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Lundi 30 avril 2007
communauté : Humour de tout genre

Insupportable ? Sans doute.

Mauvaise joueuse ? Certainement.

Mauvaise perdante ? Evidemment.

Gagnante insolente ? Egalement.

 

Je viens tout juste d'achever une partie de Monopoly où j'ai plumé, c'est le mot, les 3 innocents qui étaient contre moi. En fait, non seulement je tombe sur toutes les cartes "chance", mais je passe très peu de temps en prison, j'achète toutes les rues, je construis des maisons qui me rapportent une petite fortune... bref, ils ont tous abandonné la partie, puisque j'avais des Hôtels sur tous mes monopoles, et eux plus du tout de sous (c'est moi qui les avais... hihihi !).

 

En fait, ce n'est pas tant le fait que je gagne qui énerve, c'est surtout que je le montre très ouvertement. Même quand j'essaye d'être gentille et de donner de l'argent aux autres, ils refusent. Mon coloc' me hait, mon voisin va probablement jeter son monopoly et tout le monde se demande si je n'ai pas triché.

C'est plutôt drôle, parce qu'en fait, j'ai souvent beaucoup de chance, Une chance un peu insolente qui agace, mais après tout ce n'est quand même pas de ma faute si je suis née sous une bonne étoile. Mais j'avoue que dans ces jours providenciels, j'ai un peu de mal à être modeste et à faire semblant de perdre juste pour faire plaisir. En plus j'adore gagner, ça n'aide pas.

 

Le pire, c'est que je suis insupportable à TOUS les jeux. Poker, tarot, monopoly, trivial poursuite, au bras de fer (je mords), même à la Tomate ( mais si, vous savez c'est ce jeu idiot auquel on joue quand on est au primaire, une balle et 20 gosses en cercle avec pour but de faire passer la balle entre les jambes des autres). C'est plutôt simple, si je gagne je le montre ouvertement, si je perds soit j'essaye de tricher (je sais c'est mal) soit je commence à être mauvaise joueuse.

 

C'est assez monstrueux. Vous allez me dire "l'essentiel c'est de participer", mais qui peut croire un instant cette parole prophétique ridicule pour perdants déçus? Est ce que ceux qui sont éliminés en demi finale pensent que ce n'est pas grave? Que finalement ils ont bien rigolé et que l'idée de finir champion ne leur plaisait pas ?

Pour les adeptes de Friends, je suis Monica. L'infernale qui lance le jeu, et qui après emmerde (c'est le mot) tout le monde parce qu'ils n'ont pas respecté les règles qu'elle même ne respecte pas.

Je m'excuse donc auprès de tous mes partenaires de jeu (de la maternelle à aujourd'hui) pour ce comportement inqualifiable, je promets qu'à partir de maintenant je serais une partenaire exemplaire qui ne se met pas en colère quand elle perd et n'a pas une petite lueur au fond des yeux disant "je te bats !!!" lorsqu'elle gagne.

 

Qui est partant pour une partie de monopoly ?

 

par Lilitociel publié dans : Un peu d'humour...
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Samedi 28 avril 2007
communauté : De la Vie

J'ai beau savoir que je ne suis pas forcément ce qu'on pourrait appeler une "fille bien", il m'arrive de penser que le sort s'acharne un peu contre moi, et que finalement les gens reportent sur moi tous les maux de la terre.

 

Je le confesse, je ne vais pas à l'église tous les dimanches, je travaille mes cours par intermittence, je fume, je dis ce que je pense sans toujours ménager la personne en face, j'incite souvent les gens qui m'entourent à oser, je suis mauvaise joueuse... j'ai énormemment de défauts. La plupart des personnes fait avec mais je peux comprendre la réticence de certains.

Ce que je trouve assez drôle, et désespérant par moments, c'est que je passe souvent pour la méchante qui perverti les charmants anges qu'étaient les individus avant qu'ils me rencontrent.

 

J'ai trois exemples. J'ai un jour conseillé à une amie qui avait trompé son mec de ne pas le lui dire, pensant que ce serait une manière pour elle de soulager sa conscience, mais de le faire souffrir plus qu'il n'était nécessaire. Ca ne lui était arrivé qu'une fois et elle le regrettait amèrement, pourquoi agraver les choses? Finalement elle le lui a dit, lui a répété mon conseil, et je suis passée pour celle qui l'avait poussée à l'adultère. C'est plutôt drôle, je n'avais rien fait MOI !

La mère d'une autre amie pensait sérieusement que j'étais dangereuse. En effet, quand sa fille a commencé à me fréquenter, ses notes en cours ont baissé (la terminale provoque souvent une chute des notes), elle s'est mise à fumer (je ne fumais même pas !) elle a fait l'amour, et allait au cinéma le soir. Nous avions 17ans, ce sont des choses qui sont pourtant normales à cet âge. Mais non, c'était de ma faute parce que je suis le mauvais petit génie qui donne de vilaines idées.

La dernière nouveauté, c'est que parce qu'une amie n'aimait plus son copain et l'a quitté, depuis elle passe beaucoup de temps chez moi, c'est donc à nouveau de ma faute. J'ai probablement dû lui faire un de ces lavages de cerveau l'empèchant de prendre elle-même ces propres décisions.

 

J'ai juste envie de dire que je n'y suis pour rien. Les personnes sont responsables de leurs actes, et tous mes amis ne fument pas, ne loupent pas leurs études, ne vont pas en boite, ne se révoltent pas contre leurs parents et ne quittent pas leurs copains. Et non, ce n'est pas de ma faute quand ça arrive. Si les gens pensent que je peux avoir un tel pouvoir de persuasion sur les autres, je trouve ça plutôt flatteur mais ils me surestiment énormemment.

Ne peuvent-ils pas imaginer deux secondes que même sans moi, ces personnes en seraient arrivées aux mêmes conclusions, et que finalement c'est sans doute mieux ainsi. Et oui, quand on aime pas quelqu'un, c'est ridicule de rester avec. Quand on a envie d'étudier la biologie pourquoi faire médecine pour faire plaisir à papa-maman ?

Au pire, les personnes qui me cotoyent se rendent compte qu'on peut être heureux en assumant ses choix, et que personne ne peut décider à notre place, qu'il peut être important de suivre ses propres envies plutôt que celles des autres. Je trouve ça étonnant de priver ainsi de leur libre arbitre des personnes qui pourtant ont elles-mêmes choisi leur route, et dois-je le préciser, des personnes qui sont loin de manquer de caractère.

 

Je remercie donc tout ces être bien pensants de leur confiance, j'ai envie de leur dire que s'ils ne m'aiment pas, je ne leur en tiens pas rigueur, et que s'ils avaient un peu plus écouté leurs proches sans les assénir de "tu n'aurais pas dû", "tu ferais mieux de", "ne fais pas ça"... peut être qu'ils se sentiraient un peu mieux. 

Encore navrée de constater que l'étroitesse d'esprit de certains peut être douloureuse pour d'autres.  

par Lilitociel publié dans : En vrai...
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Jeudi 26 avril 2007
communauté : De la Vie

Ce soir, j’ai envie de parler d’espoir. Pas comme tous ces proverbes idiots tel que « tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir », un tout petit peu plus profondément, juste pour mieux comprendre pourquoi, alors que je suis une optimiste née, et une rêveuse sans aucune limite, je suis constamment tiraillée entre spleen et idéal.

 

L'espoir c'est cette petite voix qui nous dit tout bas, doucement, au creux de l'oreille que c'est possible, qu'on peut le faire et qui nous encourage à rêver. La tristesse, les peines, les déceptions sont toutes dues à l'espoir puisque sans lui, une déception n’est pas concevable. Si je n’espère pas de promotion au travail, je ne peux techniquement pas être déçue de ne pas l’obtenir, tout cela paraît bien logique.

 

L'espoir est beau, l'espoir est noble, il est douloureux et déchirant. Son arrivée provoque un chamboulement, des projets pleins la tête, des rêves en rafales. L'espoir est alors plein de promesses. Celle d'un amour éternel, d'une réussite ou d'un bonheur possible. Celui là, je le connais bien, chaque matin, ou un jour sur deux, j’ai cette impression d’avoir le monde à porté de main, que tous mes problèmes sentimentaux vont se résoudre tous seuls, que quoiqu’il arrive mes rêves se réaliseront, simplement parce qu’on me chuchote à l’oreille « Crois, Rêve, encore et toujours ».

Ces jours sont beaux. Un peu comme Léo sur son beau paquebot nous sommes les rois du monde et nous caressons déjà la joie que sera la réussite de nos projets. Rien n’est réellement entamé, pourtant, cette quasi certitude que c’est possible ne nous quitte pas.

 

Mais cet espoir est douloureux parce qu’il est attente. Ce n'est qu'une longue et impatiente attente de quelque chose. L’espoir nous accompagne sur le chemin entre le rêve et la réalité, mais il ne dure qu’un temps, et n’apporte ni certitude ni maîtrise de ce qui nous arrive. Ce n’est qu’un rêve. Lorsqu'il ne se réalise pas, il écoeure, révolte. On lui reproche alors d'avoir existé on lui reproche ces moments où on le caressait en cachette, où on le nourrissait. Lorsque finalement le job pour lequel on postulait ne nous est pas attribué, l’espoir qu’on y a mis nous fait mal, c’est comme quand je tombe amoureuse pour la 150e fois, je finis toujours triste parce qu'une fois de plus j'y avais mis un peu de ce foutu espoir.

 

Alors, cet espoir, ambiguë, cruel, et si précieux, on le garde? Parce qu'après tout, l'espoir n'est que le début des ennuis.

 

Mais si demain j’arrête d’espérer, j’arrête de respirer. Sans espoir, c'est la résignation. Il n’y a ni joie, ni peine, juste un long rien du tout sans queue ni tête. La mort de l’espoir, sa fin, c’est sans doute le plus difficile à accepter. Dois-je alors, pour ne plus être déçue, sélectionner l’objet de mon espoir ? Encore moins, ça serait admettre des limites, et il est hors de question que je me fixe la moindre limite.

Admettre est sans aucun doute la seule solution possible. Admettre qu’un espoir puisse être vain, que sa réalisation n’est pas toujours possible, et que les déceptions font parti de nous. Ce n’est pas toujours facile, encore moins quand dans certains domaines les espoirs sont de courte durée et les déceptions difficiles à effacer. Pourtant, il va bien falloir continuer.

 

La mort d’un espoir, donne la vie à un autre. Peut être est-ce cela qui nous permet de se relever.

par Lilitociel publié dans : Question Existentielles
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Lundi 23 avril 2007
communauté : Vive la féminité

Imaginons :

Si ce matin je m'étais levée en décidant de dire la vérité telle qu'elle me traverse l'esprit, décidant de dire simplement ce que je pense, sans faire preuve de diplomatie, sans adoucir mes propos. Après tout, pourquoi pas ? La vérité, c'est bien le mot clé du blog, alors pour une simple journée, 24 petites heures, ça ne doit pas être si compliqué que ça. Et puis, je ne dois pas mentir si souvent que ça, alors me voici partie pour une folle journée où je vais tenter de tenir ma bonne résolution.

 

Levée à 5h45. (je sais qu'un dimanche c'est cruel, mais au bout de 5ans, je vous assure qu'on s'y fait). Petit déj avec mon coloc, et il me demande s'il reste du jus d'orange... "non tu l'as fini hier" premier mensonge, je vennais tout juste d'avaler mon verre de jus d'orange matinal, mais je n'avais aucune envie de partager ce moment sacré.

Arrivée au travail, les choses se corsent. Après avoir détruit par maladresse 2 tartes aux fruits, je me dédouane de ma responsabilité en reportant la faute sur le pâtissier. Ce n'était pas totalement faux, mais pas réellement vrai non plus. Mais, je ne me voyais pas dire "navrée mais je n'ai pas réellement fais attention, d'un autre côté à 7h20 du matin, il ne faut pas trop m'en demander"...

Ouverture de la boutique : Mensonges en cascade. Tous les vendeurs vous le diront, un bon menteur fait un bon vendeur, alors on rassure le client, on le flatte et on enjolive un peu les choses. Rien de bien méchant, heureusement que chez nous les produits sont irréprochables, mais entre la responsable et l'autre vendeuse, et puis les clients chiants, il y a toujours une vérité qui est meilleure qu'une autre...

 

Puis le vote. Un petit moment de répis, où je peux enfin dire la vérité et rien que la vérité. Je décline mon identité (facile que des choses vraies à dire), je mets mon petit bulletin dans l'enveloppe, cette dernière dans l'urne et je signe. Petite aparté, j'encourage tout le monde à se rendre aux urnes, 85% de votants c'est très bien... continuez.

 

Retour à la maison, enfin seule. Là j'en profite pour prendre un bain. Hummm ! Plein de mousse, de l'eau bien chaude et 30min à mariner dans une eau parfumée à la rose et qui fait la peau douce. Bien entendu, je devrais mentir à mon colocataire, puisqu'on a une charte qui nous autorise autant de douche qu'on le désire mais un seul bain par semaine... mais c'est déjà le deuxième de la semaine. Je verrai ça demain. La vérite, oui. Tous les jours, peut être pas.

 

Sortie du bain, j'appelle une amie avec qui je devais aller courrir. Malheureusement "Je me suis bloquée le dos ce matin, j'arrive presque plus à bouger".  En vérité, je ne suis pas très sportive, et puis courrir bêtement pendant une heure ça ne me disait rien finalement.

Je m'allonge donc pour regarder un peu la télé. Rien de bien passionnant, je m'endors rapidement. 18h, mon téléphone sonne, c'est maman. "Je te dérange?" "non pas du tout je révisais mes partiels". Maman est en vacances, et je ne vais quand même pas lui provoquer des angoisses pour presque rien.

Puis une petite soirée. Là tout s'aggrave et j'ai totalement abandonné l'idée idiote de dire la vérité. Heureusement parce que sinon, j'aurais été bien embarrassée face à ce garçon qui me laisse toujours perplexe, je n'aurais pas su quoi répondre à cette amie qui me demande où je suis, j'aurais été méchante avec ce garçon qui me déshabillait du regard.

 

Je préfère donc éclipser tout cela, c'est facile, il suffit de parler d'autre chose.

 

Pour dire vrai, puisque c'est le thème de ma journée, il est totalement impossible de ne pas mentir sans blesser, décevoir, choquer les personnes qui nous entourent. La vérité n'est pas toujours utile et souvent un mensonge sert plus à protéger qu'à nuire. Il protège celui qui l'entend ou celui qui le dit, mais un mensonge est rarement gratuitement blessant. Je vais donc continuer à mentir par moment, parce que la vie est bien moins compliquée si on invente deux ou trois choses. Je rachèterai du jus d'orange, j'emmènerai ma copine adepte de la course inutile à la piscine, je réviserai mes partiels. Pour les autres? Je continuerai à cacher la vérité, parce qu'elle me blesserait bien trop profondément.

 

par Lilitociel publié dans : En vrai...
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Dimanche 22 avril 2007
communauté : Relations amoureuses

Parfois, on se dit que ce n'est pas possible, qu'il doit y avoir quelqu'un qui nous utilise comme personnage de son roman à rebondissements pourris, et que comme on a compris qu'il avait l'esprit retord, on finit par s'attendre à tout, et à developper un 6ème sens. 


Alors quand on était sure de ne pas recroiser quelqu'un qu'on a choisi d'éviter, les choses se compliquent. Il n'était pas censé être là où j'allais et putain y'a quand même 60 millions de personnes en France, mais il faut quand même que je le revois, histoire d'en remettre une couche sur la médiocrité de mes choix sentimentaux... 

Bon ça commence quand on me dit qu'une surprise m'attends alors que je bosse dans ma colo habituelle, je pense directement à l'éventualité de sa venue, et puis je me dis "non ce serait trop gros et il n'a pas que ça à faire", alors je ferme ma gueule je fais genre je m'en fous et je me concentre tant bien que mal sur mon taf... J'en parle quand même à deux copines histoire de ne pas trop me prendre la tête, tout en me persuadant que c'est surement autre chose... 


Et le lendemain on vient me voir en pleine activité "tu te rapelles de ta surprise ? Elle est arrivée, fais gaffe c'est ce dont tu m'as parlé hier...".
Bon alors je fais quoi j'y vais ? Je me cache ? Je fais comme si de rien n'était ?
De toute façon faut que j'aille me fumer une clope, je suis trop nerveuse, ça tombe franchement mal. Le pire c'est que je ne sais pas comment je vais réagir quand je le verrai et je sais pas si ça va se voir surtout... 

Alors je fume je dis bonjour comme si je le connaissais à peine, je prends l'air très occupée et concernée par mon travail et je m'éclipse rapidement... sauf qu'il reste deux jours, alors faut bien rester sociable... On discute en tout et pour tout 5 minutes, de toute façon on a jamais grand chose à se raconter, et je ne sais pas ce qu'il a mais je le trouve tout d'un coup beaucoup moins impressionant. 


Je m'habitue à sa présence, j'oublie tout  ce que j'avais pu lui reprocher parce que maintenant je suis un peu indifférente, je le trouve beaucoup moins passionnant qu'avant, je rigole un peu avec lui le soir en absorbant pas mal d'alcool et je vais tranquillement me coucher toute seule parce qu'en toute objectivité il m'attire désormais autant qu'un korrigan... 

Les autres m'en parlent, s'étonnent qu'il ait pu se passer quelque chose entre lui et moi cet été, d'autres me vannent et croient je je n'attends qu'une chose, c'est de remettre ça... Ben non même pas, et lui non plus je pense, ça servirait à rien, ce serait du réchauffé sans saveur...

Finalement il a l'air d'avoir un peu la nostalgie de son travail sur le centre, il s'amuse avec les gamins on rigole  sur quelque trucs, il m'envoie quelques piques, je ne les relève même pas, plus rien ne me blesse venant de lui. Je me surprends même à apprécier sa présence, je trouve ça sympa qu'il soit repassé, et je suis contente qu'il reste un peu. 


Quelqu'un qui le connait et qui le deteste me prend la tête en déblaterrant les pires méchancetés sur lui, croyant peut-être que ça me plairait du genre "je ne comprends pas qu'une fille brillante comme toi ait pu s'intéresser à un pauvre type comme lui" ou " il n'a aucun savoir vivre, il n'a rien à faire dans l'animation", je réagis sans passion, je réponds juste que cette opinion est celle de quelqu'un qui ne s'arrête qu'aux apparences, que ça n'est pas justifié et que quand on fait l'effort de le connaitre il est interessant et gentil, et bien plus ouvert que son détracteur.

Je m'étonne presque de le défendre avec autant d'objectivité... 

Et tout ça c'est gratuit et sans conséquence, on ne se reverra plus, l'avis que tout le monde s'empresse de me donner je m'en fous, je ne suis plus ni attachée, ni rancunière, ni dans l'attente de quoi que ce soit, j'avance tranquillement dans ma vie, je passe à d'autres expériences, et les images de ceux que j'ai croisé se délavent un peu avec le temps...

par Pandora publié dans : Melancholia (Monsieur T.)
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Jeudi 19 avril 2007
communauté : Mode d'emploi

Après une déception amoureuse, ce n'est pas toujours facile de se relancer sur le marché des personnes célibataires. L'envie de rester dans son petit cocon ou de passer d'une relation à une autre pour éviter de souffrir est souvent bien plus forte que celle de refaire confiance à quelqu'un. Et puis, un jour on se dit que ce garçon qui nous plait pourrait bien être celui à qui on voudrait faire confiance. Mais comment savoir si on est prête à entamer une phase de séduction avec ce jeune homme ?

Je n'aime pas séduire un garçon si je pense à un autre, ou juste pour le jeu. Alors voici quelques critères qui permettent de savoir si oui ou non on peut essayer de le séduire.

 

 

1. Définir ce qu'on ne veut pas. Je n'ai pas d'idéal masculin du moins je n'en ai plus depuis longtemps. Alors c'est pas forcément évident de savoir ce que je veux et donc de croiser LE garçon qui me fera chavirer, par contre je sais ce que je ne veux pas, et c'est déjà pas mal. Définir ce qu'on ne veut pas est sans doute préférable à définir ce qu'on veut, car le terrain de chasse est bien plus étendu et ne comprend que certaines zones classées"chasse interdite pour préservation de ma santé mentale". Se retrouvent déjà hors course :  les infidèles, les machos, les oppressants, les tyraniques, les maniaques, les bornés et les bien-pensants.

 

2. Penser à ce que pourrait apporter la relation. Hé oui, une relation, même si elle n'est pas forcément longue apporte toujours quelque chose. C'est donc important de savoir si celle ci pourrait être enrichissante ou non. Est ce que c'est vraiment nécessaire de passer 3 semaines à séduire un homme pour finalement se rendre compte que ça n'apporte rien, ni amour, ni tendresse, ni évasion ? Dans ce cas, le garder comme ami aurait sans doute été plus judicieux.

 

3. Penser à ce que cette relation pourrait remettre en question. Si cette relation pourrait remettre en question une amitié de longue date, ou une bonne entente au travail, cela vaut-il le coup ? Entamer un jeu de séduction avec quelqu'un qui fait parti de nos fréquentations ou qu'on est amenées à revoir régulièrement n'est pas toujours du meilleur goût, alors c'est mieux de savoir ce qu'on risque. Et si le garçon n'était pas réceptif (ça arrive), le revoir souvent n'est jamais facile, et si la relation une fois entamée s'avérait ne pas être viable, est ce que cela aurait des conséquences désastreuses ? (obligée de déménager, de changer d'école, risques de se faire tuer par son ex...). Tout cela est à prendre en compte.

 

4. Penser aux possibilités de succès. C'est bien joli de jouer au chat et à la souris pendant des semaines, mais c'est beaucoup d'énergie dépensée et ce n'est pas toujours récompensé. Il y a une grande différence entre séduire pendant un mois sachant très bien que c'est une conquète qui prend du temps, et séduire pendant un mois alors que les chances de succès sont minces. Si demain je souhaite séduire Brad Pitt, ça peut prendre beaucoup de temps, pour des résultats très aléatoires. Donc, c'est pas mal de savoir où on se lance et d'évaluer les chances qu'on a de gagner le round.

 

5. Imaginer une situation de remise en question. Avant de se lancer dans la phase de conquète, cela peut être utile de penser à ce qu'on ferait une fois le territoire conquis. Pour cela rien de mieux que de penser au "retour de l'ex".

Imaginons : Ce cher idiot qui vous avait fait si mal au coeur décide de revenir alors que vous venez de remporter la victoire sur votre nouveau cher et tendre et il vous demande de revenir. Si dans votre tête le choix n'est pas clair, ou en tout cas qu'il penche pour l'ex plutôt que pour la future conquète, évitez vous des ennuis, prennez votre téléphone et appelez votre ex.

 

Une fois que vous aurez pesé le pour et le contre, vous saurez peut être si vous pouvez accepter d'aller boire un verre avec votre cible. Si vous ne savez toujours pas, laissez vous quelques jours, et essayez de voir combien de fois vous pensez à lui...

si vous dépassez les 20 fois par jour, je me demande pourquoi vous continuez à lire et pourquoi vous n'êtes pas entrain de l'appeler,

si vous n'y avez pas pensé une seule fois, ou alors seulement parce que quelqu'un vous en a parlé, laissez tomber tout de suite et attendez un autre garçon, ça ne sert à rien de se forcer.

par Lilitociel publié dans : Mode d'emploi
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Lundi 16 avril 2007
communauté : De la Vie

En imaginant la vie comme un voyage, (déjà développé ici), moi je choisi les routes départementales. Je préfère mille fois me perdre ou risquer un accident que de m'ennuyer en suivant un itinéraire tout tracé. Je rêve constamment de profiter de ce qui va venir, être surprise par ce que je peux rencontrer, tout en étant consciente que ça peut être une bonne comme une mauvaise surprise.

 

J'imagine donc mon voyage, ce qu'il devrait être, ce que je souhaite qu'il soit.

 

 

Ma voiture. Pour avancer dans la vie, j'aurais besoin d'une voiture puissante mais où on ne lésine pas sur la sécurité. Airbags, ABS etc... j'ai l'habitude d'être tête en l'air et le chemin de la vie n'est pas sans embuche. Donc on prévoit et on se protège... c'est normal d'être prévoyant. Et en même temps ma voiture va vite, je ne veux pas perdre de temps, et voir le plus de choses possible, donc il faut que je puisse avancer.

 

Dans ma voiture, il y a ma mère et mon frère. Du début à l'arrivée, ils font le chemin avec moi, m'aident à prendre mes décisions, à savoir où aller et à retrouver mon chemin quand je me suis un peu perdue. Et puis il y a aussi mes amis, il n'y a pas d'âge, pas de milieux social, pas de critère dans l'abitacle, ce qui compte c'est ce qu'ils sont. Il arrive que ma voiture prenne des allures de Bus de la RATP, on y monte et on en descend comme on le souhaite. Ma voiture prend des auto-stoppeurs, ils font un petit bout de route avec nous puis s'en vont continuer la leur. Certains, sur le bord de la route, nous regardent passer se disant qu'on a l'air franchement étranges tous dans cette voiture qui ne sait pas où elle va, mais ils sont les bienvenus s'ils veulent monter.

 

Il y a toujours beaucoup de musique, de discussions aussi, et des rires. Des rires à s'en rompre les cordes vocales, on chante à tue-tête. Il arrive qu'on pleure mais ça ne dure jamais, parce qu'on continue d'avancer et que les autres se soutiennent. On doute souvent, parce qu'on ne veut pas tous prendre le même chemin. Certains descendent de ma voiture et vont prendre l'autoroute. Mais on se retrouve toujours sur les airs de repos. Il y en a aussi à qui j'ai demandé de descendre. Trop directifs, trop différents... Mais j'y repense souvent en espérant qu'ils vont bien.

 

Les conditions climatiques ne sont pas toujours idéales pour le voyage. Quand il neige, je glisse et je perds le contrôle, le brouillard m'empèche souvent de voir où je vais alors je dois ralentir, et cette route n'est pas toujours en bon état. Beaucoup d'intersections, de déviations, et  parfois même sur cette route il y a des embouteillages. On trouve toujours une solution.

 

On s'arrête souvent. Quand on trouve un endroit agréable, on sort de la voiture et on va voir. On s'arrête dès qu'on peut. On visite un peu aussi. Parfois, on reste pendant quelques temps dans un endroit qui nous plait et il arrive qu'un passager décide de rester là, alors on lui souhaite tous bonne chance, et on reviens le voir dès que c'est possible.

 

Dans ma voiture, il n'y a personne assis à ma droite. Il arrive que quelqu'un s'y installe mais quand il s'aperçoit de ma façon de conduire, il essaye généralement de sauter en marche. Et puis il y en a qui veulent cette place mais qui ont un peu peur de là où ça va les mener. Alors je conduis seule. J'ai beaucoup de monde autour de moi dans cette voiture, et un jour j'aurais une personne qui pourra aussi prendre la relève de temps en temps et sur qui je pourrais m'appuyer pour prendre les décisions concernant le chemin, mais ce n'est pas pour tout de suite et je ne suis pas si pressée.

 

En attendant ?

 

Et bien en attendant, je roule. Je profite de tous ces rires, de ces petites crises, du paysage, de la musique, des discussions et de ce que j'apprends. On est bien tout simplement parce que chez nous on se respecte et on partage. Personne ne juge les autres.  Nous avons tous soif de l'inattendu, de découverte, de rêves. On fait confiance à la vie, on croit en elle et on se bat pour elle.

 

par Lilitociel publié dans : Question Existentielles
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Dimanche 15 avril 2007
communauté : Vive la féminité

Qu'est ce qui fait qu'on est attiré par quelqu'un ? Au premier abord bien sur, c'est le physique qui compte, l'allure générale, parfois des choses superficielles comme le look ou l'uniforme... Mais qu'est ce qui fait qu'une fois passés les premiers instants de contact on se dit " ce mec me plait" ? Non parce qu'il faut être honnete, on ne se dit jamais sérieusement "celui-là je me le ferais bien", on raconte que c'est ce qu'on se dit quand on s'apercoit qu'il n'y a rien d'autre à en tirer ( terme bien choisi).

Ce truc en plus qui fait mouche de façon plus ou moins constante, ça s'appelle le charisme, ou le charme comme vous voulez. C'est ce qui rend rationnel le fait que vous fondiez devant ce mec qui ne ressemble franchement pas à vos proies habituelles, c'est ce qui explique que vous trouviez craquant cet air de cro-magnon que vous détesteriez en d'autres circonstances, c'est ce qui vous fait lui pardonner qu'il n'ait absolument aucun goût vestimentaire.

Tous ses défauts pourtant si apparents, pour le moment vous vous en foutez, car vous êtes hypnotisée par ses yeux bleux, ou son accent exotique, ou son humour franc et insatiable... Vous vous dites que vous ferez bien une exception, que même s'il n'a pas l'air décidé à vous faire la cour convenablement, vous passeriez sans doute la seconde avec, juste pour le dépaysement.

Et pour être dépaysée, vous l'êtes : pas attentionné pour un sou, même pas super bien foutu, pas très bavard (tant mieux vu ce qu'il est capable de vous sortir en même temps), monsieur en plus compte rester dormir, parce que c'est plus pratique (ouais mais chez moi tu vois c'est pas une chambre d'hôtes, c'est pas pour dormir que je t'ai invité). Et il y a pire, il n'est même pas calin le matin, et finalement après s'être difficilement réveillé il se barre très vite, sans dire la moindre gentillesse...

Si vous êtes une fille normalement constituée vous vous dites immédiatement que c'est un tocard, que vous ne le reverrez plus, et qu'il faudrait peut-être vous montrer plus sélective lors de votre prochaine pêche aux mâles... Mais si vous êtes particulièrement névrosée, vous continuez à méditer sur le pourquoi du comment il ne vous traite pas comme la future femme de sa vie, vous continuez à échanger des textos ou des mails ambigus avec lui, histoire de vous mettre encore plus le doute, vous vous mettez sur la défensive, tout en le revoyant, et ça n'apporte rien, et ça rend triste...

Mais pourquoi tant de mauvais choix ? Parce que vous avez toujours conçu les relations amoureuses comme un combat impitoyable, que les attaques rendent plus croustillantes... Et les phases de l'amour sont comme les rounds d'un match de boxe, c'est celui qui est en attente, celui qui aime le plus qui se prend le plus de coups, et c'est la règle du jeu... En plus vous choisissez toujours l'ambiguité, le coté obscur de la gent masculine, pour mieux conforter la vision des hommes que vous avez toujours eu : les hommes sont tous des connards machos et lubriques, comme papa... Alors tous ceux qui pourraient contredire ce préjugé, les mecs biens, ce qui vous respectent, ce qui vous cajolent, vous les fuyez...

C'est sur qu'avec un système de pensée pareil (je vous l'accorde il est très particulier et assez pessimiste), le but du jeu sera de profiter des avantages qu'offre la féminité tant qu'on le peut encore, et si on peut en profiter pour filer quelques coups bas à leur égo surdimensionné, c'est encore mieux.   Et les sentiments ? Il n'en est pas question dans les temps à venir, vous ne vous sentez pas la force d'en assumer les contrariétés...

par Pandora publié dans : Melancholia (Monsieur T.)
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Jeudi 12 avril 2007
communauté : Relations amoureuses
 

Cette fois j’écris sans rancœur ni tristesse, juste un peu par nostalgie peut-être. J’aimerais te revoir, pour te parler, pour t’entendre, te comprendre mieux, et t’expliquer aussi. Pour te faire comprendre tout ce que tu ne m’as pas laissé le temps de te montrer, que je ne suis pas si sure de moi que je veux bien le faire croire, que je doute beaucoup, surtout face à toi et ton indifférence.

Je me suis sentie agressée par ton mépris, alors j’ai répondu par de l’arrogance et du cynisme, là où j’aurais du te montrer subtilement que tu avais tord, en suscitant un peu le mystère, mais je suis toujours trop impatiente, et je ne méritais pas que tu me dénigre de cette façon.

J’ai envie de te revoir pour te donner envie, pour que tu me trouves plus belle, plus détendue, plus passionnante, plus détachée, plus attachante. Je voudrais que tu change d’avis à mon sujet, je voudrais t’intriguer comme moi tu m’as intrigué, que tu sois un peu bluffé par toutes mes qualités.

En parlant de moi avec toi, je ne cherchais pas à me vanter, juste à susciter un peu de respect chez toi, je voulais t’impressionner d’être déjà si indépendante à mon âge, pour que tu comprenne que je ne suis plus une gamine comme tu me l’as reproché, que je suis plus cultivée que toi et pourtant bien moins blasée. 

J’aurais pu te montrer mes faiblesses, j’aurais pu te raconter la multitude de coups durs que j’ai accumulé au cours de ma courte vie, j’aurais pu te montrer que souvent je me sens bien triste à attendre un peu de tendresse des gens qui s’en foutent. Tu aurais pu deviner dans mes hésitations, dans mes prétentions que je cachais mal le fait que je me sens tres seule, que je pleure encore trop souvent, parfois à cause de toi, parce que tu m’as vraiment fait de la peine, parce que j’ai beaucoup de défauts mais je ne mérite pas qu’on me juge et qu’on me snobe comme tu l’as fais.

Je ne vais pas faire l’inventaire de tes défauts, j’en connais quelques uns mais je me dis que tu dois avoir certaines qualités que tu n’as pas voulu me montrer, parce que je ne représentais pas un défi, parce que tu n’as jamais fait aucun effort pour me plaire.

Mais j’ai encore mal au ventre quand je repense à toi, j’aimerais que ça parte, parce que je ne comprends pas pourquoi ça m’a tant marqué. Je te jure que j’ai rarement eu autant de peine, ce n’est pas justifié, et je t’en veux terriblement de prendre malgré toi cette part dans mon esprit, parce d’autres plus attentionnés, la mériteraient.

Je te déteste de tout mon cœur, et je suis sure que si un jour je te croise, je ne saurais pas te le dire, parce que je sentirais ton indifférence hautaine à des kilomètres…

par Pandora publié dans : Melancholia (Monsieur T.)
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Mercredi 11 avril 2007
communauté : Relations amoureuses

"Il faut qu'on parle"... ARRGGR !!!

J'ai souvent entendu cette petite phrase qui n'augure jamais rien de bon. Ca a commencé avec mon premier, qui après cette phrase dite devant les grilles du lycée m'a annoncé qu'il me quittait. Cet imbécile m'a sans doute traumatisée parce que depuis dès que j'entends ces quelques mots, je panique complètement et j'attends que la terre s'effondre sous mes pieds.

 

"Il faut qu'on parle" est polymorphe, il peut se retrouver dans "il y a des choses dont il faut qu'on discute", "je dois être sincère avec toi", "il faut mettre les choses au clair". Bref, peu importe la façon dont c'est dit... ce qui est toujours génant et qui met toutes les sirènes d'alarme en panique c'est cette petite phrase qui annonce une discussion unilatérale (l'un parle, l'autre subit).

Et bien oui, s'il avait un truc agréable à nous dire, il ne prendrait pas la peine de nous préparer avec un ton grave, parce qu'ils prennent tous toujours cette même voix grave, à croire qu'ils se sont passés le mot. Un ton grave en regardant leurs pieds, parfois ils se pincent les lèvres pour nous faire comprendre qu'ils sont mal à l'aise... 

Ils nous disent cette petite phrase, et après il y a un long silence. Arggg ! Ce qu'ils m'énervent quand ils se taisent, ils attendent quoi ? Qu'on les aident ? Qu'on disent à leur place ce qu'ils veulent ? Et bien non. Moi dans ce cas je me tais. C'est bien l'une des rares fois où je me tais d'ailleurs. Alors le silence est de plus en plus pesant, ça en devient presque ridicule.

"Il faut qu'on parle". Et là il nous annonce quelque chose qui le gène. C'est pour ça qu'il devait nous préparer. Cette phrase n'a qu'une fonction phatique, un peu comme le "Allô?" du téléphone. Elle établie le contact, mais mettant automatiquement la personne qui écoute en position délicate (ben oui c'est quand même elle qui doit entendre les trucs pas agréables). Il aurait pu faire abstraction de cette phrase, mais ça a du l'amuser de me stresser pendant 6 heures, ben oui moi j'étais en cours quand il m'a envoyé ce texto, alors jusqu'au soir j'ai envisagé toutes les possibilités de la création... même les plus farfelues ("je suis devenu homo", "je suis marié", "j'ai décidé d'entrer dans les ordres"). 

 

Généralement, à la fin de leur monologue, ils attendent une réaction. héhé... ils ont été sincères (qu'étaient ils jusque là ?) et maintenant il faut, après avoir entendu leurs confessions, qu'on réagisse et généralement ils s'attendent à une réaction bien précise. Des pleurs, des cris, un "moi aussi", une giffle... bref quelque chose. Mais généralement je suis paralysée. Ca donne donc quelque chose de ce style : "Je te remercie pour ce que tu m'as dit.... D'accord... OK". Le tout la machoire serrée, et la gorge nouée... mais je ne laisse rien paraître... c'est de sa faute, il n'avait qu'à pas me mettre dans cette position désagréable. Je n'y peux rien, je déteste ces situations où l'on parle des problèmes, de qui ça vient, de pourquoi et de quoi faire pour les résoudre... Alors j'acquiesse bêtement.

 

Mais j'aimerais bien savoir comment on ferait sans cette petite phrase. Parce qu'elle nous déculpabilise beaucoup. Après avoir dit cette phrase, on se sent obligés d'aller jusqu'au bout et puis ça nous donne du courage (on ne peut quand même pas dire "il faut qu'on parle" pour ne pas annoncer quelque chose de grave, sinon ça n'a plus de sens),  et puis ça montre aussi qu'on a été à l'origine de la discussion. C'est donc qu'on a implicitement laissé la possibilité à l'autre d'exprimer son point de vue. Bon, tout cela reste très relatif parce que quand on entend "il faut qu'on parle, je te quitte, j'ai trouvé une nouvelle copine, elle est géniale"... ça ne laisse pas tant que ça la place à la discussion. 

 

Et puis, un "il faut qu'on parle" montre quand même un manque de dialogue entre les deux personnes. Parce que s'ils n'avaient pas peur de ce que peut penser l'autre, s'ils se connaissaient bien, et qu'ils partaient sur la base d'une relation égalitaire, ils n'auraient pas besoin de se préparer à une discussion, ça viendrait tout seul...

par Lilitociel publié dans : De l'amour...
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