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Mercredi 23 avril 2008
communauté : Relations amoureuses

Quand je fais le bilan de mes relations amoureuses, qu'elles aies duré ou non, je remarque qu'elles ont presque toutes été liées à un quartier de Paris... Depuis mes 15 ans, je sillonne les rues parisiennes puisque j'ai toujours habité dans la région, et depuis 3 ans, je vis au coeur même de Paris. Je suis donc constamment amenée à passer par ses lieux attachés à des souvenirs, tristes ou heureux, et ainsi à me remémorer chacun de mes amants...



Saint-Michel : j'avais 15 ans, c'était mon premier amour, on s'était connu en internat sur la ligne C, j'habitais sur la ligne B, lui la ligne E, alors on se retrouvait le week end sur la place de la fontaine Saint Michel. Comme on n'avait pas d'argent, on longeait les quais, main dans la main (quel cliché !). Il m'a invité dans un de ces restos grecs du quartier latin pour notre première saint-valentin, on se prenait pour des grands, ça a duré quelques années... On a rompu dans le café face à la sortie de métro, il m'a dit qu'il voulait faire sa vie avec moi, et je lui ai répondu que je ne l'aimais plus.


Chatelet les halles : J'avais 18 ans, je séchais les cours pour le retrouver sur Paris, parce que l'on habitait loin l'un de l'autre, on s'était connu au stage théorique du BAFA. On se baladait autour du forum, on s'embrassait passionnément en plein milieu de la rue, au point de faire marrer les flics qui passaient, on faisait les fous dans la rue, on allait au ciné pour se pelotter discrètement car on dormait rarement l'un chez l'autre. Il m'a annoncé par téléphone qu'il voulait "faire un break" au bout de quelques mois, on s'est revu une dernière fois à Chatelet, on s'est embrassé fougueusement  pour la dernière sur un banc du quai du RER A, et je pleurais en même temps... On ne s'est jamais revu et je n'ai jamais compris la nature des sentiments que j'avais pour lui...


Montparnasse : J'avais 19 ans, je l'avais rencontré par Internet. Il était acteur, gentil, mais assez terre à terre. Notre relation sans sentiment était faite de discussions sur mes études auxquelles il s'interessait, et de ses rôles... Il m'a fait découvrir le restaurant japonnais, et quelques nouvelles pratiques sexuelles... Il habitait un appart à Montparnasse, je le rejoignait chez lui en rentrant d'un boulot saisonnier de secrétaire. Ca a duré un mois, le temps pour lui de gagner le surnom de "Monsieur Septembre" et d'inaugurer ma liste de fuckfriend. Je crois que malgré notre différence d'âge il s'était un peu attaché, moi pas du tout, et je ne l'ai jamais rappelé.


Gare du Nord : J'avais 20 ans, et j'ai connu la plus belle histoire de ma vie, pendant un an, où la passion, l'épanouissement sexuel et la complicité flirtaient dangereusement avec l'exclusivité et la destruction... C'était un artiste, un beau sportif, promis à une carrière internationale, on s'était connu dans une colo et d'une relation purement physique on en est arrivé à imaginer faire notre vie ensemble. Il habitait sur la ligne E et moi au coeur de Paris, parfois je l'accompagnait pour prendre son train et retourner dans sa famille en Picardie. On avait l'habitude de faire durer nos nos week end intense en fréquentant une des brasserie de la Gare, celle qui surplombe les trains eurostar...
                           Quand j'ai compris que nos vies allaient finir pas se séparer, j'ai préféré le trahir, pour moins souffrir de la perte... Je ne lui ai pas donné de nouvelles apres l'avoir trompé pendant quelques semaines en été. Quand on s'est retrouvé peu de temps après, on s'est tout raconté, on a fusionné pour une nuit seulement, comprenant que malgré notre amour, nos rêves respectifs nous éloignaient l'un de l'autre. C'est l'homme pour lequel j'ai eu le plus d'admiration dans ma vie. C'est aussi le plus bel homme que j'ai connu. De temps en temps on se donne des nouvelles... Il habite Bruxelles desormais, avec encore la Gare du Nord comme escale occasionnelle...



Rue Mouffetard :  Encore un homme  connu en colo ! Celui par qui la trahison arrive... Un  homme, un vrai, bien plus agé que moi, sans doute le seul qui soit resté presque indifférend à mes charmes... J'étais fasciné par sa distance, son air blasé, je lui ai consacré les six premiers mois de ce blog, uniquement parce que je me suis sentie rejetée par lui, donc insatisfaite ... Quelques mois après un premier recul de sa part, on s'est revu, dans un bar qu'il avait choisit, rue Mouffetard, on y a passé quelques heures à discuter, pendant lesquelles je ne pensais qu'à l'impressionner, à lui prouver que j'étais suffisament mature pour lui... 
                        On a passé la nuit ensemble, après que je lui en ai fait la demande pas du tout subtilement, il a accepté l'invitation avec si peu de reconnaissance que j'ai longtemps pensé qu'il n'en avait pas vraiment envie... Mais moi j'avais toujours autant envie de lui plaire, je lui ai écrit plusieurs fois mais il ne voyait aucun interet à tenter une relation avec une fille aussi différente de lui...
                       Chaque fois que j'ai été amenée à le revoir, j'ai regretté l'attitude que j'avais adopté à son égard, j'aurais aimé me montrer plus naturelle, plus modeste, plus humaine... On ne s'est pas vu depuis un an, pourtant je passe presque quotidiennement devant la rue Mouffetard, je l'emprunte de temps en temps, pour rejoindre la place de la Contrescarpe, où on s'était retrouvé, et je repense à lui, à ce naturel qui me plaisait tant et que je n'ai jamais retrouvé chez personne... Dans quelques mois, il quitte enfin Paris qu'il execre, ( notre principal point de désaccord) pour l'Amérique Latine...




Bibliothèque François Mitterand : Le dernier homme en date, celui qui m'a le plus décue, celui qui a le moins mérité ma passion pour lui, qui me parrait de jour en jour incarner la médiocrité et l'insignifiance... Je l'avoue je manque de recul. Mais je n'y peut rien, je bosse tous les soirs à la BNF, et quand je repense à cette rupture qui m'a rendue malade il y a quelques mois, je ressens juste un grand vide, car toute cette histoire n'a été qu'une mascarade, et je suis bien heureuse d'en être sortie.
                             C'est sur un banc de la station du M14 qu'il m'a embrassé pour la première fois et confié ses sentiments. C'est sur ce même banc qu'il m'a empeché de le quitter quelques mois plus tard en me promettant de quitter ma rivale. C'est au starbuck de la BNF qu'on a conclut peu de temps après qu'il n'en était pas capable et qu'il avait tout gaché...
                            Heureusement me direz vous que je n'ai pas continué à perdre mon temps avec un pauvre type qui choisit le lieu le plus déshumanisé de Paris pour me déclarer sa flamme puis bassement cracher dessus quelques mois plus tard... Dommage que sur la ligne 14 on ne puisse pousser personne sur les rails...

 
Voilà j'en ai oublié beaucoup, ceux qui n'ont pas vraiment compté, ceux à qui je ne pense qu'épisodiquement, davantage avec ironie, ou avec regret, qu'avec nostalgie... Je n'ai évoqué ici que ceux qui, à mes yeux, ont donné leur âme à un quartier de Paris... Ceux à qui je pense souvent, tout simplement parce que leurs rencontres ont influé sur ma façon de voir le monde, parce qu'elles ont participé à ma vision des hommes, de la sexualité et de l'amour....


Je dois vous avouer que je viens soudainement de prendre consicence de quelque chose :
J'aime davantage aimer que je n'aime les objets successifs et variables de mon amour...

par Pandora publié dans : Melancholia (Monsieur T.)
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Dimanche 20 avril 2008
communauté : Vive la féminité


Mise en situation :

Monsieur rentre tard depuis plusieurs jours... Bien plus tard qu'à l'habitude et sans aucune raison valable. Etrangement son portable, dont il ne se sépare jamais, est régulièrement éteint le rendant totalement injoignable, soit disant parce qu'il n'avait plus de batterie. Et puis il y a cette fille, "une copine", qui a l'air un peu trop présente.


On a toutes connu ça ! Ces affreux moments de doute où l'on se demande si notre cher Jules ne se serait pas trouvé une Juliette de plus pour occuper son temps libre. Mais, puisque nous ne sommes pas défaitistes et que nous sommes pleines de ressources insoupçonnables... on décide de trouver la preuve de cet hypothétique adultère.


Les hommes n'imaginent probablement pas à quel point nous pouvons être jalouses, et soupçonneuses.


L'avantage pour nous c'est que les nouvelles technologies nous aident beaucoup à "pister" notre cher et tendre. Plus besoin du trench et des grosses lunettes noires nous permettant de nous la jouer à la Columbo, maintenant nous bénéficions de google, des temporary internet files, des historiques de conversation.

Avouez le, vous avez toutes tapé sur Google le nom prénom ou pseudo que votre amoureux utilise, juste pour savoir s'il ne se serait pas rendu sur des blogs en laissant des commentaires, ou s'il n'en aurait pas un sans vous l'avoir dit. Vous avez aussi pianoté le nom de la fameuse "copine" pour savoir qui c'était, et d'où elle venait. Et depuis que vous avez trouvé sa page sur myspace ou facebook, vous vous y rendez de temps en temps... au cas où. 

Si vous êtes célibataire et que vous venez de rencontrer un homme, vous allez probablement vous rendre sur le net en quête d'une information qui ne collerait pas tout à fait avec ce qu'il vous a raconté. Peut être trouverez vous une page vous indiquant qu'il est marié ou en concubinage.

Pire... si vous vous retrouvez seule chez lui, ou que vous vivez ensemble, vous avez découvert où chercher les informations sur son disque dur. Alors que vous paniquez dès que vous devez vous occuper des dossiers système de votre ordinateur... vous avez parfaitement assimilé les techniques pour trouver une information dans le sien, chercher dans les historiques, les dossiers cachés, les fichiers temporaires... etc. Vous avez d'ailleurs découvert que la fameuse "copine" n'est en fait qu'une simple amie qui était au collège avec lui, et depuis elle est devenue lesbienne... ce qui vous rassure énormément.


Mais, si malgré toutes vos investigations vous n'avez rien trouvé, votre doute est toujours présent... et malheureusement vous ne pouvez pas vous empêcher d'y penser... Vous êtes tombée très bas, fouillez par inadvertance dans ses poches, posez des tonnes de questions insidieuses, devenez une habituée des crises de jalousie déraisonnables... et lui, il commence à être particulièrement agacé par votre paranoïa permanente.


Le résultat, c'est qu'au lieu de vous préoccuper de votre histoire d'amour, vous avez passé votre temps à tenter de trouver une raison de la détruire. S'il vous trompe... il est probablement suffisamment habile pour le cacher (je parle en connaissance de cause) et dans ce cas, la seule chose que vous pouvez faire c'est de lui montrer à quel point vous êtes fantastique pour qu'il regrette. Et s'il ne vous trompe pas... imaginez deux minutes ce qu'il peut ressentir quand il voit le manque de confiance que vous avez en lui.

 

 

par Lilitociel publié dans : De l'amour...
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Samedi 12 avril 2008
communauté : Coup de gueule !

Depuis quelques temps je m'interroge, je m'étonne, je reste sans réponse face à certaines attitudes masculines bien étranges et contradictoires...


 Pourquoi donc ce garçon qui a passé l'année à m'observer dans l'amphi, et qui sait qu'on ne se reverra peut être jamais après ces concours, se contente-t-il de me fixer du regard 4 jours d'affilée, sans venir me parler ?


J'ai une petite question, pourquoi est ce que j'attire systématiquement les remarques lubriques des hommes, quelque soit ma tenue ? Quand je suis en jupe moulante, que des hommes en costard me mattent discretement, c'est compréhensible, que des flics me disent "mmm, sportive, quand je monte des escaliers quatre à quatre en talons (et sans tomber ! ) ça l'est un peu moins... Mais quand je suis en pantalon de tailleur tout simple, sombre et même pas moulant et que je me prend trois remarques dans le métro dont le "corps sublime ! " d'un touriste japonais, là je ne m'y attend pas, et je retourne pour savoir si c'est bien à moi qu'on parle...

Et pourtant, je ne suis vraiment pas un canon, je vous le promet, je suis normalement jolie, et j'essaie de sortir de l'ordinaire en m'imposant 10 minutes de maquillage le matin, tout en restant naturelle...


Une autre interrogation me travaille : pourquoi une esquisse de sourire est-elle  interprétée comme un appel sexuel ? Dois-je me forcer à faire la gueule pour ne pas être taxée d'être ubne allumeuse ?


Autre chose, vous allez me dire que j'abuse avec ma quete de réponses, mais pourquoi les mecs que j'attire sont-ils généralement des menteurs et des mecs à l'égo surdimensionné, ou tout simplement des cons qui cherchent juste à s'enoyer en l'air ? Et les mecs intelligents, humbles et attentionnés, je les repousse ou quoi ? Ont-ils peur que je les dévore ?

Une dernière petite question, et après je vous laisse tranquille, promis : à votre avis pourquoi suis-je encore célibataire ? J'aimerais comprendre... Et n'osez pas me répondre que c'est parce que je le veux bien, ça c'est faux !

par Pandora publié dans : Un peu d'humour...
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