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Mercredi 11 avril 2007
communauté : Relations amoureuses

"Il faut qu'on parle"... ARRGGR !!!

J'ai souvent entendu cette petite phrase qui n'augure jamais rien de bon. Ca a commencé avec mon premier, qui après cette phrase dite devant les grilles du lycée m'a annoncé qu'il me quittait. Cet imbécile m'a sans doute traumatisée parce que depuis dès que j'entends ces quelques mots, je panique complètement et j'attends que la terre s'effondre sous mes pieds.

 

"Il faut qu'on parle" est polymorphe, il peut se retrouver dans "il y a des choses dont il faut qu'on discute", "je dois être sincère avec toi", "il faut mettre les choses au clair". Bref, peu importe la façon dont c'est dit... ce qui est toujours génant et qui met toutes les sirènes d'alarme en panique c'est cette petite phrase qui annonce une discussion unilatérale (l'un parle, l'autre subit).

Et bien oui, s'il avait un truc agréable à nous dire, il ne prendrait pas la peine de nous préparer avec un ton grave, parce qu'ils prennent tous toujours cette même voix grave, à croire qu'ils se sont passés le mot. Un ton grave en regardant leurs pieds, parfois ils se pincent les lèvres pour nous faire comprendre qu'ils sont mal à l'aise... 

Ils nous disent cette petite phrase, et après il y a un long silence. Arggg ! Ce qu'ils m'énervent quand ils se taisent, ils attendent quoi ? Qu'on les aident ? Qu'on disent à leur place ce qu'ils veulent ? Et bien non. Moi dans ce cas je me tais. C'est bien l'une des rares fois où je me tais d'ailleurs. Alors le silence est de plus en plus pesant, ça en devient presque ridicule.

"Il faut qu'on parle". Et là il nous annonce quelque chose qui le gène. C'est pour ça qu'il devait nous préparer. Cette phrase n'a qu'une fonction phatique, un peu comme le "Allô?" du téléphone. Elle établie le contact, mais mettant automatiquement la personne qui écoute en position délicate (ben oui c'est quand même elle qui doit entendre les trucs pas agréables). Il aurait pu faire abstraction de cette phrase, mais ça a du l'amuser de me stresser pendant 6 heures, ben oui moi j'étais en cours quand il m'a envoyé ce texto, alors jusqu'au soir j'ai envisagé toutes les possibilités de la création... même les plus farfelues ("je suis devenu homo", "je suis marié", "j'ai décidé d'entrer dans les ordres"). 

 

Généralement, à la fin de leur monologue, ils attendent une réaction. héhé... ils ont été sincères (qu'étaient ils jusque là ?) et maintenant il faut, après avoir entendu leurs confessions, qu'on réagisse et généralement ils s'attendent à une réaction bien précise. Des pleurs, des cris, un "moi aussi", une giffle... bref quelque chose. Mais généralement je suis paralysée. Ca donne donc quelque chose de ce style : "Je te remercie pour ce que tu m'as dit.... D'accord... OK". Le tout la machoire serrée, et la gorge nouée... mais je ne laisse rien paraître... c'est de sa faute, il n'avait qu'à pas me mettre dans cette position désagréable. Je n'y peux rien, je déteste ces situations où l'on parle des problèmes, de qui ça vient, de pourquoi et de quoi faire pour les résoudre... Alors j'acquiesse bêtement.

 

Mais j'aimerais bien savoir comment on ferait sans cette petite phrase. Parce qu'elle nous déculpabilise beaucoup. Après avoir dit cette phrase, on se sent obligés d'aller jusqu'au bout et puis ça nous donne du courage (on ne peut quand même pas dire "il faut qu'on parle" pour ne pas annoncer quelque chose de grave, sinon ça n'a plus de sens),  et puis ça montre aussi qu'on a été à l'origine de la discussion. C'est donc qu'on a implicitement laissé la possibilité à l'autre d'exprimer son point de vue. Bon, tout cela reste très relatif parce que quand on entend "il faut qu'on parle, je te quitte, j'ai trouvé une nouvelle copine, elle est géniale"... ça ne laisse pas tant que ça la place à la discussion. 

 

Et puis, un "il faut qu'on parle" montre quand même un manque de dialogue entre les deux personnes. Parce que s'ils n'avaient pas peur de ce que peut penser l'autre, s'ils se connaissaient bien, et qu'ils partaient sur la base d'une relation égalitaire, ils n'auraient pas besoin de se préparer à une discussion, ça viendrait tout seul...

par Lilitociel publié dans : De l'amour...
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Vendredi 6 avril 2007
communauté : Vive la féminité

Après quelques discussions intéressantes, j'ai donc décidé de créer ce CV amoureux, parce que quand on cherche un nouveau poste... il faut bien montrer patte blanche, et faire preuve de professionalisme.

 

Donc, j'ai a mon actif une grande expérience dans le domaine des relations amoureuses. J'ai eu l'occasion d'effectuer de nombreux stages me permettant de découvrir  et de prendre connaissance du milieu amoureux.

 

Après ces stages, j'ai suivi une formation de plusieurs mois à mi-temps me permettant de découvrir ce qu'était un homme, de comprendre comment il fonctionnait, et ce qu'il attendait. Cette formation m'a été profitable et m'a bien heureusement donné de solides connaissances dans ce domaine.

 

A la suite de cette formation, j'ai décroché de nombreux CDD qui m'ont permi de me perfectionner et également de relativiser l'importance de l'engagement.

 

Mais les CDD demandent beaucoup d'investissement pour une durée plus que relative, j'ai donc du postuler à des postes moins glorifiants tels que de l'intérim ou du mi-temps. L'intérim peut être intéressant parce qu'il permet de découvrir beaucoup de choses différentes, il nous pousse à nous adapter rapidement et à correspondre à un public assez large tout en le satisfaisant du mieux possible. De plus, l'intérim permet d'avoir beaucoup de temps libre à côté, et ainsi de pouvoir assurer sans trop de problème sa vie quotidienne (amis, famille, école, travail...)

Le mi-temps est également une solution pour conserver un maximum d'indépendance. En fait, généralement je postulais pour un poste en CDI à temps plein, mais le seul poste à pouvoir était un mi-temps. Etant particulièrement motivée, j'acceptais sans me rendre compte des conséquences. Ce n'est pas toujours évident de savoir qu'une autre va achever le travail entamé, et éventuellement décrocher le temps plein.

 

Enfin, après de nombreux licenciement pour incompatibilité d'humeur, raisons économiques, délocalisations... j'ai décrocher mon CDI. Celui ci fut de courte durée, après une période d'essai très longue (3ans), le CDI commencait plutôt bien, mais prennait des airs de CNE. Jusqu'à ce que l'ancienne titulaire revienne, et provoque mon licenciement. Que voulez vous, le secteur de l'amour est sans pitié ! 

Toutefois, je garde d'excellentes relations avec mes anciens collaborateurs, et j'ai à ma disposition de solides références attestant de mes compétences.

 

Je suis actuellement à la recherche d'un CDD de 2 mois renouvelable trop de contraintes. Ainsi je ne promets pas de rester dans l'entreprise éternellement, mais au bout de 3 CDD on pourrait éventuellement envisager  l'hypothèse d'un CDI, toutefois, je pense qu'une période d'essai est nécessaire afin de vérifer la compatibilité des 2 parties.

 

Cordialement.

par Lilitociel publié dans : De l'amour...
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Lundi 2 avril 2007
communauté : Relations amoureuses

En amour ce que tout le monde recherche c'est de rester le plus longtemps possible avec la personne qu'on aime. Si possible la rencontrer tôt, l'épouser, faire pleins d'enfants, vivre ensemble, heureux jusqu'à ce que la mort nous sépare. Je l'ai déjà dit dans le tout premier article du blog, je n'aspire pas à ce type de vie, je le trouve triste et formaté. Mais ce WE, on m'a donné une raison de plus qui m'empèche de croire à ce type de relation.

 

Une fille qui rêve de mariage, d'enfants, de relations longues, etc... c'est une de celles qu'ils aiment. C'est celle que je ne suis pas. Quand elle commence à sortir avec quelqu'un, elle ne fait pas d'erreur, elle n'est pas impulsive, elle ne crie pas, elle donne tout son amour à ton cher et tendre. Ses colères sont douces et quand elle aime, c'est pour de vrai et sans demi-mesure.

Cette fille là c'est celle qui cherchera à partir en vacances à 2, qui envisagera de laisser sa brosse à dent dans le gobelet du lavabo, qui acceptera d'accompagner son chéri faire des démarches à la banque, qui se forcera à aimer les amis, la famille de son adorable amoureux. Elle ne s'énervera pas quand il n'a pas de temps pour elle, parce qu'elle comprend très bien, mais mettra de côté ses études et ses ambitions personnelles pour être présente pour lui.

 

Cette fille là parle mariage, elle parle enfants, même si elle n'y croit pas tout de suite. Cette fille là, il se voit bien avec elle parce qu'elle donne tout et ne demande que très peu. Il lui dit "je t'aime" parce qu'il le pense. Il la présente à ses parents, il l'emmène en vacances, il envisage même de s'installer avec elle... pourquoi pas.

 

Et puis un jour, sans avoir franchement prévenu, il y met fin. Il met fin à toute cette histoire, qui était une belle histoire vouée à une réussite plutôt certaine. Et bien non, après lui avoir gentillement fait croire qu'il la considérait comme la femme de sa vie, lui avoir dit "je t'aime comme je n'ai jamais aimé" et bien il s'en va. Et là, je me demande comment elles font pour se relever. 

 

Parce que quand j'y réfléchi, moi je pleure pour certaines ruptures ou quand je me sens seule, mais je pleure 20min et puis je sèche mes larmes et je continue, simplement parce que je n'ai jamais tout donné pour quelqu'un et je ne compte pas le faire... Mes études, mon travail, ma famille et mes amis sont des parties de moi-même, et je ne me vois pas faire de choix entre mon amour et ma vie... je fais donc un peu tout à la fois, en essayant d'assurer du mieux que je peux sur tout les fronts. Mais si je connaissais un jour l'injustice d'avoir tout donné pour un garçon et qu'au bout d'un an il m'abandonne... ce n'est pas un mois, ni un an, mais toute une vie qu'il me faudrait pour me reconstruire.

 

Alors messieurs, vous êtes priés, s'il vous plait, de ne pas faire plus de mal que ce dont vous êtes déjà capable. Evitez les filles trop bien pour vous, évitez de promettre la lune. Mes relations n'ont pas toujours été drôles mais au moins tout était si rapide que la rupture faisait mal sur le moment, et sur le moment seulement, comme un sparadrap. La rupture que vous laissez en suspend, que vous savez inévitable, plus vous attendez plus elle ressemble à une amputation !

 

Et d'un côté, il vaut sans doute mieux être un salaud qui s'assume et ne brise pas de coeur qu'essayer de passer pour un mec bien et réduire en miettes le coeur encore fragile de certaines filles. Encore moins quand le motif de la rupture est plus que douteux ayez au moins le mérite d'être franc et de respecter celle que vous avez aimé !

Pfff ces hommes... il y en a quelques uns qui méritent d'aller rotir en enfer.

par Lilitociel publié dans : De l'amour...
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Mardi 27 mars 2007

L'autre soir, j'étais dans le salon avec mon colocataire, qui étrangement masquait l'écran de son PC pour éviter que je lise ce qu'il pianotait frénétiquement depuis 20 min. J'en conclu donc logiquement qu'il écrivait une lettre d'amour à sa dulcinée, que soit dit en passant j'apprécie beaucoup, et donc qu'il était tombé dans un romantisme poussé.

 

C'est vrai, c'est chou les lettres d'amour... mièvre et niais dirons d'autres, mais il faut avouer que ça fait toujours plaisir d'en recevoir une, ne me dites pas le contraire. Alors je me suis mise à repenser à celles qu'on m'avait écrites, en fait je devrais parler de la seule et unique lettre que j'ai pu inspirer... une lettre que j'ai reçue d'un mec que j'avais rencontré lors de ma première soirée en boite. Le pauvre avait probablement du prendre son courage à deux mains, s'installer à son bureau et se concentrer pour m'écrire une lettre sans faute d'orthographe et qui me disait des choses vraiment gentilles, un peu clichées aussi, mais je ne peux pas lui en vouloir. "il flottait dans l'air quelque chose d'étrange, il manquait quelque chose ou plutôt quelq'un : toi. Tu me manques à chaque instant...". Je ne lui ai jamais répondu. J'y repense de temps en temps, mais je ne vois pas comment j'aurais pu lui expliquer que je n'étais pas une étudiante en droit de 19ans, mais une collégienne de 13ans très en avance.

 

Puis, je me suis souvenue des lettres que j'avais écrites. En fait j'en ai écrit énormément, à presque tout le monde parce que je tombe amoureuse "comme on tombe d'une chaise" dirait Bénabar, j'ai donc constamment envie de dire à quelqu'un que je l'aime, ou que je le regrette, ou que je le déteste... mais étant une trouillarde invétérée, et ayant une peur bleue d'être rejettée, je n'en ai donc transmis que 2 et jamais en face de la personne concernée (je sais j'ai honte).

 

La première, je l'ai écrite pour un de mes anciens "amants" de qui j'attendais bien plus que ce qu'il était près à me donner. Alors j'ai bu de la vodka, j'ai fumé au moins 10 clopes et je me suis lancée. Une page, plutôt sympa qui commençait avec un "j'aurais pu tomber amoureuse de toi"... et s'achevait sur un "rien est perdu". Vous allez rire, mais je n'ai eu aucune réaction, même pas un "t'es franchement conne", ou un "moi pas"... juste une absence totale de répercussion. D'un autre côté ça m'apprendra à citer des passages des Elegies de Tibulle dans le texte... le mec n'a probablement pas du chercher à comprendre ce que j'essayais de lui dire.

 

La deuxième je l'ai écrite il y a 3 mois. J'y expliquais à mon ex assez clairement ce qui était encore bien flou dans mon esprit, à savoir que je ne savais pas grand chose sur l'avenir de notre relation, mais que je l'aimais sincèrement et que ça me foutait sérieusement la trouille. J'essayais donc de lui faire comprendre mes doutes sans faire trop de détours parce que je sais bien qu'il déteste lire.

 

Sa première réaction : Ouaww, c'est long, tu n'aurais pas pu me dire tout ça par texto ?

Sa deuxième réaction : Je n'ai pas tout saisi, t'essayes de dire quoi ?

 

Comment voulez vous que ça m'encourage à réécrire un jour une lettre pour quelqu'un ? Merci, mais l'indifférence et le mépris j'ai déjà donné, alors oui, je deviens cynique, et oui, j'ai envie de tous les maudire. Mon seul souci, c'est que je n'arrive pas une minute à détester ceux qui m'ont blessée, je suis probablement trop gentille, trop naïve, trop bête aussi...

 

Le résulat c'est que maintenant j'écris sur un blog, au moins j'ai des réactions à ce que j'écris, et je ne me retrouve pas face à des murs d'incompréhension. Mais j'ai toujours gardé cette lettre que j'ai reçue et que j'ai toujours trouvée un peu candide et innocente, je l'ai rangée dans une petite boite avec les souvenirs de mes autres relations : des tickets de métro, de cinéma, des photos, des objets, des papiers en tout genre, en espérant pouvoir y mettre d'autres lettres un jour. 

 

Tout ça pourquoi ? Sans doute parce que je suis une romantique convaincue, que ça ne se voit pas forcément au premier abord, que j'ai bien envie moi aussi d'entendre un "je t'aime" sans voir dans les yeux du type qui me le dit qu'il ne le pense pas une seule seconde. Je suis toujours touchée par ce qu'on me dit, à chaque fois me dis "cette fois c'est différent", et même si pour l'instant cette boite ne contient que les souvenirs que j'ai eus avec un sacré nombre de salops, un jour je pourrais y placer ceux d'un mec bien ou même, acheter une nouvelle boite.

 

 

par Lilitociel publié dans : De l'amour...
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Mercredi 21 mars 2007
communauté : BAC - Brigade Anti-Cons

Pour les hommes, il y aura toujours deux catégories de femmes, celles qui peuvent être aimées, et celles qu'ils baisent. Je ne sais pas trop d'où ça vient, si c'est dans l'éducation, dans le chromosome Y, mais c'est ainsi il y aura toujours cette grande différence entre les femmes.

Celle qu'on aime est gentille et sérieuse. Elle est souvent bien pensante et ne se mélange pas aux autres qui ne sont pas comme elle, c'est un petit groupe homogène puritain qui partage les mêmes valeurs. Pour sa première fois, le garçon attend longtemps qu'elle soit prête, il organise une soirée romantique et prend son temps. Sa première fois reste un bon souvenir auquel elle repense souvent.

Celle qu'on aime on connait la date de son anniversaire, on y pense et on lui organise une surprise. Elle est douce et souvent un peu naïve, sans doute parce qu'elle n'a jamais souffert parce que personne ne veut lui faire de mal. Celle qu'on aime, on lui fait l'amour dans un lit, on est jalou quand un autre garçon lui parle. On l'appelle souvent aussi, parce qu'on aime entendre sa voix et qu'on sait que ça lui fait plaisir. On la présente à ses parents, ses grands parents, ses frères et soeurs...

On s'ennuit parfois avec elle, parce qu'elle n'est pas toujours très drôle ni très surprenante, mais elle sera toujours là, alors on reste avec elle. Et puis, on l'aime et elle nous le rend bien, elle ne s'oppose pas à nous, et fait ce qu'on attend d'elle.

Et puis face à elle, il y a celle qu'on baise. Elle a du mal à se souvenir de sa première fois, il faut avouer que c'était rapide et froid, alors il vaut mieux l'oublier. Elle est plutôt abrupte et ne mache pas ses mots, parce qu'elle a déjà bien souffert et qu'elle ne s'appitoye pas sur son sort. Elle n'a pas le droit aux repas aux chandelles ni aux fleurs quand on vient la voir... parce qu'elle n'en a pas besoin. Elle rit fort, elle boit beaucoup, elle est intelligente et elle fait quand même un peu peur à l'égo de tout ces hommes.

Elle, on lui fait l'amour n'importe où, souvent n'importe comment aussi. On ne l'appelle que pour faire l'amour. Généralement on ne dort pas à côté d'elle, on vient on baise et on repart... dormir ça serait être trop proche d'elle. D'un autre côté, elle clame haut et fort qu'elle n'a pas besoin de nous, elle ne nous demande rien de plus que ce qu'elle a, alors pourquoi est-ce qu'on en ferait un peu plus ? Elle a un nombre d'amants astronomique, et ne le cache pas, d'ailleurs elle aime beaucoup jouer, et ne le cache pas non plus.

La question que je me pose aujourd'hui c'est de savoir pourquoi les mecs sont capable de penser qu'une fille pourrait adorer n'être que l'occupation de quelques soirs ? Est ce qu'ils pensent sérieusement qu'elle aime le fait qu'elle passe ses nuits à dormir seule ? Elle ne l'a pas fait exprès de devenir cynique et blasée. Quand elle repense à toutes les fois où elle a espéré vivre un peu d'amour, elle se rend compte qu'elle n'est allée que de déception en déception, et que finalement elle a peut être raison de se protéger en évitant de s'attacher. Malgré tout ça, si un homme décidait de lui donner un peu plus, il serait sans doute surpris par tout ce qu'elle peut offrir, car elle ne demande qu'à faire confiance à quelqu'un.

Le pire, c'est que celle qui ne parle pas de sa solitude est sans doute celle qui est le plus mal. Parce qu'elle se demande bien comment elle va faire pour changer tout ça, parce qu'elle restera toujours celle qui oublie le prénom d'un de ses exs, celle qui a déjà tout vu, tout essayé... et elle sait pertinement qu'elle va avoir de plus en plus de mal à croire en l'amour.

Le garçon ne le fait pas exprès, mais il aborde toujours la fille avec cette idée là. Et la fille peut passer d'une catégorie à l'autre en fonction du moment, des circonstances... la seule à plaindre c'est celle qui sera toujours vue de la même façon.

  

par Lilitociel publié dans : De l'amour...
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Mercredi 7 mars 2007
communauté : Relations amoureuses

 

C'est vrai que quand on est amoureux on a souvent cette envie étrange de le crier sur tout les toits : "regardez moi, je suis heureuse ! Je suis comme vous ! J'ai quelqu'un dans ma vie qui m'aime." Mais avant d'en arriver à des étalages de bonheur à grand coup de sourires béats et de je t'aime pathétiques, restez calmes. 
 
 
Tout d'abord parce que rien ne dure. Et oui, vous apprendrez avec le temps que vous avez une chance sur 3 de divorcer, si toutefois vous arrivez jusqu'au mariage, et que cela rime souvent avec haine, déchirements et violence verbale. Donc freinez immédiatement vos élans d'amour incontrôlés, sinon vous passerez pour une niaise qui croit encore que la vie est belle, facile et que c'est de l'amour en permanence, ce qui est une grossière erreur. 
 

De plus, les démonstrations d'amour en public sont rarement des preuves d'amour. Au mieux, ce sont simplement des habitudes, au pire ce sont des gestes qui sont là pour vous convaincre. Pensez bien que ce n'est pas parce que votre cher et tendre vous prend la main dans la rue, qu'il vous embrasse dans les rayons d'Auchan (comble du romantisme!) qu'il vous aime. Il vous rassure, c'est bien gentil, mais ça ne l'empêchera jamais de vous quitter, de ne pas vous aimer... c'est souvent machinal, ou inconscient... il répond simplement à votre attente.  
 
  
Quand vous clamez haut et fort que vous êtes un couple uni (jamais de dispute, pas de divergence d'opinion, toujours sur la même longueur d'onde...) qui est-ce que vous pensez tromper ? C'est vrai que ça pourrait éventuellement en écoeurer quelques uns, à commencer par vos exs, ses exs à lui aussi, vos amies toujours célibataires et les personnes qui pourraient éventuellement vouloir votre Jules. Mais en réalité, c'est quand même vous qui passez pour une fille pas très sure d'elle parce que l'étalage des sentiments n'est pas franchement quelque chose de naturel... la plupart des gens qui aiment n'ont pas besoin de le dire aux autres, ils s'aiment, c'est tout. 
 
Le plus agréable reste toujours de pouvoir voir dans les yeux de son homme tout l'amour qu'il a pour nous, sans avoir besoin d'en parler. Comme un trésor. Juste entre nous deux. Parce que cet amour là, on le cultive jalousement, bien à l’abri du regard des autres. On n'a pas besoin d'informer par recommandé ses anciennes connaissances de collège, ni ses collègues, ni même ses amis. L'amour se vit à deux et pour deux. 
 
Et peu importe ce que les autres en penseront, peu importe que toute la terre soit au courant, ce que vous savez c'est qu'il vous aime et que si un jour il décide de mettre votre photo sur son frigo, ça ne sera pas pour montrer aux autres votre pseudo amour...
 
 
Restez donc calme. L'étalage de votre amour devant les autres en fait un amour de supermarché... vite consommé, banal, sans grande profondeur et accessible à tous. Préférez lui un amour avec plus de retenue, de discrétion, tel une petite boutique discrète au fond d'une ruelle de Paris, une de ces boutiques où l'on trouve l'introuvable, où on entre comme dans un autre monde, et qui reste toujours un peu secrète.

par Lilitociel publié dans : De l'amour...
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Mercredi 28 février 2007
communauté : Trentenaire

 

Bon alors puisque il parait que les mecs biens ça existe, et que c'est de notre faute à Lilith et à moi si on n'en trouve pas qui nous rende heureuse et sereine, et bien je vais me faire un petit film : si je souhaitais réellement rencontrer l'homme de ma vie, ou du moins l'homme avec qui je ferais bien un petit bout de chemin, comment je le reconnaîtrais ?

Alors d'abord mon prince n'en est pas un, il a conscience de ses limites, a un léger penchant pour les soirées alcoolisées et un appétit sexuel certain (parce moi j'ai souvent envie).

Mon homme adore quand je le réveille toute câline à 6h du matin pour profiter du temps qu'il nous reste, et bien commencer la journée, il ne regarde pas sa montre en disant " je peux dormir encore une heure" avec un ton d'homme de cro-magnon.

Mon homme n'attend pas de moi que je sois une bonne ménagère comme sa mère, car quand on sera en couple, on prendra une femme de ménage et on mangera de bons surgelés picards, on commandera chez le traiteur pour les grandes occasions.

Mon homme n'est pas radin, il n'est pas non plus flambeur, c'est lui qui paye quand on sort, mais il n'a pas besoin de m'offrir des diamants pour que je l'aime.

Mon homme connait mes goûts : il sait que j'admire Jean-Pierre Vernant en littérature, que j'aime autant les Disney que Catherine Breillat au cinéma, que je déteste le vert, que je raffole de la lingerie en dentelle et des belles fringues en soie ou en cuir, que j'adore la glace à la noix de coco et le mac deluxe, et que j'ai horreur de la choucroute.

Mon homme apprécie de passer un week-end entier avec moi à regarder des DVD, à manger, et faire l'amour sans sortir. Mais il aime aussi aller danser avec moi en boite, et se balader dans les escaliers de Montmartre.

Mon homme oublie rarement de m'appeler, et quand ça lui arrive, il s'excuse. Il est assez honnête pour admettre qu'il matte les autres filles et qu'il les trouve belles ou pas.

Mon homme s'intéresse à mon passé, m'écoute quand j'ai besoin de me confier, et accepte de ne pas avoir été le premier. Mon homme me raconte quand il n'a pas le moral, et il oublie de me dire quand ses potes ne m'aime pas.

Mon homme me donne son avis sur les tenues que je porte (et que j'ai choisies pour lui), il apprécie quand je me maquille pour sortir, il connaît la marque de mon parfum et ne me dis pas "enlève moi ces conneries" à propos d'un nouvel ensemble de lingerie, pour me baiser plus vite.

Mon homme est cultivé, il sait ce que signifie "insipide" et il sait qu'il est loin de l'être, car il a du goût, il écoute du jazz, et des chansons à texte, il a lu Platon ou Nietzsche, mais préfère lire FHM en cachette, et me pique parfois mon Glamour. Il m'apprends plein de choses, et il ne cède pas quand j'ai tord et que je m'obstine.

Mon homme me fait si bien l'amour que je n'ai pas envie de le tromper, même pour un plus beau, il me pardonne mes découverts bancaires pour cause de fièvre acheteuse, il a compris qu'il vaut mieux que ce soit lui qui fasse la vaisselle pour éviter qu'elle ne s'accumule au bout d'une semaine.

Mon homme sait me dire qu'il m'aime mais il garde sa petite fierté de mec que je trouve si mignonne, il ne veut pas que je le vois pleurer, et reverrait certainement d'un zizi plus volumineux. Il n'a pas peur de s'engager avec une fille chiante et vaniteuse comme moi. Mon homme m'appelle "mon amour" mais seulement quand on est tous les deux, et certainement pas "pupuce".

Mon mec connaît les femmes, leur hystérie et leurs angoisses, parce qu'il a des soeurs aussi chiantes que moi, et qu'il n'est pas hyper protecteur avec elles, il est sensible au fait qu'on se fait épiler rien que pour lui, et qu'on renonce à se resservir de la mousse au chocolat pour continuer à rentrer dans cette jolie robe bleue qu'il aime tant.

Mon mec fait la cuisine quand je rentre crevée du boulot, on prend des bains en amoureux, il me fait des massages, et il me fait rire avec ses blagues débiles. On peut danser tout nus dans la chambre à deux heures du matin ou s'endormir bourrés sur le tapis du salon.

Mon homme ne se prend  pas trop au sérieux, il sait qu'il pourrait être plus musclé, et plus subtil, mais il fait des efforts pour s'améliorer, et c'est déjà pas mal.

 

Mon homme ressemble finalement un peu à mon ex, mais surtout il n'a pas les défauts de tous les pauvres cons machos ou mythos que j'ai rencontré ces dernières années.

Mon homme quand il fera ma connaissance, il fera tout pour me conquérir, et s'il y arrive et qu'on couche rapidement ensemble il se dira que ça commence bien et fort, et pas que je ne suis une salope. Parce que mon homme il n'emploie jamais ce terme, il respecte trop les femmes et leur complexité...

par pandora publié dans : De l'amour...
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Mardi 27 février 2007
communauté : Vive la féminité

Après avoir fêté l'anniversaire de Pandora au resto et s'être méchamment jouée de quelques pauvres serveurs qui auraient mieux fait de ne pas regarder nos décolletés vertigineux (je rappelle que je déprimais, alors on se réconforte comme on peut), je prends conscience de quelque chose de primordial :

 

La vie serait quand même beaucoup moins drôle sans les hommes.

 

On n'y pense pas comme ça, parce que finalement quand ils sont gentils on trouve ça normal, et quand ils nous agacent on oublie de signaler qu'au moins ils mettent du piment dans notre petite vie, déjà pas triste.

 

En effet, les hommes nous font rire, parce qu'ils sont incapable de s'empêcher de regarder nos seins quand ils nous servent, et en renversent les couverts,

 

Les hommes nous abordent dans la rue, immanquablement, sachant qu'ils vont encore se faire recaler, mais ce n'est pas grave ils tentent… parce qu'on ne sait jamais.

 

Les hommes sont capables de déclencher une dispute à propos d'une serviette jaune, juste pour cacher le fait qu'ils s'attachent,

 

Ils peuvent dire "je ne sais pas", juste parce qu'ils ont peur,

 

Ils se sentent coupable parce qu'ils ne sont pas toujours à la hauteur…

 

et ils doutent… constamment et engagent la conversation sur des :"ça été, j'étais bien? Pas trop brutal? Parce que tu étais silencieuse quand même… Ha c'est normal? Tu es sur que j'étais bien…" etc

 

Les hommes nous font rire à jouer les gros durs pour montrer qu'ils sont forts; et vouloir casser la gueule à tout le monde.

 

Certains hommes sont capables de me laisser complètement rêveuse, un particulièrement en ce moment... Il peut passer (deux fois de suite) la nuit dans mon lit, alors que je suis en nuisette, sans rien tenter… Et de me permettre de faire rire ma meilleure amie au réveil quand elle me demande :

 

_"Alors?!?"  

_"Ben, on a dormis…"

_ "DORMIS?!?!?"

 

Et là, un fou rire de 10min, qui me fait repenser que la prochaine fois j'éviterai le RDV chez l'esthéticienne et les sous vêtements assortis... parce que ça fait beaucoup d'efforts pour rien.

 

Alors voilà… finalement il a sans doute eu raison, parce que je suis sure de me souvenir de lui, sans doute parce que je l'aime bien, parce qu'il me plait beaucoup, et que c'est un comme lui que j'aimerais, mais aussi… parce que pour une fois ce n'est pas moi qui suis obligée de calmer ses ardeurs sexuelles… et en plus le matin, il prépare le café !

 

Finalement, ils méritent d'être aimés les hommes, non?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

par Lilitociel publié dans : De l'amour...
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Vendredi 16 février 2007
communauté : Relations amoureuses

 

"Toi mon amour, mon ami
Quand je rêve c'est de toi
Mon amour, mon ami
Quand je chante c'est pour toi
Mon amour, mon ami
Je ne peux vivre sans toi
Mon amour, mon ami
Et je ne sais pas pourquoi

Je n'ai pas connu d'autre garçon que toi
Si j'en ai connu je ne m'en souviens pas
A quoi bon chercher faire des comparaisons
J'ai un cœur qui sait quand il a raison
Et puisqu'il a pris ton nom
Toi mon amour, mon ami
Quand je rêve c'est de toi
Mon amour, mon ami
Quand je chante c'est pour toi
Mon amour, mon ami
Je ne peux vivre sans toi
Mon amour, mon ami
Et je sais très bien pourquoi

On ne sait jamais jusqu'où ira l'amour
Et moi qui croyais pouvoir t'aimer toujours
Oui je t'ai quitté et j'ai beau résister
Je chante parfois à d'autres que toi
Un peu moins bien chaque fois"

 

Cette chanson de Marie Laforet que Lilith et moi avons écouté dans la voiture, sur le trajet pour revenir de Rambouillet, le soir de la Saint-Valentin. Et je me suis apercue que ces paroles qui peuvent paraitre mievres aux premier abord, eh bien moi je les avais ressenties.

J'ai déjà aimé au point de ne pas pouvoir m'imaginer vivre sans mon homme, au point de ne pas pouvoir concevoir que l'on serait séparés un jour, de l'imaginer être le père de mes enfants, de me croire capable de tout sacrifier pour passer le reste de ma vie avec lui. J'avais 16 ans. Et j'ai grandi. J'ai compris que j'avais bien trop de caractère pour supporter un tel avenir, en tout cas avec lui, parce qu'il ne pourrais pas assumer d'être ce que j'ai de plus cher au monde, parce qu'il voulait être juste normal, et que moi je débordais d'envies nouvelles et de passions inassouvies. On a continué à essayer de se correspondre encore quelques années, et puis quand j'ai eu 20 ans j'ai compris qu'on avait plus rien des amoureux du lycée, qu'on était juste des étrangers l'un pour l'autre, et qu'il ne substistait que l'agacement qui avait toujours existé avec la confrontation de nos tempéraments si différents.

Mais le plus important ce n'est pas savoir qui on a aimé, parce que finalement beaucoup de mes souvenirs avec lui s'effacent ou du moins se délavent avec le temps, l'important c'est simplement d'avoir ressenti ce truc si simple et compliqué à la fois, qui nous fait croire que notre bonheur est unique alors qu'il s'agit d'une histoire somme toute tres banale, mais on lui a donné de l'importance sur le moment.

Alors oui, j'ai chanté à d'autres par la suite, pas toujours sincerement, peut-être en esperant ressentir à nouveau. Mais je manque de conviction quand je ne suis pas moi-même conquise, alors je m'éloigne, ou j'attend que l'autre se lasse... Je suis tombé amoureuse une autre fois, de façon toute à fait différente, peut-être plus intensément, avec passion, de façon violente et déraisonée, j'ai vécu une relation tres physique et brutale, de celles où l'on se sent terriblement vivant, et qui s'éteignent assez vite ( moins d'un an), d'avoir connu trop d'excès...

Donc j'espère que mes relations futures ne seront pas compromise par le présupposé des probabilités des echecs et de mon experience qui démontre que la rupture est toujours à l'image de la relation, brutale, lâche, progressive, rancunière... J'espère qu'avec le temps et les experiences ma capacité à aimer, à faire confiance, et à avoir quelques espoirs, ne va diminuer comme une peau de chagrin, parce que du chagrin j'en ai déjà eu pas mal, et le pire est à venir ( adultère, divorce, relations avec les gosses, deceptions, drames familiaux), car j'ai que 22 ans, et même si j'ai eu un début de vie assez mouvementé, le rythme je crois ne vas pas ralentir aussi facilement.

 

Donc voilà je suis une méchante nympho-mytho égocentrique mais j'écoute Marie Laforet, donc y'a un peu d'espoir... (oui enfin relativisons je kiffe bien sur Marilyn Manson et Chopin aussi, mais ça c'est mon cot bipolaire...)

 

par Pandora publié dans : De l'amour...
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