Lilith s'est recemment interrogé sur le moment idéal pour coucher avec un garçon qui nous plait. Je ne me pose pas ce genre de question, j'ai toujours, dès la première fois, agi selon mes envies, cela m'a parfois porté chance, et il m'est arrivé de m'en mordre les doigts, mais peu importe...
La question que je me pose aujourd'hui a rarement été d'actualité dans ma vie : quand est-ce qu'on a le droit de dire qu'on aime ? j'ai deja été amoureuse deux fois dans ma vie, toujours pour des relations longue et durables, et j'ai aimé tres différemment sans trop sentir l'enjeu d'énoncer mes sentiments ou non.
Quand on sent qu'on aime tout chez celui avec qui on passe desormais l'essentiel de notre temps, quand on pense constamment à lui lorsqu'il n'est pas à nos cotés, quand il est globalement devenu notre sujet de conversation préféré, et qu'on se surprend même à s'inquieter de le perdre, on se dit qu'il n'y a pas à attendre un délai reglementaire, on est amoureuse, c'est clair, et on a pas envie de se poser la question de ce qu'il en sera dans six mois.
Alors, sans se poser trop de questions, quand on sent cet élan, que ce soit en plein ébat, ou juste en observant Roméo en cours, on lui dit qu'on l'aime, au creux de l'oreille. Après tout si on le ressent, pourquoi réflechir, autant le partager, non ?
Oui mais ce n'est pas si simple, Roméo, lui, est convaincu que si on dit ces trois petits mots si menaçants avant la fin d'une certaine période d'essai, c'est forcément que l'on confond désir et sentiment. Monsieur ne dit pas qu'il ne ressent rien, au contraire, et quand on le harcèle de déclarations, il lache même quelques "moi aussi". Mais Monsieur veut être sûr de ces sentiments avant de s'engager à les énoncer, comme s'il fallait se prémunir par une longue reflexion d'un contrat signé trop précipitamment sous le coup de la passion...
Pourtant moi, quand je dis je t'aime, ça ne veut pas dire que j'aimerais toujours, ça n'appelle pas un quelconque engagement, parce que je sais qu'on peut un jour se réveiller en n' aimant plus. Mais justement je préfère le dire au moment même où je le ressent, et pas avec un différé, parce que les sentiments évoluent et que je ne confie ces trois mots que quand c'est vraiment le cas...
Je dois avouer que comme disais ce chanteur qui m'a tant marqué dans mon enfance : "Il y a une question dans " je t'aime " Qui demande " et m'aimes-tu, toi ? ". Je ne le nie pas : quand j'aime, je veux être aimée en retour, pour les même raisons que lorsque j'ai un orgasme, je veux que mon homme prenne aussi du plaisir, parce qu'une relation sincère, c'est une relation d'échange.
Alors oui, quand je dis "je t'aime", je veux savoir si Roméo m'aime aussi, sans lui mettre la pression s'il n'est pas encore sûr de lui, mais juste pour légitimer mes propres sentiments, pour me dire que je ne fais pas fausse route, que je ne m'expose, du moins pour le moment, à une profonde désillusion. Mais je comprend ses réticences à mettre des mots sur quelque chose d'encore si récent, il a beau être mon "homme miroir" il ne peut pas être aussi spontané et passioné que moi, et c'est plutot une bonne chose qu'il soit plus rationnel et raisonnable.
En attendant qu'il ai envie de me dire ces trois mots spontanément, doit-je continuer a exprimer cet élan avec autant de naturel et d'insouciance, ou bien les garder pour moi ? Je ne suis pas habituée à me poser ces questions, c'est tout nouveau pour moi... Peut être finalement que réflechir à ses sentiments c'est une des particularité de l'âge adulte...
Vous avez dit...