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Après plus de 6 ans d'une amitié passionnelle... voici notre premier enfant. Ce blog co-écrit par Pandora et Lilitociel est l'exutoire de nos pensées profondes, de nos expériences, bonnes et mauvaises, permettant de relativiser un peu ce qui peut arriver. Cynique, sarcastique, idéaliste, irréaliste... nous vous livrons nos réflexions sans fausse pudeur.

1. Rassurez vous, personne ne sera nommé, l'anonymat nous permettant une certaine liberté d'action.

2. Nous faisons part de notre propre expérience, utilisant à foison les généralisations, n'y voyez rien de personnel.

3. Jamais de politique : On en entend assez parler ailleurs.

4. Notre objectif est de nous éviter une thérapie bien trop onéreuse, et non de blesser qui que ce soit.



Cet espace est aussi un lieu de discussion et d'échange, nous vous invitons donc à réagir,  à nous montrer votre (dés)accord...


 
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Mardi 6 février 2007
par Lilitociel publié dans : Putains de Princes Charmants ajouter un commentaire
J'élabore depuis quelques temps une théorie selon laquelle la fin d'une relation est équivalente à la relation toute entière. En admettant le fait que chaque relation comprend différents temps forts, la rencontre, la consolidation, les disputes et la fin... nous remarquerons que dans toutes mes relations chaque temps fort est toujours équivalent aux autres.
 
Prenons un exemple récent :
 
La rencontre :
J'avais 13ans, sans grande effusion ni grande discussion. C'était un soir où j'avais décidé de perdre mon temps à une réunion croix-rouge, parmis les 15 personnes présentes il était là. Il ne sortait pas du lot, je ne l'avais même pas remarqué. Il ne m'interressait pas, mais était plutôt sympatique. J'en garde pas un souvenir mémorable, pour ainsi dire presque pas de souvenir du tout.
 
La consolidation :
Au fur et à mesure on finit par coucher ensemble. Evidement il n'était pas célibataire (je tombe rarement sur les hommes célibataires), mais finalement je l'aime bien. Il ne fait pas parti de ma vie, il n'est que l'amusement de plusieurs soirées, une occupation comme une autre m'évitant de passer la soirée devant la télé. Idem, cela reste sympa, pas grandiose, pas passionnant, mais ça fait passer le temps.
 
Les disputes :
Les disputes étaient souvent liées à l'indécision, la sienne qui était carrément chronique finissait par être usante. Ne pas savoir ce qu'il veut faire, ne pas être heureux dans sa vie mais s'en contenter, cette exaspération qu'il est capable de faire naitre par son incapacité à faire des choix, même insignifiants (ce qu'on va faire pendant la soirée, quel CD mettre pendant qu'on fait l'amour...).
 
La fin :
La fin a duré presque 4 mois. Il m'a fallu 4 mois pour finir par être réellement agacée, pour finir par me dire que finalement ce n'était pas possible d'en arriver là. Toujours rien, ni passion, ni grosse colère, un besoin irréductible de parler sans arrêt de choses qui ne changent rien.
 
Alors pour résumer une histoire de 7ans je n'ai qu'un mot qui me vient à la bouche : médiocre.
C'est affreux de me dire ça, parce qu'après tout c'est l'histoire la plus importante de ma vie, c'est celle en laquelle j'ai pu croire et puis maintenant que c'est finit je n'ai ni tristesse, ni colère, ni regret, rien de très important à ressentir. Je ne suis pas révoltée, je ne suis pas malheureuse, je n'ai pas envie de pleurer... Je suis presque soulagée.
Même la fin est médiocre, j'aurais aimé des larmes, une colère avec des mots méchants et cruels. Alors que ça ne vient que d'un écoeurement progressif qui finalement fait passer cette relation du coté du passé.
 
Alors si jamais un jour je rencontre à nouveau quelqu'un d'une façon médiocre, j'essayerai d'éviter les étapes suivantes, parce que finalement sans la passion il ne reste rien, alors je préfère finalement les relations compliquées et passionnelles aux relations simples mais médiores.
 
 
ERASED... et sans regret.
 
Lilitociel.
 

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Mardi 6 février 2007
par Pandora publié dans : Putains de Princes Charmants

Tout ces hommes, quelque soit leur catégorie, ne méritent peut-être pas toujours les égards qu’on leur fait, mais on ne peut pas s’en empêcher… Parce que même si la compagnie des femmes est sans doute la clé du plaisir ultime, rien ne vaut un peu de contradiction et de complexité dans notre petit monde pour faire naître de belles ambiguïtés et des émotions inoubliables… Et la douleur ? Elle passe plus vite que les souvenirs, et puis un jour quelqu’un m’a dit que pour apprécier le Bonheur quand il se présente, il fallait avoir connu quelques malheurs… Alors, lançons nous, et on sera peut-être agréablement surprises, et au pire on accumulera de la matière pour écrire nos mémoires…

Je sais, la déception et la colère sont encore trop fortes pour les voir relativisées ainsi, mais tu vas pouvoir avancer maintenant, et tu vas vivre des histoires beaucoup plus épanouissantes qui t'aideront à te sentir libre et où tu  te sentira valorisée. Et puis tu es tellement exceptionnelle que tu te suffis à toi même, tu n'as pas besoin d'une moitié médiocre qui ne se sent pas à la hauteur face à toutes tes richesses.

Pour rigoler un peu, un petit extrait d'Arrête de pleurer pénélope 1, au moins nous on n'a pas connu ce desespoir sexuel :

" ce mec ne baise pas, non, il se regarde baiser, c'est subtil... et alors je suis sure qu'il donne un nom à sa queue : qu'il lui parle interieurement quand il baise, "vas-y biquette" ! Et pourtant aucun sens du rythme, aucun charme annexe, pas de ça camarade, juste il récite sa petite leçon de cul, qu'il a apprise en mattant du porno, comme tout le monde... Alors c'est basique : ça fait,

1° je lui enfourne ma langue dans la bouche,

2° je lui caresse les seins (caresser, hein pas malaxer, c'est mieux poli et puis ça fait moins mal...),

3° j'approche ma main de la zone (non qu'il en ai vraiment envie d'ailleurs, ben oui ça lui foutrait un peu la trouille, c'est un peu le fouilli la dedans, et puis il a du mal avec la localisation du clitoris), mais bon il le fait quand même parce que c'est dans le manuel de Je deviens un bon coup en 10 minutes par Jean-Michel Demontepneu. Alors il s'approche, il y met les doigts, il tente un truc du genre "t'aime ça hein" (non non j'exagère pas ça existe encore).

Et apres hop, déclanchement des hostilités, c'est parti pour la charge fantastique, tu va voir ma grosse ce que c'est un homme au sommet de son art ! Et le ponpon, c'est que ce mec ne jouit jamais, non non il ne nous fait même pas la grâce d'être un éjaculateur précoce, il peut tenir des heures, et des heures, et des heures, et des heures de dur labour, jusqu'au confin de la mycose, et toi pendant ce temps mais tu vois défiler ta vie ! Tu te demande ce que t'as fait pour mériter ça, alors tu cherche, tu cherche comme ça laborieusement : que dire, que faire pour que ça s'arrete ? Et quand enfin ça s'arrete, parce qu'il s'arrete tout de même, il a pas que ça à faire le garçon, tu crois qu'il va faire un truc cool genre heu... dormir ? Eh ben non ! Jamais lui il dort, il parle, il te parle, te questionne, parce qu'il veut savoir très exactement, l'imbécile, tout le bien qu'il t'a fait ! "

 

Pandora


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Mardi 6 février 2007
par Lilitociel publié dans : Question Existentielles ajouter un commentaire

Je vous le concède je n’ai pas fait que des choses bien.

En fait, disons le clairement que fais beaucoup de choses que je ne devrais pas… Je mens assez souvent, la plupart du temps pour cacher des choses bien trop inavouables, je suis particulièrement exigeante avec les autres mais je m’octroie le fait de passer outre ces exigences quand ça me chante et mes amies sont toujours hyper compréhensives, je ne suis pas non plus une pro du « ne fais pas aux autres ce que tu ne souhaites pas qu’on te fasse » parce que chacun à toujours ce qu’il mérite.

Je suis aussi infidèle. J’ai toujours été contre le principe, pour moi soit tu aimes soit tu quittes… il n’y a pas de négociation entre les deux. C’est une vision manichéenne des choses mais qui, je pensais, est censée être bien facile à appliquer, une sorte de tout ou rien. 

Accepter de coucher avec quelqu’un qui a une copine c’est autre chose, je n’ai jamais détruit de couple (généralement ils y arrivent tout seuls, ils n’ont pas besoin de mon aide) et je ne pique pas les mecs des autres. Je suis hyper réglo avec mes amies, parce que les amies c’est sacré et qu’elles ont déjà beaucoup de mérite pour me supporter depuis autant de temps.

Donc chacun fait ce qu’il souhaite mais MOI je ne trompe pas.

Et récemment j’ai fait une grande découverte : je peux être infidèle et ne pas me sentir coupable. Ca m’embête un peu tout ça, parce que qu’est ce que je vais faire maintenant. Au moins avant je pensais que je me sentirai coupable que je ne pourrais pas mentir… mais là rien du tout.

Pourtant j’étais amoureuse, je voulais vraiment que ça marche, j’y ai mis toute mon énergie (vu le résultat j’aurais peut être pu me modérer) mais j’ai pris un plaisir incommensurable à coucher avec un autre.

Alors tout ça me fait dire que vraiment ce n’est pas gagné pour qu’un mec finisse par me supporter, et surtout par ne pas me donner envie de foutre le camp dès que ça se corse un peu. Et je me demande comment on fait quand on se retrouve avec la même tête à côté de soi pendant plusieurs années sans se dire qu’on irait bien voir si l’herbe n’est pas plus fraîche dans le pâturage voisin.

10ans à partager son lit avec la même personne, à avoir la même salle de bain, à avoir les mêmes amis, à faire tout à deux et, bien plus grave encore, a en arriver à penser NOUS avant de penser MOI+TOI, 10ans comme ça on finit complètement aliéné, on perd toute son indépendance, sa liberté d’agir et même celle de se définir comme un être humain à part entière. Parce que finalement le couple c’est une sorte d’aliénation, et avoir la chance de pouvoir partager sa vie mais sans la dénaturer n’est pas donner à tout le monde.

Alors une petite liaison extraconjugale c’est sans doute la seule alternative à cette vie pourrie, la seule façon de garder « son jardin secret » et de s’épanouir et de conserver un peu de piquant dans cette vie médiocre qu’ont la plupart des gens.

 

Et le plus triste dans tout ça c’est que beaucoup de personnes rêvent de ça. Une petite maison bien propre qui sort tout droit d’un catalogue, deux enfants et un chien qui ne monte pas sur le canapé et ne perd pas ses poils, un boulo plutôt minable parce qu’on fait la même chose tout les jours depuis des années mais qui rapporte de quoi nourrir tout le monde, des vacances au même camping tout les ans parce que changer de région ne leur viendrait même pas à l’esprit, et tout les dimanches chez les beaux parents où on perd plusieurs heures à parler dans le vide de choses inintéressantes.  

Cette vie là m’écoeure, m’angoisse, et me révolte. Je sais que je n’arriverai jamais à ça parce que je n’ai pas la force de me taire et de respecter ces putains de règles qui font qu’on est « bien sous tout rapport », je rêve de passion, de colères, de disputes et de réconciliations, j’aime les surprises et j’adore l’imprévu. Alors certes, je mens, je triche, j’ai l’art pour dissimuler mes faiblesses ou ma nonchalance, dans les supermarchés je mange les cerises sur l’étalage, je mets la musique tout fort dans le métro, je dépense tout mon argent et fout des frayeurs à ma banquière chaque fin de mois, je n’accepte pas l’échec et je suis excessive en tout… mais jamais au grand jamais je ne supporterai une vie aussi pathétique !

Je ne sais pas ce qui arrivera demain et comment je vais évoluer, mais la banalité et l’ennui restent mes plus grosses peurs.


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