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Après plus de 6 ans d'une amitié passionnelle... voici notre premier enfant. Ce blog co-écrit par Pandora et Lilitociel est l'exutoire de nos pensées profondes, de nos expériences, bonnes et mauvaises, permettant de relativiser un peu ce qui peut arriver. Cynique, sarcastique, idéaliste, irréaliste... nous vous livrons nos réflexions sans fausse pudeur.

1. Rassurez vous, personne ne sera nommé, l'anonymat nous permettant une certaine liberté d'action.

2. Nous faisons part de notre propre expérience, utilisant à foison les généralisations, n'y voyez rien de personnel.

3. Jamais de politique : On en entend assez parler ailleurs.

4. Notre objectif est de nous éviter une thérapie bien trop onéreuse, et non de blesser qui que ce soit.



Cet espace est aussi un lieu de discussion et d'échange, nous vous invitons donc à réagir,  à nous montrer votre (dés)accord...


Nouveauté : Lili Tociel a fait son apparitition sur Facebook... n'hésitez pas à l'ajouter à vos contacts.

 
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Lundi 12 mai 2008
par Lilitociel et Pandora publié dans : En vrai...

Cela fait un peu plus d'un an que nous tenons ce blog, et voilà que nous avons passé le 70 000e visiteur. Cela semble peut être peu à certains, mais pour nous, c'est assez faramineux. Si on enlève à ces visites les 10% de personnes qui nous connaissent et qui savent qu'on tient ce blog, il reste 90% de gens qui lisent la vie de deux étudiantes qu'ils n'ont jamais vues, et qui se reconnaissent un peu en elles.


Parmi ces 70 000 visiteurs, il y en a un certain nombre qui arrivent chez nous "par hasard", avec quelques clics aléatoires qui les ont amenés directement au coeur même de notre vie. Ils arrivent parfois par des chemins bien détournés et je me demande encore comment cela se fait que nous soyons référencées sur msn pour "collège internat en picardie" ou sur yahoo pour "peau des cuisses flasques et sport" (limite vexant) ou encore sur google pour "Marie Laforet nue". En règle générale, nous constatons que si l'on tape un mot et qu'on y ajoute "nue" les plus téméraires finiront par atterrir chez nous (ce qu'ils doivent être déçus!). 


Nous nous sommes souvent demandé qui étaient ces lecteurs qui en savent probablement plus sur notre propre vie que certains de nos proches. Est ce qu'on les croise dans le métro ? Est ce qu'ils habitent notre quartier ? Pire, est-ce qu'ils nous connaissent ?

C'est vrai ça, parmi ces 10% de lecteurs qui nous connaissent, y’a-t-il des exs, des actuels, des femmes trompées qui chercheraient à en savoir plus sur nous ? C'est tellement facile "Lilitociel Pandora blog" et hop... vous voilà au cœur de notre vie la plus personnelle. On n'a pas réellement clamé sur tous les toits de Paris que nous avions un blog, mais ce n'est pas un secret non plus...


Ces personnes qui ont pu chercher des informations ont souvent appris des choses qui ont eu de graves conséquences sur nos vies ou la leur… Alors qu’elle souffrait, Pandora a trahi la règle de l’anonymat, et elle a nommé celui qui la décevait de plus en plus dans « lettre à un homme lâche ». Elle a même nommé sa rivale, qui n’était au courant de rien… Mais un jour, la fameuse rivale est venue voir ce blog, et que c’est ainsi qu’elle a découvert que l’homme de sa vie la trompait depuis des mois, mais aussi combien Pandora avait souffert dans cette histoire. Elle a lu presque tous les articles en faisant des recoupages entre les dates de parution et les événements qu’elle vivait à cette époque avec son homme, et elle est tombée de haut, de très haut…


Lilitociel se demande parfois si la future femme de Mr X vient sur ce blog. Si oui, elle tient à lui dire qu’elle est profondément navrée du mal qu’elle a pu lui faire. A l’époque elle avait eu la malchance de tomber amoureuse de celui dont elle n’aurait pas du. Ses regrets n’effaceront rien, mais peut être que si Mme X passe par ici, cela lui fera du bien de savoir qu’elle regrette sincèrement de l’avoir blessée et qu’elle lui souhaite réellement d’être heureuse.


Il y a aussi un grand regret dans le cœur de Pandora, celui d’avoir écrit un « bulletin de notes » humiliant sur l’homme évoqué dans tous ses articles des premiers mois du blog, comme « l’eau qui coule des yeux »… Le souci c’est qu’un ami commun a lu ce bulletin de note, et a tout de suite considéré Pandora autrement, parce qu’elle s’en prenait bassement à son copain, simplement parce qu’elle était frustrée… Cet article lui a coûté une amitié et un travail qu’elle affectionnait beaucoup. Disons que c’est sa dernière erreur de gamine, et qu’elle lui a coûté cher…



Et puis parmi les hommes qui sont évoqués sur ce blog, certains sont venus le lire, beaucoup ne nous l’ont jamais dit… Ils ont pu être déçus d’apprendre ce que l’on pensait d’eux, agacés que l’on révèle leur petits travers, et parfois, quelques uns ont été attristés qu’on ne parle pas d’eux. Au lieu de traîner sur ce blog, ils auraient sans doute mieux fait de nous parler, plutôt que de chercher des informations ici, il aurait été bien plus simple de nous poser des questions… De plus, c'est franchement mal poli de lire un blog sans jamais prévenir les auteurs...

Enfin, il y a aussi ceux qui ne lisent pas ce blog mais qui devraient.


Décidément La vérité nue n’a jamais aussi bien porté son nom, même si parfois toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire…


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Jeudi 8 mai 2008
par Lilitociel publié dans : Question Existentielles

Quoi de plus fabuleux, de plus enthousiasmant, de plus excitant pour une jeune femme accro à la littérature, aux découvertes et à l'amour, que de passer une année universitaire à Vérone ? Il faut que je vous le dise, je pars l'année prochaine terminer ma licence à Vérone.

 

Savoir que je commence une nouvelle vie dans quelques mois réveille en moi mon côté névrosée-angoissée particulièrement prononcé. Comment vais-je faire pour tenir pendant un an loin de mon frère, mes amies, ma famille ? Est-ce que je suis réellement capable d'accomplir quelque chose sans le soutien de mes proches en permanence ? Comment vais-je faire pour comprendre mes cours alors qu'à l'heure d'aujourd'hui je ne parle pas un seul mot d'italien ? Vais-je m'en sortir financièrement ? etc...
 

Pourtant, ce n'est pas réellement cela qui m'inquiète. Je sais que ma famille et mes amis seront là à mon retour, je me dis qu'il faut simplement que je relève le défi, et que je me prouve à moi-même que je suis capable de faire quelque chose, de repousser mes horizons. Et pour l'italien, il suffit d'apprendre, c'est ce que je fais de mieux.

 

Il y a cet homme qui compte énormément pour moi. Et j'ai bien peur qu'en m'éloignant de lui, je le perdre définitivement.


Quand je l'ai rencontré, j'avais le « glorieux » titre de maîtresse officielle de X. J'ai eu un véritable coup de foudre. Lui aussi était déjà engagé avec quelqu'un, et l'ayant appris trop tard, je fus totalement incapable de m'éloigner de lui. Alors pendant 3 ans, j'ai continué à le voir, sans rien dire, et tentant de ne pas trop m'attacher à lui, puisqu’on n’avait aucun avenir. Puis, un jour, cette relation a pris fin parce que mon titre de maîtresse officielle de Mr X s'est transformé, et j'ai choisi d'aller vers celui qui devenait libre. Un choix complètement absurde avec le recul.

Quand ma relation avec X s'est terminée, j'ai coupé tout contact avec cette partie de ma vie. Une sorte de prise de conscience un peu tardive qu’il fallait que je passe à autre chose. Pourtant, il est revenu. Mon coup de foudre était là à nouveau, et j'ai replongé avec joie.

 


Aujourd’hui, je sais qu'en disparaissant de sa vie pendant un an, il m'oubliera. J’ai donc étudié toutes les possibilités, organisé des colloques avec mes conseillères sentimentales pour me préparer étant consciente de mon incapacité à exprimer mes sentiments. Je voulais juste lui dire que je veux qu'on essaye, que même si cette histoire semble compliquée, selon moi, elle en vaut la peine. 

 

Après 15 jours de stress, je passe la soirée avec lui, sure de moi. Je passe la soirée à refaire le monde avec lui, parler de son boulot, de la famille, des études. A chaque moment, j'entrouvrais la bouche prête à entamer mon petit laïus sur l’évolution des sentiments et la possibilité de surpasser les difficultés. Mais, à chaque fois, je me suis retrouvée complètement paralysée.  


Au moment de le quitter, j’ai paniqué et j’ai oublié tous mes beaux discours pour dire quelque chose de particulièrement ridicule. Une phrase du genre « si jamais ça ne va plus avec ta copine, penses à moi » à peine audible et dite au moment le plus inopportun. J’aurais préféré être foudroyée sur place que de dire quelque chose d’aussi banal, incompréhensible, et pathétique. C’est tellement loin de l’intensité de ce que je ressens que c’en est presque drôle. J’en étais tellement retournée, que je ne me souviens même plus de sa réponse, en admettant qu’il ait répondu.

 

Quoi qu’il en soit, il faudra que cette situation se clarifie, parce que je ne veux pas partir en ayant des regrets.

 


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Mercredi 23 avril 2008
par Pandora publié dans : De l'amour...

Quand je fais le bilan de mes relations amoureuses, qu'elles aies duré ou non, je remarque qu'elles ont presque toutes été liées à un quartier de Paris... Depuis mes 15 ans, je sillonne les rues parisiennes puisque j'ai toujours habité dans la région, et depuis 3 ans, je vis au coeur même de Paris. Je suis donc constamment amenée à passer par ses lieux attachés à des souvenirs, tristes ou heureux, et ainsi à me remémorer chacun de mes amants...



Saint-Michel : j'avais 15 ans, c'était mon premier amour, on s'était connu en internat sur la ligne C, j'habitais sur la ligne B, lui la ligne E, alors on se retrouvait le week end sur la place de la fontaine Saint Michel. Comme on n'avait pas d'argent, on longeait les quais, main dans la main (quel cliché !). Il m'a invité dans un de ces restos grecs du quartier latin pour notre première saint-valentin, on se prenait pour des grands, ça a duré quelques années... On a rompu dans le café face à la sortie de métro, il m'a dit qu'il voulait faire sa vie avec moi, et je lui ai répondu que je ne l'aimais plus.


Chatelet les halles : J'avais 18 ans, je séchais les cours pour le retrouver sur Paris, parce que l'on habitait loin l'un de l'autre, on s'était connu au stage théorique du BAFA. On se baladait autour du forum, on s'embrassait passionnément en plein milieu de la rue, au point de faire marrer les flics qui passaient, on faisait les fous dans la rue, on allait au ciné pour se pelotter discrètement car on dormait rarement l'un chez l'autre. Il m'a annoncé par téléphone qu'il voulait "faire un break" au bout de quelques mois, on s'est revu une dernière fois à Chatelet, on s'est embrassé fougueusement  pour la dernière sur un banc du quai du RER A, et je pleurais en même temps... On ne s'est jamais revu et je n'ai jamais compris la nature des sentiments que j'avais pour lui...


Montparnasse : J'avais 19 ans, je l'avais rencontré par Internet. Il était acteur, gentil, mais assez terre à terre. Notre relation sans sentiment était faite de discussions sur mes études auxquelles il s'interessait, et de ses rôles... Il m'a fait découvrir le restaurant japonnais, et quelques nouvelles pratiques sexuelles... Il habitait un appart à Montparnasse, je le rejoignait chez lui en rentrant d'un boulot saisonnier de secrétaire. Ca a duré un mois, le temps pour lui de gagner le surnom de "Monsieur Septembre" et d'inaugurer ma liste de fuckfriend. Je crois que malgré notre différence d'âge il s'était un peu attaché, moi pas du tout, et je ne l'ai jamais rappelé.


Gare du Nord : J'avais 20 ans, et j'ai connu la plus belle histoire de ma vie, pendant un an, où la passion, l'épanouissement sexuel et la complicité flirtaient dangereusement avec l'exclusivité et la destruction... C'était un artiste, un beau sportif, promis à une carrière internationale, on s'était connu dans une colo et d'une relation purement physique on en est arrivé à imaginer faire notre vie ensemble. Il habitait sur la ligne E et moi au coeur de Paris, parfois je l'accompagnait pour prendre son train et retourner dans sa famille en Picardie. On avait l'habitude de faire durer nos nos week end intense en fréquentant une des brasserie de la Gare, celle qui surplombe les trains eurostar...
                           Quand j'ai compris que nos vies allaient finir pas se séparer, j'ai préféré le trahir, pour moins souffrir de la perte... Je ne lui ai pas donné de nouvelles apres l'avoir trompé pendant quelques semaines en été. Quand on s'est retrouvé peu de temps après, on s'est tout raconté, on a fusionné pour une nuit seulement, comprenant que malgré notre amour, nos rêves respectifs nous éloignaient l'un de l'autre. C'est l'homme pour lequel j'ai eu le plus d'admiration dans ma vie. C'est aussi le plus bel homme que j'ai connu. De temps en temps on se donne des nouvelles... Il habite Bruxelles desormais, avec encore la Gare du Nord comme escale occasionnelle...



Rue Mouffetard :  Encore un homme  connu en colo ! Celui par qui la trahison arrive... Un  homme, un vrai, bien plus agé que moi, sans doute le seul qui soit resté presque indifférend à mes charmes... J'étais fasciné par sa distance, son air blasé, je lui ai consacré les six premiers mois de ce blog, uniquement parce que je me suis sentie rejetée par lui, donc insatisfaite ... Quelques mois après un premier recul de sa part, on s'est revu, dans un bar qu'il avait choisit, rue Mouffetard, on y a passé quelques heures à discuter, pendant lesquelles je ne pensais qu'à l'impressionner, à lui prouver que j'étais suffisament mature pour lui... 
                        On a passé la nuit ensemble, après que je lui en ai fait la demande pas du tout subtilement, il a accepté l'invitation avec si peu de reconnaissance que j'ai longtemps pensé qu'il n'en avait pas vraiment envie... Mais moi j'avais toujours autant envie de lui plaire, je lui ai écrit plusieurs fois mais il ne voyait aucun interet à tenter une relation avec une fille aussi différente de lui...
                       Chaque fois que j'ai été amenée à le revoir, j'ai regretté l'attitude que j'avais adopté à son égard, j'aurais aimé me montrer plus naturelle, plus modeste, plus humaine... On ne s'est pas vu depuis un an, pourtant je passe presque quotidiennement devant la rue Mouffetard, je l'emprunte de temps en temps, pour rejoindre la place de la Contrescarpe, où on s'était retrouvé, et je repense à lui, à ce naturel qui me plaisait tant et que je n'ai jamais retrouvé chez personne... Dans quelques mois, il quitte enfin Paris qu'il execre, ( notre principal point de désaccord) pour l'Amérique Latine...



Bibliothèque François Mitterand : Le dernier homme en date, celui qui m'a le plus décue, celui qui a le moins mérité ma passion pour lui, qui me parrait de jour en jour incarner la médiocrité et l'insignifiance... Je l'avoue je manque de recul. Mais je n'y peut rien, je bosse tous les soirs à la BNF, et quand je repense à cette rupture qui m'a rendue malade il y a quelques mois, je ressens juste un grand vide, car toute cette histoire n'a été qu'une mascarade, et je suis bien heureuse d'en être sortie.
                             C'est sur un banc de la station du M14 qu'il m'a embrassé pour la première fois et confié ses sentiments. C'est sur ce même banc qu'il m'a empeché de le quitter quelques mois plus tard en me promettant de quitter ma rivale. C'est au starbuck de la BNF qu'on a conclut peu de temps après qu'il n'en était pas capable et qu'il avait tout gaché...
                            Heureusement me direz vous que je n'ai pas continué à perdre mon temps avec un pauvre type qui choisit le lieu le plus déshumanisé de Paris pour me déclarer sa flamme puis bassement cracher dessus quelques mois plus tard... Dommage que sur la ligne 14 on ne puisse pousser personne sur les rails...

 
Voilà j'en ai oublié beaucoup, ceux qui n'ont pas vraiment compté, ceux à qui je ne pense qu'épisodiquement, davantage avec ironie, ou avec regret, qu'avec nostalgie... Je n'ai évoqué ici que ceux qui, à mes yeux, ont donné leur âme à un quartier de Paris... Ceux à qui je pense souvent, tout simplement parce que leurs rencontres ont influé sur ma façon de voir le monde, parce qu'elles ont participé à ma vision des hommes, de la sexualité et de l'amour....


Je dois vous avouer que je viens soudainement de prendre consicence de quelque chose :
J'aime davantage aimer que je n'aime les objets successifs et variables de mon amour...


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