mais pas folichon non plus. C'est LA solution de facilité parce que je sais ou je mets les pieds, passer trois ou quatre soirées par mois à écouter les malheurs d'un étalon en puissance qui au moment de passer à l'acte sera soit trop fatigué, soit pas assez rapide, soit ennuyant. Rien que l'idée de savoir avant même de passer la porte comment va se dérouler ma soirée me déprime.

Bon plan n°2 : Dégotter un petit nouveau... C'est un peu plus délicat, parce que si je rencontre quelqu'un et qu'il apprend que je pars dans trois mois, Monsieur va forcément me voir comme une occupation d'un soir. Mais, c'est vrai que j'ai vu un petit nouveau à mon boulot qui pourrait bien faire l'objet d'une occupation saine et distrayante. Et puis l'été c'est la saison où tout le monde se lance dans des relations "coqueliquots", jolies mais éphémères. Donc sur les dizaines de milliers de célibataires de Paris, il doit bien y en avoir un ou deux qui puisse susciter mon attention, j'espère.


Bon plan n°3 : Continuer à fantasmer sur un de mes amis qui a tout du mec parfait. Sexy, gentil, intelligent, ouvert, et ambitieux... et un gigantesque défaut, c'est un ami. Avec l'expérience, j'ai appris qu'il ne faut jamais, j'ai bien dit JAMAIS sortir avec un ami parce que l'on peut être certains que cela va provoquer une apocalypse dans ma vie sociale déjà chaotique. Alors, même si une très belle histoire me tenterait énormément avec Mister, ça ne vaut pas la peine de risquer de tout foutre en l'air pour trois mois... il faudra que je patiente jusqu'à mon retour.


Bon plan n°4 : Penser à l'abstinence. D'habitude, à chaque fois que je commence à penser à me priver de galipettes, il se produit toujours un évènement qui m'en empèche... Pour détourner une citation du Coeur des hommes 2, "Je n'ai pas réussi à m'arrêter de fumer, je ne pense pas pouvoir arrêter de baiser". Mais, faute de mieux, je vais peut être me faire une raison et passer tout simplement mes soirées à lire, écouter du jazz en buvant de la vodka et peut être aussi à dormir...


Hummm... Je sens que l'été va être super passionnant.


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Lundi 9 juin 2008
- Par Lilitociel et Pandora - Publié dans : Du plaisir...

J'ai trouvé un coin de paradis sur terre : Djerba.

Pour faire court... J'aurais souhaité rester là bas, travailler dans un ranch l'été et récolter les olives l'hiver... manger des brochettes et du poisson avec du harissa tous les jours, me mettre sous l'ombre d'un palmier avec un livre, et profiter d'un beau coucher de soleil.  C'est cette vie là que j'aurais du avoir, je ne suis vraiment pas faite pour vivre sous terre dans le métro...


Pendant une semaine, nous n'avons pensé à rien si ce n'est se faire plaisir. Sport, lecture, restaurants, danse... Que des rencontres passionnantes, des gens fabuleux et d'une simplicité rare.
Je suis certaine que cela va vous étonner, pendant cette semaine nous avons complètement oublier la vie parisienne qui est si compliquée.

Je vous assure... Le soleil, la mer, la nature, les chevaux sont le meilleur remède aux inquiétudes.



Voici les photos promises

 

 


 


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Vendredi 30 mai 2008
- Par Lilitociel et Pandora - Publié dans : Un peu d'humour...

 
Etudiantes studieuses toutes les deux, travaillant à mi-temps pour payer nos loyers respectifs, passant notre temps dans une ville passionnante mais absolument pas reposante... je pense que nous avons besoin d'un break.

Après tout, une année de dur labeur nous donne bien le droit à vacances méritées.


Les partiels sont finis, il fait un temps de merde en France, alors je vous avoue que j'éprouve un plaisir non dissimulé à partir une semaine au soleil sur des plages de sable chaud.

Au programme : Plage, sport, visites en tout genre... 

Plus aucun problème de cours, de boulot, d'argent et surtout de mec... une semaine entière sans penser à eux. Vous imaginez ? Non, je suis pas bien sure que vous vous rendiez compte du bonheur que je peux ressentir à l'idée de monter dans l'avion en laissant toutes les petites tracasseries parisiennes au sol ! 

Hummm ! C'en est presque orgasmique. C'est vrai, après tout, je passe la plupart de mon temps à oublier mes soucis quotidiens dans les bras d'un homme, et le reste du temps à oublier mes soucis avec les hommes en me plongeant dans le travail.


Et là, pendant une semaine... ni quotidien irritant, ni ragots médisants, ni mec hésitant... Juste la plage, et des amis... Je sens que ces vacances vont vraiment nous faire du bien.





Au fait, on lance un concours : S'il y a beaucoup de commentaires sur cet article complètement ininterressant, on publiera des photos de nos vacances. 
 


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Jeudi 22 mai 2008
- Par Lilitociel - Publié dans : De l'amour...

Voilà un concentré de mes pensées de ces derniers jours, bien évidemment entrecoupées par mes partiels :

"Je le déteste. Je l'aime à en devenir folle. Proust était inspiré phénoménologie. Je le veux rien que pour moi. Je veux qu'il souffre. Il n'a qu'à rester dans son coin à se lamenter. Woolf, c'est les flux de conscience. Pourquoi il ne m'appelle pas ? De toute façon je ne décrocherai pas. Camus, La Peste, importance de la révolte contre l'absurde. Pourquoi mon téléphone ne sonne pas. Il m'a oublié. Je le déteste. Il me manque. Utilisation des pronoms personnels régime atones en français médiéval. Je vis très bien sans lui. Je ne lui parlerai plus jamais, c'est fini. Pourquoi il ne m'appelle pas ??? "


Vous n'avez rien suivit ? Ne vous inquiétez pas, j'ai passé 15 jours à tenter de comprendre ce qu'il pouvait bien se passer dans mon cerveau en surchauffe. Mises à part les réflexions sur Proust, Camus, Woolf ou Guillaume de Lorris avec lesquelles j'arrive encore à me battre, j'ai eu la désagréable sensation de ne rien maîtriser de ce qui pouvait se passer dans mon coeur.


Je reproche souvent aux gens qui m'entourent, aux hommes que je rencontre de ne pas savoir ce qu'ils veulent. Ils viennent se plaindre auprès de moi parce qu'ils ne sont pas heureux, parce que leur compagne est constamment sur leur dos. Elles les étouffent et, auprès de moi ils retrouvent la liberté et la fantaisie à laquelle ils aspirent. Le dernier en date est celui qui me fait le plus mal.
 
 
Après avoir passé une nuit entière à se plaindre de sa vie si incomplète, à m'entendre lui dire des paroles rassurantes sur ce qu'il est et ce qu'il peut encore devenir, à lui dire que tout est possible s'il le souhaite ardemment et que sa seule limite c'est celle qu'il s'invente, il rentre gentillement auprès de sa belle.
 
Comme cela doit être réconfortant de passer une soirée sans être contredit, sans être mis en péril, à voir dans mes yeux de l'amour et rien que cela. Il n'a aucune contrainte avec moi, pas d'impératif si ce n'est apprécier simplement le temps passé ensemble. Pourtant, malgré tout cela, il rentre inévitablement, et passe simplement à autre chose. Jusqu'à la prochaine fois où il aura besoin d'une bouffée d'air... alors, il se souviendra comme par magie de mon existence, il présentera ses excuse si jamais je lui en demande, et moi, je les accepterai parce que je ne vois pas quoi faire d'autre, et il passera à nouveau une soirée réconfortante.

Cette vie est bien facile pour lui. Après tout, je ne suis pas une de ces filles qui laisse une pince à cheveux chez lui afin que son officielle ait des doutes, je ne suis pas celle qui harcèle de messages jusqu'à ce que j'ai une réponse. Si elle venait à m'appeler, je mentirais pour le protéger, je nierais jusqu'à mon existence pour ne pas le mettre face à ses faiblesses. Je ne mettrais jamais en danger ce qu'il a construit, cette illusion qu'il se fait d'un bonheur entaché. Je ne tiens pas à être celle qui rendrait sa vie instable.


J'ai accepté cette situation pendant si longtemps que c'est presque devenu une habitude : ne jamais appeler, envoyer des textos seulement quand on est sure qu'il est seul, ne rien exiger, et profiter des moments dans ses bras... des règles qui sont devenues des évidences. Je trouvais aussi mon compte dans cette relation, j'ai tant soif de liberté que je pensais que c'était la seule façon d'avoir cette impression de ne pas être enfermée, même dans une cage dorée. Et puis, j'ai toujours eu cette sensation que quelque chose de mieux m'attend ailleurs. 


Pourtant, je ne supporte pas chez lui sa tendance à se contenter de ce qui ne le rend pas heureux.

Mais de mon côté, je me satisfais de cette situation qui ne fait pas mon bonheur. 


Alors, après avoir pensé à tout cela, j'ai compris que si je veux rester fidèle à mes idéaux, à moi-même, il faut que j'arrête de laisser filer ma vie entre mes mains, que j'agisse en fonction de mes rêves... Il va falloir que j'arrête cette relation, simplement parce que quand on veut être heureuse, on ne peut pas l'être qu'à moitié lors de quelques soirées volées.


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Lundi 12 mai 2008
- Par Lilitociel et Pandora - Publié dans : En vrai...

Cela fait un peu plus d'un an que nous tenons ce blog, et voilà que nous avons passé le 70 000e visiteur. Cela semble peut être peu à certains, mais pour nous, c'est assez faramineux. Si on enlève à ces visites les 10% de personnes qui nous connaissent et qui savent qu'on tient ce blog, il reste 90% de gens qui lisent la vie de deux étudiantes qu'ils n'ont jamais vues, et qui se reconnaissent un peu en elles.


Parmi ces 70 000 visiteurs, il y en a un certain nombre qui arrivent chez nous "par hasard", avec quelques clics aléatoires qui les ont amenés directement au coeur même de notre vie. Ils arrivent parfois par des chemins bien détournés et je me demande encore comment cela se fait que nous soyons référencées sur msn pour "collège internat en picardie" ou sur yahoo pour "peau des cuisses flasques et sport" (limite vexant) ou encore sur google pour "Marie Laforet nue". En règle générale, nous constatons que si l'on tape un mot et qu'on y ajoute "nue" les plus téméraires finiront par atterrir chez nous (ce qu'ils doivent être déçus!). 


Nous nous sommes souvent demandé qui étaient ces lecteurs qui en savent probablement plus sur notre propre vie que certains de nos proches. Est ce qu'on les croise dans le métro ? Est ce qu'ils habitent notre quartier ? Pire, est-ce qu'ils nous connaissent ?

C'est vrai ça, parmi ces 10% de lecteurs qui nous connaissent, y’a-t-il des exs, des actuels, des femmes trompées qui chercheraient à en savoir plus sur nous ? C'est tellement facile "Lilitociel Pandora blog" et hop... vous voilà au cœur de notre vie la plus personnelle. On n'a pas réellement clamé sur tous les toits de Paris que nous avions un blog, mais ce n'est pas un secret non plus...


Ces personnes qui ont pu chercher des informations ont souvent appris des choses qui ont eu de graves conséquences sur nos vies ou la leur… Alors qu’elle souffrait, Pandora a trahi la règle de l’anonymat, et elle a nommé celui qui la décevait de plus en plus dans « lettre à un homme lâche ». Elle a même nommé sa rivale, qui n’était au courant de rien… Mais un jour, la fameuse rivale est venue voir ce blog, et que c’est ainsi qu’elle a découvert que l’homme de sa vie la trompait depuis des mois, mais aussi combien Pandora avait souffert dans cette histoire. Elle a lu presque tous les articles en faisant des recoupages entre les dates de parution et les événements qu’elle vivait à cette époque avec son homme, et elle est tombée de haut, de très haut…


Lilitociel se demande parfois si la future femme de Mr X vient sur ce blog. Si oui, elle tient à lui dire qu’elle est profondément navrée du mal qu’elle a pu lui faire. A l’époque elle avait eu la malchance de tomber amoureuse de celui dont elle n’aurait pas du. Ses regrets n’effaceront rien, mais peut être que si Mme X passe par ici, cela lui fera du bien de savoir qu’elle regrette sincèrement de l’avoir blessée et qu’elle lui souhaite réellement d’être heureuse.


Il y a aussi un grand regret dans le cœur de Pandora, celui d’avoir écrit un « bulletin de notes » humiliant sur l’homme évoqué dans tous ses articles des premiers mois du blog, comme « l’eau qui coule des yeux »… Le souci c’est qu’un ami commun a lu ce bulletin de note, et a tout de suite considéré Pandora autrement, parce qu’elle s’en prenait bassement à son copain, simplement parce qu’elle était frustrée… Cet article lui a coûté une amitié et un travail qu’elle affectionnait beaucoup. Disons que c’est sa dernière erreur de gamine, et qu’elle lui a coûté cher…



Et puis parmi les hommes qui sont évoqués sur ce blog, certains sont venus le lire, beaucoup ne nous l’ont jamais dit… Ils ont pu être déçus d’apprendre ce que l’on pensait d’eux, agacés que l’on révèle leur petits travers, et parfois, quelques uns ont été attristés qu’on ne parle pas d’eux. Au lieu de traîner sur ce blog, ils auraient sans doute mieux fait de nous parler, plutôt que de chercher des informations ici, il aurait été bien plus simple de nous poser des questions… De plus, c'est franchement mal poli de lire un blog sans jamais prévenir les auteurs...

Enfin, il y a aussi ceux qui ne lisent pas ce blog mais qui devraient.


Décidément La vérité nue n’a jamais aussi bien porté son nom, même si parfois toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire…


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Jeudi 8 mai 2008
- Par Lilitociel - Publié dans : Question Existentielles

Quoi de plus fabuleux, de plus enthousiasmant, de plus excitant pour une jeune femme accro à la littérature, aux découvertes et à l'amour, que de passer une année universitaire à Vérone ? Il faut que je vous le dise, je pars l'année prochaine terminer ma licence à Vérone.

 

Savoir que je commence une nouvelle vie dans quelques mois réveille en moi mon côté névrosée-angoissée particulièrement prononcé. Comment vais-je faire pour tenir pendant un an loin de mon frère, mes amies, ma famille ? Est-ce que je suis réellement capable d'accomplir quelque chose sans le soutien de mes proches en permanence ? Comment vais-je faire pour comprendre mes cours alors qu'à l'heure d'aujourd'hui je ne parle pas un seul mot d'italien ? Vais-je m'en sortir financièrement ? etc...
 

Pourtant, ce n'est pas réellement cela qui m'inquiète. Je sais que ma famille et mes amis seront là à mon retour, je me dis qu'il faut simplement que je relève le défi, et que je me prouve à moi-même que je suis capable de faire quelque chose, de repousser mes horizons. Et pour l'italien, il suffit d'apprendre, c'est ce que je fais de mieux.

 

Il y a cet homme qui compte énormément pour moi. Et j'ai bien peur qu'en m'éloignant de lui, je le perdre définitivement.


Quand je l'ai rencontré, j'avais le « glorieux » titre de maîtresse officielle de X. J'ai eu un véritable coup de foudre. Lui aussi était déjà engagé avec quelqu'un, et l'ayant appris trop tard, je fus totalement incapable de m'éloigner de lui. Alors pendant 3 ans, j'ai continué à le voir, sans rien dire, et tentant de ne pas trop m'attacher à lui, puisqu’on n’avait aucun avenir. Puis, un jour, cette relation a pris fin parce que mon titre de maîtresse officielle de Mr X s'est transformé, et j'ai choisi d'aller vers celui qui devenait libre. Un choix complètement absurde avec le recul.

Quand ma relation avec X s'est terminée, j'ai coupé tout contact avec cette partie de ma vie. Une sorte de prise de conscience un peu tardive qu’il fallait que je passe à autre chose. Pourtant, il est revenu. Mon coup de foudre était là à nouveau, et j'ai replongé avec joie.

 


Aujourd’hui, je sais qu'en disparaissant de sa vie pendant un an, il m'oubliera. J’ai donc étudié toutes les possibilités, organisé des colloques avec mes conseillères sentimentales pour me préparer étant consciente de mon incapacité à exprimer mes sentiments. Je voulais juste lui dire que je veux qu'on essaye, que même si cette histoire semble compliquée, selon moi, elle en vaut la peine. 

 

Après 15 jours de stress, je passe la soirée avec lui, sure de moi. Je passe la soirée à refaire le monde avec lui, parler de son boulot, de la famille, des études. A chaque moment, j'entrouvrais la bouche prête à entamer mon petit laïus sur l’évolution des sentiments et la possibilité de surpasser les difficultés. Mais, à chaque fois, je me suis retrouvée complètement paralysée.  


Au moment de le quitter, j’ai paniqué et j’ai oublié tous mes beaux discours pour dire quelque chose de particulièrement ridicule. Une phrase du genre « si jamais ça ne va plus avec ta copine, penses à moi » à peine audible et dite au moment le plus inopportun. J’aurais préféré être foudroyée sur place que de dire quelque chose d’aussi banal, incompréhensible, et pathétique. C’est tellement loin de l’intensité de ce que je ressens que c’en est presque drôle. J’en étais tellement retournée, que je ne me souviens même plus de sa réponse, en admettant qu’il ait répondu.

 

Quoi qu’il en soit, il faudra que cette situation se clarifie, parce que je ne veux pas partir en ayant des regrets.

 


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