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Jeudi 31 mai 2007
communauté : Sexualité et Humour

Je ne sais pas exactement si c'est tres répandu, mais je passe la moitié de mon existence à me faire des films... Ce n'est pas que ma vie soit particulierement ennuyeuse, ou pathétique, mais je me plais simplement à m'en inventer une meilleure chaque fois que je le peux, dont le scénario change tout le temps, mais impéccablement mis en scène, comme au cinéma.


Je viens de me faire jeter par un mec auxquel j'étais vraiment attachée ? Pas de problème je ferme les yeux et j'imagine une vengeance : je me tape sa nouvelle copine et lui est tres malheureux... 

Quelque chose de plus subtil ? Bon alors quelques mois plus tard je le croise dans la rue, il tombe immédiatement amoureux de moi, on couche ensemble puis je le jete... 

Moins pueril ? Je rencontre un homme merveilleux qui est fou de moi, et je m'aperçois que c'est son meilleur ami, et il est tres jaloux...

Oui mais ce que je veux en fait c'est l'avoir lui... Si y'a que ça, je peux tres bien choisir de plaquer sa copine ( ou son meilleur ami selon la version) pour revenir avec lui... Non c'est trop facile... 

Et si tout simplement il se réveillait un jour tres amoureux de moi et qu'il ait toutes les peines du monde à me convaincre que cette fois-ci on vivrait une superbe histoire... Mouais pas tres crédible...

Et si je le retrouvais un soir en rentrant du boulot à m'attendre devant chez moi pour m'inviter au resto ( ça tomberais d'ailleurs le jour où je serais hyper bien épilée et toute pimpante). Sympa, mais encore moins probable...

Ou plus sobrement on se croiserait dans une soirée parisienne et il serait super content de me revoir, et on finirait la nuit ensemble... 1 chance sur un million qu'on sorte dans les même endroits...

Bon alors si on se retrouvait dans trois ans à bosser dans la même boite, par hasard, et qu'on aurait beaucoup changé, et que je lui plairais, et on ferais l'amour tout le temps, et on ferais même des bébés ( soyons  fous !)

Mais au juste pourquoi je perds mon temps ( un temps fou d'ailleurs, la totalité de mes temps de transports, et la moitié de mes nuits) à imaginer de jolies issues à une histoire qui n'a jamais existé et qui n'existera jamais ? Est-ce que j'en ai vraiment envie ? Après tout, il n'est pas extra physiquement, est loin d'être brillant ou particulièrement gentil, n'a pas un caractère tres original, il est somme toute tres banal. Sa seule distinction c'est de ne pas s'être interréssé à moi... Finalement je crois que je souhaiterais seulement qu'il me vois en couple avec un mec bien mieux que lui...

Bon alors dans 6 mois au bras d'un beau métis musclé au yeux bleux agrégé de littérature qui m'appelle mon amour...  Quoi ça n'existe pas ? Mais je vous emmerde on est dans mon film là je vous signale !

par Pandora publié dans : Melancholia (Monsieur T.)
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Mercredi 30 mai 2007
communauté : BLOGS, en parler ...
anti_bug_fckJe crois que, comme dans tout pacte autobiographique, je dois concéder au lecteur ce qui me pousse à me raconter, et à me vanter de mes pires faiblesses : mon égocentrisme. 

C'est le principal trait de mon caractère, et je suis tout à fait consciente que c'est ce qui explique que beaucoup de personnes n'apprecient pas ma compagnie, surtout quand cela se conjugue à prétention surdimensionnée. 

Que voulez-vous depuis que je suis petite, je me suis toujours imaginée que je valais mieux que les autres, que je méritais d'attirer l'attention, sans jamais m'interesser aux qualités de ceux qui m'entouraient. A trois ans, j'étais le clown de la famille, la petite dernière qui attire toutes les bienveillances à renfort de battements de cils et de caprices tyranniques. A Six ans, après que mes parents ait été convoqués parce que j'avais mordu jusqu'au sang un camarade ( il ne me trouvais pas assez belle), mon père a enfin osé me dire "Fanny tu dois comprendre que tu n'es pas le centre du monde". Il faut croire que je n'ai toujours pas reçu le message...

Mon caractère d'enfant et d'ado me fait penser à un personnage de livre d'enfant, Mélanie Pilou, qui veut tout, qui sait tout, quitte à hurler pour obtenir ce qu'elle exige... Dans mon cas j'étais plutot du genre à ruser, à monter toute un groupe contre quelqu'un, juste pour affirmer mon petit pouvoir... 

Dans tous les lieux que j'ai fréquenté, écoles, colonies de vacances, collèges, lycée, il a toujours fallu que j'intègre le groupe des gens populaires, et si je n'y parvenais pas, je me débrouillais pour me démarquer en ne me départissant jamais de mon manteau de vanité... Quitte à mépriser certaines personnalités sans doutes tres interessantes.    


Vous allez me dire mais ou est la moralité dans cet aveu ? Ca vient : je n'ai compris que tres recemment que j'étais loin de faire partie du haut du panier. Mon impression de supériorité n'est qu'une facade pour combler un besoin de reconnaissance, que je n'obtiens jamais, car j'agace, donc je suis toujours insatisfaite, donc je tente toujours d'en prouver plus à ceux qui m'entourent, même si je dois jouer un rôle pour cela, c'est un cycle tragique n'est-ce pas ? 

Le pire c'est que cet orgueil irrepressible est le même que celui qui a gaché la vie de mon père, à force de toujours se considérer comme trop bien pour les autres. Et ce lourd héritage m'empeche d'acceder à quelques moments de bonheur : me faire apprécier des gens que j'admire, me faire aimer de ceux qui me plaisent, parvenir sereinement à me faire une place dans le monde des adultes... 

Oui parce que le problème c'est que je ne supporte pas la vanité chez les autres, et oui j'ai bon gout, je n'apprecie que les gens bien... Le problème c'est que je suis de celles qui se la pètent, et que les gens bien n'aiment pas beaucoup ça... Donc à part Lilith, sa famille et ma propre famille, qui avec la tendresse des âmes saintes me pardonnent ces excès d'orgueil, je ne parviens à me faire appécier que par les arrivistes égocentrés, ce qui ne m'aide pas à me reconvertir dans l'altruisme...

Donc oui, JE SUIS DE CELLES QUI SE LA PETENT, mais même après de grosse baffes (sentimentale pour la dernière) je ne parviens pas à me soigner, je crois que c'est un mal incurable...
  
par Lilitociel et Pandora publié dans : Question Existentielles
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Mercredi 30 mai 2007
communauté : Sexualité et Humour

A la fin d'une histoire d'amour, entre deux sanglots à peine étouffés dans les bras de sa meilleure amie, on entend souvent des paroles qui se veulent réconfortantes mais qui, à force, finissent par faire rire plus qu'autre chose. Celle qu'on a tous entendu au moins une fois c'est la fameuse "un de perdu, dix de retrouvés".

C'est idiot mais on la dit assez facilement à une amie qui vient de se faire quitter, juste pour combler les blancs laissés par la reprise de sa respiration, et on l'entend tout aussi souvent quand on ne sanglote pas assez fort pour couvrir les paroles réconfortantes de notre amie. Pourtant une telle phrase est si aberrante que je suis encore surprise qu'on puisse la dire ou l'entendre. 
 
 
En effet, quand on vient de se faire quitter, la simple idée de devoir remettre le couvert dix autres fois est totalement paniquante. Vous imaginez ça  recommencer dix nouvelles histoires alors qu'on a du mal à se remettre de la rupture encore toute fraîche à en juger par les larmes qui coulent sur nos joues... ça a de quoi traumatiser les plus courageuses d'entre nous ! Il ne manquerait plus qu'on nous dise "un de perdu, dix identiques retrouvés" et là franchement c'est pousser au suicide.
 
 

Bon, mis à part le fait que retrouver une relation n'est pas la première idée qui vienne à l'esprit lors d'une rupture, l'idée que dix autres bonshommes pourraient remplacer celui qu'on vient de perdre est totalement utopique ! Une fois de plus je vais être sincère et vous annoncer que non, on ne remplace pas un ex par dix nouveaux gaillards, aussi bien soient ils. 

Mon ex savait réparer une voiture et aujourd'hui il me manque un peu parce que la voiture de maman fait un bruit bizarre à l'arrêt... mais je ne peux quand même pas le rappeler pour lui demander de la réparer (même s'il me doit bien ça !). 

Il me manque aussi parce que c'était mon meilleur ami et qu'il était là pour tous les moments importants de ma vie. Maintenant que je viens d'avoir mon permis, je ne peux même pas l'appeler pour le lui dire et l'entendre me répondre de faire attention au volant parce qu'il s'inquiète pour moi (et pour les autres).

Ses maladresses aussi sont des choses qui me manquent, tout comme sa tendresse, son rire et sa voix. Avec lui j'ai enfin su ce que c'était que faire l'amour, au sens noble du terme, je me sentais en sécurité auprès de lui et c'est étrange de se dire qu'un jour ce sera un autre qui devra m'inspirer ce sentiment. 

Alors même si c'est moi qui lui ai demandé de ne plus le revoir et de ne plus entendre parler de lui, pour le bien être de ma santé mentale, il m'arrive de regretter qu'il soit aussi consciencieux dans l'application de mes dernières volontés. 
 

Qu'on ne me sorte plus "un de perdu, dix de retrouvés" parce que je sais parfaitement que je ne retrouverai plus une telle relation encore moins de dix autres du même acabit. Sans doute parce que j'espère mieux, que je mérite mieux et que j'attends mieux. En bref, lors d'une rupture tout ce qui se passe c'est la fin d'une histoire, on perd ce qu'on avait ou que l'on pensait avoir. J'ai donc perdu mon meilleur ami... ainsi va la vie.

Résultat de l'opération : un de perdu = un de perdu.

par Lilitociel publié dans : De l'amour...
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Lundi 28 mai 2007
communauté : Relations amoureuses

A entendre ceux qui sont autour de moi, l'amour est une chose bien compliquée. Tout le monde l'attend, le désire ardemment, le recherche, mais peu de personne en sont satisfaites. Combien de personne connaissez vous qui ne se plaigne pas de son (sa) partenaire, de son manque d'attention, d'écoute, d'encouragement, bref de son imperfection ?

Alors d'où vient le problème ? Comment est ce que cela se fait qu'une personne recherche désespérément un partenaire, et que dès qu'elle le trouve elle commence à se plaindre de tous les maux ? J'ai une théorie qui pourrait expliquer le fait que la plupart des relations amoureuses soient vouées à l'échec. 

La personne qui attend une relation amoureuse, projette sur sa relation attendue la concrétisation de nombreux rêves éveillés : une fois qu'elle aura un amoureux, elle pourra aller au cinéma avec lui, elle pourra rentrer le soir et avoir une relation complice, il la soutiendrait, lui offrirait des cadeaux... etc. Il comblerait toutes ces imperfections et rendrait sa vie plus belle. Voilà pourquoi se plaignent ceux qui sont célibataires, leur vie leur parait fade sans quelqu'un à leur côté. 

Sauf que le problème arrive bien vite... 

L'autre n'est pas parfait et la relation bat vite de l'aile... soit il faut faire des compromis, soit mettre fin à la relation. Et à la fin de l'histoire d'amour c'est toujours l'autre qui est coupable : coupable de ne pas avoir été à la hauteur, coupable d'être imparfait, coupable d'être trop ceci ou trop cela... 
 
 
Alors le mieux est sans aucun doute de ne rien espérer de l'autre et de ne pas attendre qu'un autre nous sauve et nous aide à commencer notre vie. J'ai du mal à comprendre les personnes qui ne savent pas vivre seule, qui passent d'une relation à une autre sans apprécier le fait d'être seule de temps en temps. Comment est ce qu'on peut espérer être heureuse avec quelqu'un si nous ne sommes pas heureuse seule? 

Je connais une personne qui attend que son mec l'aide à s'aimer telle qu'elle est, puisque seule elle n'y arrive pas, sauf qu'elle tombe constamment sur des hommes qui la font douter un peu plus. Ca la rend à chaque fois un peu moins sûre d'elle, mais elle continue d'attendre que l'autre soit celui qui va l'aider.

Plutôt que d'attendre que quelqu'un nous aide à embellir notre vie, si nous agissions simplement par nous-même. Nous ne pouvons tout de même pas exiger de l'autre qu'il soit un prince charmant qui fasse de notre vie un rêve, ce serait créer une relation de dépendance et d'attente.  C'est à nous d'arriver à être accomplie et heureuse seule et de le partager après avec l'autre. Enfin, il me semble que si on est bien dans ses pompes il est plus facile d'aimer... non ?

par Lilitociel et Pandora publié dans : Putains de Princes Charmants
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Vendredi 25 mai 2007
communauté : Trentenaire

Je parle souvent ici des différents risques encourus pour chaque acte de nous effectuons. Mais quand est-il réellement ? Savons nous prendre des risques ou ne faisons nous que rêver à ce que pourrait être notre vie ?
 
Pandora l'a déjà dit, elle rêve d'être "maîtresse d'histoire", pourquoi pas avoir une jolie maison, un salaire suffisamment important pour garnir son dressing d'une bonne centaine de chaussures, manteaux et autres accessoires. Elle voudrait des enfants et pourquoi pas, un père et mari qui serait à la hauteur. 
 
Moi, je rêve. Je me vois directrice d'une maison d'édition ou rédactrice en chef, je vivrais en France ou ailleurs, je me vois bénévole dans une association humanitaire au Mali, je me rêve mère accomplie et amante surprenante. Toujours en délicatesse avec ma banquière parce qu'il faut bien assouvir mes envies de spectacles, voyages, chaussures et livres. 
 
 
Mais pour en arriver là, il va falloir prendre des risques. C'est beau de rêver. Jusqu'à 20ans, on peut toujours dire "je serais pilote de ligne" et voir un regard admiratif dans les yeux de notre interlocuteur. Passé 20ans, les gens nous attendent au tournant, les paroles c'est bien beau, mais ce qu'ils attendent c'est des faits. 
 
Alors il faut prendre des risques. Il faut commencer à envoyer des CV pour obtenir un stage, parce qu'on est suffisamment lucide pour savoir que Gallimard ne nous a pas attendu. Il faut commencer à mettre de l'argent de côté pour penser à s'acheter une voiture, simplement parce qu'en vieillissant c'est normal d'avoir une voiture. 
 
Il faut penser à utiliser ses contacts, à sortir un peu de la bulle qu'on s'est construite durant les années de lycée et de fac, et à voir un peu plus loin que le bout de son nez. On a plus de chance de s'en sortir dans le milieu de l'édition si on fréquente les endroits où sortent les éditeurs, que si on va dans les soirées étudiantes... alors il est temps qu'on y aille. 
 

Voilà, c'est tout ça grandir. Je dois juste arrêter de rêver et penser enfin à mettre en place mon avenir. J'ai l'habitude de réussir ce que j'entreprends, simplement parce que je ne me suis pas encore attaquée à quelque chose de grand. J'ai peur de ne pas réussir à accomplir mon rêver alors je préfère me contenter de ce que j'ai... et continuer à rêver. 
 
Mais à force de ne rien tenter, je vais me réveiller à 30ans surdiplômée parce que je n'aurais pas osé entrer dans la vie active, je n'aurais toujours pas participé au moindre concours de nouvelle de peur d'être lue, je serais complètement hébétée par ma vente des WE effectuée pendant 15ans parce que je n'aurais pas osé changé de boulo... et je passerais complètement à côté de ma vie, pour conserver une pseudo-tranquilité qui n'est pourtant pas faite pour durer. 

Promis... je vais m'y mettre sérieusement et je vais l'écrire cette nouvelle !

par Lilitociel publié dans : Question Existentielles
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Mardi 22 mai 2007
communauté : Trentenaire

J'ai 65 ans aujourd'hui. Je me lève et, malgré mes amphétamines anti-vieillissement, qui ont été légalisée par la Grande République, mon dos me fait mal. Je vais faire ma toilette dans mon aspetiseur laser. Très pratique ce truc, de mon temps on se lavait encore à l'eau, et je regrette un peu l'odeur parfumée que laissait le gel douche sur la peau. Les parfums ont été interdits il y a vingt ans, car il accentuaient les différences entre les citoyens de la Grande République. Je fume ma cigarette dans le renfoncement qui m'abrite des caméras de la  Sécurité Libertaire, car c'est aujourd'hui un "Crime contre l'Organisme" de consommer des produits nocifs, mais je parviens encore à me procurer des black devil au marché noir. 

J'ai le temps de regarder mes photos d'instants de vie avant d'aller effectuer mes deux heures de travail journalières. Ce système de photos-mémoire, c'est l'une des plus belles inventions de notre temps : il suffit de brancher un port usb sur notre puce placée dans la nuque pour retrouver en un clic une image de notre passé. 

Hiver 2048 : une photo de Lilith et moi, avec ces 4 filles, elles sont belles comme le jour... Lilith est devenue une grande écrivain à succès, elle produit aujourd'hui des nouvelles érotiques, clandestines, car les pratiques sexuelles ont été jugées aliénantes à l'avènement de la XIème République, en 2031. On se voit un peu moins depuis qu'elle s'est installée sur le satellite Kappa de Jupiter avec son 6ème mari, mais on discute toujours par msn.

Ete 2022 : ma dernière année en tant que prof d'histoire, j'y repense avec beaucoup de nostalgie, même si c'était un peu éprouvant de faire classe pour 320 élèves, nous pouvions encore évoquer les richesses des civilisations passées. Aujourd'hui je suis instructrice en savoir théorique : je fais commenter les textes qui ont été jugés "utiles au bien commun" (autant vous dire que Baudelaire et Freud en sont absents). Je suis aussi autorisée à  évoquer les régimes politiques de l'antiquité, et du XXème siècle, pour mieux faire comprendre aux jeunes supériorité la de notre système de gouvernement : La République de droit divin à alternance bi-annuelle.

Puis je passe en diaporama les visages de tous les hommes que j'ai connu, de ceux que j'ai aimés, de ceux que j'ai méprisés, de ceux que j'ai admirés en secret, de ceux qui m'ont émue... Je n'ai jamais réussi à faire confiance à un homme, en tout cas jamais assez pour fonder une famille. Cette indépendance m'a permis de vivre beaucoup d'expériences, j'ai évolué dans de hautes sphères professionnelles, et mes économies m'ont  permi d'acquerir un deux pièces en sous-sol, à seulement 50 mètres de la surface, un luxe de nos jours ! La lumière du soleil me manque un peu parfois, et je me rends dans les musées aquariums pour observer à travers une vitre les paysages naturels, qui ont repris leur aspect sauvage depuis que les humains ont restitué son territoire à la grande Mère Gaia. 

La maternité m'a manqué, et même si j'ai pu voir grandir les filles de Lilith, je n'ai jamais pu combler se manque... J'aurais pu acquerir un humanoide optimisée, formaté selon mes caractéristiques génétiques, mais je ne peux pas m'empecher de les considérer comme des machines même s'il sont dotés d'un processeur Intel Emotions... Je suis peut-être vieux-jeu mais pour moi, un enfant ça se fait avec un pénis et un vagin, je pourrais prendre pour 3 mois rééducation pour l'emploi de ce vocabulaire prohibé, mais que voulez-vous j'ai toujours eu une âme contestataire...

Finalement, maintenant que les livres et la navigation internet ont été interdits, je suis bien contente de pouvoir constamment me plonger dans le passé à travers ces "photos-mémoire", ça me permet de revivre virtuellement tous les moments heureux de ma jeunesse, même si j'aimerais pouvoir changer toutes les erreurs que j'ai commises... 

Au journal télévisé Officiel ils ont annoncé l'arrivée prochaine d'un logiciel révolutionnaire qui nous permettra de vivre ou revivre à l'infini les scénarios améliorés de notre passé : il suffira d'y penser très fort, et je pourrais refaire l'amour dans mon esprit avec mes grands amours perdus, je pourrais me faire aimer de ceux qui me plaisaient, je serais plus belle, plus douce, plus équilibrée, plus altruiste, je pourrais même avoir une fille métisse avec mon homme, elle s'apellerais Nina, elle aurait un regard curieux, et des rêves pleins la tête... Je pourrais vivre 22 h sur 24 dans ce monde là, peut-être même que je pourrais y tomber amoureuse d'un prince charmant calibré spécialement pour moi...



Est-ce qu'en vivant avec des remords on s'en sort ? 
Est ce qu'on existe encore quand on dort ?

par Pandora publié dans : Question Existentielles
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Lundi 21 mai 2007
communauté : Relations amoureuses

Je vous parlais recemment de la sensation d'avoir des papillons dans le ventre... Mais dans d'autres circonstances, la relation coeur-ventre se manifeste également. Le ressenti est parfois plus intense que de simples papillonnements, il vous retourne complètement, il vous fait avoir des sueurs froides, ou des douleurs terribles.

La première fois que j'ai ressenti ce chamboulement, j'avais 15 ans, je sortais en secret avec un garçon de qui j'étais éperdument amoureuse depuis des mois. A une heure où nous n'avions rien à faire dans les couloirs du lycée, nou nous sommes croisés, mais face à deux salles d'étude pleines de lycéens, alors il m'a simplement fait un clin d'oeil, et c'est juste ce petit signe qui m'a troublée, j'ai senti mon coeur se soulever dans ma poitrine et mon estomac faire des looping...

La seconde fois c'est quand il m'a larguée un an après (notre première rupture sur cinq au total) sur le moment je  n'entendais plus sa voix au téléphone, je n'ai pas pleuré, je n' y croyais pas, je suis retournée normalement en classe le lundi matin, et juste avant d'entrer, j'ai appris par une copine qu'il avait couché avec la soeur de son meilleur ami.  L'amour de ma vie avait fait ça et m'avait largué juste après... Je suis tombée dans les pommes et je suis allée gerber au toilettes, tout en piannotant les textos les plus insultants et les plus desespérés de toute ma vie...

Cette sensation je ne l'ai retrouvé qu' à 20 ans, quand j'était folle amoureuse d'un garçon merveilleux mais aussi colérique que moi... A chaque dispute, à chaque menace de rupture, je ne dormais pas, je pleurais toutes les larmes de mon corps, je ne mangeais plus, mais on passait notre temps à se dire qu'on s'aimait, peut-être pour s'en convaincre... Le point culminant c'est quand après une violente dispute il m'a dit qu'il n'en pouvait plus et que je l'ai viré de chez moi, j'ai du lui courir après pour le rattraper et le supplier, en plein milieu d'un des grands boulevards parisiens, de ne pas me quitter, je croyais que j'en mourrais... Pourtant quand je l'ai trompé puis largué deux mois après, ça m'a juste laissé un gros vide, ça m'a enlevé un poids, ça a pris un peu de mon âme aussi. 

Depuis je n'ai expérimenté que l'aspect négatif de ce mal de ventre, celui qui s'accompagne d'un serrement de gorge, qui fait qu'on a du mal à respirer, parce qu'on pleure sans pouvoir s'arrêter de penser encore à quelqu'un qui nous a déja oublié, parce que ce qui nous fait le plus mal, ce n'est pas de ne pas avoir réussi à s'en faire aimer, c'est de ne pas parvenir malgré tous les partenaires successifs d'une ou plusieurs nuits, à pouvoir l'ajouter aux "affaires classées".
  

"Récemment, je me suis fait la réflexion
Finalement, notre situation
Me plaisait et sans jamais une discussion
Sans y avoir fait vraiment attention
Je t'aimais d'amour, je t'aimais mon amour
Et je voulais te le faire savoir
Te dire que j'étais prêt à construire, que je voulais y croire..."

 

par Pandora publié dans : Melancholia (Monsieur T.)
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Mercredi 16 mai 2007
communauté : Humour de tout genre

Tous les hommes vous le diront "peu importe la taille du bateau, c'est le mouvement de la houle qui compte". Alors peut être que je vais provoquer une crise auprès de la gente masculine, mais vos excuses toutes prêtes ne sont pas toujours réalistes, et je suis navrée de vous dire ça mais la taille de votre Joujou compte aussi pour nous. Alors arrêtez de le comparer avec ceux de vos amis d'enfance et de jouer à celui qui a la plus grosse, et prenez juste conscience de vos atouts ou faiblesses afin de compenser. 
 
Je vais donc vous faire une petite encyclopédie non exhaustive des Charlies qu'on croise le plus aisément et vous faire part des réactions qui ont pu être les notre (je parle ici au nom de Pandora et de moi-même) lorsque qu'on se retrouve nez à nez, excusez l'expression, avec votre Choupette. 

Pour une question de référencement sur les moteurs de recherche plus que hasardeux, je me vois forcée d'éviter d'utiliser le mot P****, sous peine de nous voir catalogués au rang des sites peu recommandables, j'utiliserais donc une belle métaphore qui, vous verrez, se prête très bien à la comparaison.
 
 
Lors de notre voyage sur la route des plaisirs, il nous est arrivé de croiser différents véhicules, tous ayant des inconvénients et heureusement des avantages. 

Tout d'abord il y a la citadine, qu'on pourrait associer à une C3, ou une 307. D'un gabarit plutôt moyen, elle est maniable et plutôt agréable à regarder et à rencontrer. La citadine est celle que l'on voit le plus souvent, assez tonique mais pas trop, une endurance raisonnable, elle n'est pas réellement faite pour les longs voyages mais sait s'adapter à toutes les situations.
 
Il y a également les Smart ou les twingo. Celles ci ne sont franchement pas très grandes et n'ont pas beaucoup de punch. Alors je suis d'accord elles se garent partout et sont très pratiques, mais est-ce qu'on leur demande réellement de se garer ou plutôt de rouler ? 
 
Celles qui font rêver pourraient être les sportives. Puissantes et jolies, leur plus grand avantage fait leur faiblesse : elles sont rapides. Il arrive qu'elles aillent tellement vite qu'on ne les voit même pas passer, et il faut avouer que c'est plutôt dommage, on aurait bien aimé qu'elles s'arrêtent deux petites secondes, histoire que nous aussi nous puissions en profiter.
 
Pour les aventurières, je pourrais oser vous recommander les tous terrains. Bon, il faut que je précise que c'est pour les amatrices de sensations fortes, et seulement pour elles, parce qu'on ne sait jamais où elles vont s'arrêter, quel chemin elles vont emprunter, et surtout qu'elles en sont les limites. Mais les surprises peuvent être agréables ou non… mais au moins ça étonne.
 
 Je vois déjà certains penser que tout ce qu'on attend c'est une limousine. Alors je vous arrête tout de suite, avez vous déjà vu une limousine circuler en ville ? Ce n’est pas particulièrement indiqué, ça prend beaucoup (trop?) de place et ce n'est pas fait non plus pour de longs périples. C'est imposant par la taille, pas franchement par les performances. 

Bon à choisir entre la limousine et la semi-remorque, la question ne se pose même pas. La longueur passe encore, mais si en plus il doit y avoir une largeur excessive et une maniabilité aléatoire, ce n'est même pas la peine d’essayer. 
 
Il nous reste les berlines. Celles là sont presque idéales. Grandes mais pas trop, puissantes, utilisables en ville, ou sur de longs trajets... comme dirait la publicité elles sont "née pour séduire". 
 

Maintenant si chaque homme qui a lu cet article cherche à savoir s'il est dans la tranche des berlines, j'ai juste envie de leur dire que finalement vous serez toujours moins bien qu'un autre, alors si vous vous débrouillez juste pour satisfaire votre dulcinée, et que vous arrêtiez de jouer à la courte paille avec vos amis... tout le monde s'en porterait beaucoup mieux.

par Lilitociel publié dans : Du plaisir...
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Mardi 15 mai 2007
communauté : Trentenaire

N'avez-vous jamais été pris dans votre vie d'une fièvre acheteuse ? De celle qui est capable de vider vos comptes d'épargne, qui vous culpabilise quand vous ne savez où ranger vos nouveaux achats, et qui vous donne pourtant envie d'acquerir encore plus...

Il s'agit indubitablement dans ce cas précis de combler un manque, affectif sans doute, de motivation générale plus certainement, alors on se raisonne en se disant qu'avec le capital dilapidé en cuir, viscose, satin et soie (mes textures préférées) on aurait sans doute pu racheter la dette du tiers-monde, en partie du moins.

Pour vous donner un ordre de valeur, mon budjet fringues actuel est presque trois fois supérieur à mon budjet bouffe (et pourtant je ne me prive pas spécialement en ce qui concerne l'apport alimentaire...). En cela je suis une vraie fille, égoiste et superficielle à souhait...

 

Mais je possède une autre particularité féminine, dans mon cas poussée à l'excès : l'envie. Déjà à 5 ans, j'avais arraché un ongle à une petite Jennifer blonde au yeux bleux, parce qu'elle avait le malheur de les avoir verni en rouge, alors que les miens étaient sales et rongés...

Aujourd'hui quand je croise une touriste hollandaise qui se ballade en short dans les rues de Paris avec de fines jambes douces et bronzées, je pense "qu'elle garce d'exposer ainsi sa perfection, en plus elle n'a aucun mérite pour son épilation idéale, elle est blonde..."

 

Mais attention mon envie peut toucher n'importe qui :

-une gamine de 15 ans qui possède le nouvel ipod nano (alors que mon vieux ipod mini peine à s'allumer)

- une vielle assise dans le bus alors que j'agonise depuis 20 minutes perchée sur mes talons aiguilles (en plus elle pue et elle a l'air méchante)

- un bambin de 10 ans qui s'empiffre d'une glace haagen daas au cinéma ( moi aussi j'ai faim, mais il faut que je puisse entrer dans mes jeans)

- une starlette fashion fluo (genre lampadaire) au bras d'un belatre antillais, aux lèvres sexy ( le mec pas la starlette, quoique...)

- une trentenaire, habillée classe, et bien foutue, et qui ne se sent pas du tout dépassée par la gestion de ses trois superbes têtes blondes, qui sont sage comme des images (pourquoi j'ai l'intuition que si je me reproduis, mes "minimoi" auront la fougue des gremlins ?)

- une étudiante de mon age au parfait look vintage : botte, ceinture et sac en cuir vieilli assorti, avec une superbe tunique sur un jean slim qui lui va à ravir... et le pire c'est que cette conasse n'a même pas besoin de maquillage, un vrai teint de rose...

 

Soudain, une illumination, je croise l'homme de ma vie potentiel, un grand blond avec un splendide regard bleu profond, looké comme un dieu (décontracté mais avec des chaussures en cuir marron tres classes, un jeans dont les courbes éveille chez moi les première tiedeurs de l'été...). En plus, mon Dieu mais il lit Freud ! Il faut que je me lance : je le regarde, je lui souris, il me souris timidement puis franchement...

"Salut mon chéri ! ", je me retourne et j'aperçois un mec, lui aussi beau comme un dieu, habillé dans un ensemble blanc et noir divin... qui est probablement le mec de "l'homme-de-ma-vie-potentiel-adepte-du-freudisme"...

Décidément j'envie même les gays, qui limitent les chances qu'un mec beau, intelligent, distingué, subtil, galant et drôle tombe amoureux de moi...

 

 

" En général, les biens provenant du hasard sont ceux qui provoquent l'envie"

ARISTOTE

 

par Pandora publié dans : Un peu d'humour...
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Lundi 14 mai 2007
communauté : De la Vie

Ce n'est plus un secret pour personne, chaque jour qui passe nous rend un peu plus vieux. Je ne vais pas faire ici une démonstration d'un phénomen physique inévitable, nous vieillissons tous et nous n'avons pas le choix.

 

Ce que je remarque c'est le changement provoqué par le temps qui passe. Il y a 5 ans, j'étais au lycée, j'étais préoccupée par l'absence de bisou, et ma timidité poussée. Les problèmes avec la banque m'étaient inconnus, la boite aux lettres servait à recevoir des cartes postales envoyées par mes amies pendant les vacances. Les drames quotidiens tournaient autour du garçon sur lequel je craquais, des professeurs et des interros non révisées et de mes relations avec mon frère et ma soeur.

 

Depuis tout à changé. 

 

J'ai découvert que la boite aux lettres n'amenait pas seulement de bonnes nouvelles mais également des factures (beaucoup trop à mon goût), les cours sont devenus passionnants et la liberté de la faculté fait que ce n'est plus une angoisse de ne pas réviser, c'est une question de responsabilité. J'ai d'ailleurs pris conscience du mot "responsabilité", sachant enfin que tous les actes ont des conséquences.

Les premières fois auxquelles je rêvais il y a 5 ans, sont devenues des secondes puis des plusieurs fois, perdant ainsi leur originalité. Mon premier amoureux est fiancé (pas avec moi, heureusement), certains de mes exs sont papa, et d'autres sont mariés. C'est étrange, j'en parlais en me demandant ce qu'ils devenaient et savoir qu'ils sont papa fait prendre un petit coup de vieux, me faisant réaliser que notre histoire n'était pas si récente. 

A côté de tout ça, depuis 5ans, j'ai vécu énormément de choses, de bonnes comme de mauvaises. J'ai pris plaisir à découvrir ce que je n'imaginais même pas, j'ai pris ma vie en main et je suis devenue responsable ou presque. Il est vrai que quand je regarde en arrière, j'ai l'impression que c'était un autre monde, et ce n'est pas si loin de la vérité.

 

Mais j'ai ce mauvais pressentiment, alors que mon anniversaire revient une fois de plus et va me donner à nouveau un an de plus me rapprochant un peu plus de la trentaine, qu'un jour je vais regarder cette période de ma vie en me disant que j'étais bien insouciante à cette époque et qu'à 20ans les soucis sont bien peu importants.

Et franchement je n'ai aucune envie de me dépécher de vieillir afin d'avoir des soucis concernant l'éducation de mes enfants, la demande d'augmentation, les papiers du divorce... ça n'a rien d'excitant !

 

par Lilitociel publié dans : Un peu d'humour...
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