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Vendredi 30 mai 2008
communauté : Vive la féminité

 
Etudiantes studieuses toutes les deux, travaillant à mi-temps pour payer nos loyers respectifs, passant notre temps dans une ville passionnante mais absolument pas reposante... je pense que nous avons besoin d'un break.

Après tout, une année de dur labeur nous donne bien le droit à vacances méritées.


Les partiels sont finis, il fait un temps de merde en France, alors je vous avoue que j'éprouve un plaisir non dissimulé à partir une semaine au soleil sur des plages de sable chaud.

Au programme : Plage, sport, visites en tout genre... 

Plus aucun problème de cours, de boulot, d'argent et surtout de mec... une semaine entière sans penser à eux. Vous imaginez ? Non, je suis pas bien sure que vous vous rendiez compte du bonheur que je peux ressentir à l'idée de monter dans l'avion en laissant toutes les petites tracasseries parisiennes au sol ! 

Hummm ! C'en est presque orgasmique. C'est vrai, après tout, je passe la plupart de mon temps à oublier mes soucis quotidiens dans les bras d'un homme, et le reste du temps à oublier mes soucis avec les hommes en me plongeant dans le travail.


Et là, pendant une semaine... ni quotidien irritant, ni ragots médisants, ni mec hésitant... Juste la plage, et des amis... Je sens que ces vacances vont vraiment nous faire du bien.





Au fait, on lance un concours : S'il y a beaucoup de commentaires sur cet article complètement ininterressant, on publiera des photos de nos vacances. 
 

par Lilitociel et Pandora publié dans : Un peu d'humour...
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Jeudi 22 mai 2008
communauté : Amour et relations

Voilà un concentré de mes pensées de ces derniers jours, bien évidemment entrecoupées par mes partiels :

"Je le déteste. Je l'aime à en devenir folle. Proust était inspiré phénoménologie. Je le veux rien que pour moi. Je veux qu'il souffre. Il n'a qu'à rester dans son coin à se lamenter. Woolf, c'est les flux de conscience. Pourquoi il ne m'appelle pas ? De toute façon je ne décrocherai pas. Camus, La Peste, importance de la révolte contre l'absurde. Pourquoi mon téléphone ne sonne pas. Il m'a oublié. Je le déteste. Il me manque. Utilisation des pronoms personnels régime atones en français médiéval. Je vis très bien sans lui. Je ne lui parlerai plus jamais, c'est fini. Pourquoi il ne m'appelle pas ??? "


Vous n'avez rien suivit ? Ne vous inquiétez pas, j'ai passé 15 jours à tenter de comprendre ce qu'il pouvait bien se passer dans mon cerveau en surchauffe. Mises à part les réflexions sur Proust, Camus, Woolf ou Guillaume de Lorris avec lesquelles j'arrive encore à me battre, j'ai eu la désagréable sensation de ne rien maîtriser de ce qui pouvait se passer dans mon coeur.


Je reproche souvent aux gens qui m'entourent, aux hommes que je rencontre de ne pas savoir ce qu'ils veulent. Ils viennent se plaindre auprès de moi parce qu'ils ne sont pas heureux, parce que leur compagne est constamment sur leur dos. Elles les étouffent et, auprès de moi ils retrouvent la liberté et la fantaisie à laquelle ils aspirent. Le dernier en date est celui qui me fait le plus mal.
 
 
Après avoir passé une nuit entière à se plaindre de sa vie si incomplète, à m'entendre lui dire des paroles rassurantes sur ce qu'il est et ce qu'il peut encore devenir, à lui dire que tout est possible s'il le souhaite ardemment et que sa seule limite c'est celle qu'il s'invente, il rentre gentillement auprès de sa belle.
 
Comme cela doit être réconfortant de passer une soirée sans être contredit, sans être mis en péril, à voir dans mes yeux de l'amour et rien que cela. Il n'a aucune contrainte avec moi, pas d'impératif si ce n'est apprécier simplement le temps passé ensemble. Pourtant, malgré tout cela, il rentre inévitablement, et passe simplement à autre chose. Jusqu'à la prochaine fois où il aura besoin d'une bouffée d'air... alors, il se souviendra comme par magie de mon existence, il présentera ses excuse si jamais je lui en demande, et moi, je les accepterai parce que je ne vois pas quoi faire d'autre, et il passera à nouveau une soirée réconfortante.

Cette vie est bien facile pour lui. Après tout, je ne suis pas une de ces filles qui laisse une pince à cheveux chez lui afin que son officielle ait des doutes, je ne suis pas celle qui harcèle de messages jusqu'à ce que j'ai une réponse. Si elle venait à m'appeler, je mentirais pour le protéger, je nierais jusqu'à mon existence pour ne pas le mettre face à ses faiblesses. Je ne mettrais jamais en danger ce qu'il a construit, cette illusion qu'il se fait d'un bonheur entaché. Je ne tiens pas à être celle qui rendrait sa vie instable.


J'ai accepté cette situation pendant si longtemps que c'est presque devenu une habitude : ne jamais appeler, envoyer des textos seulement quand on est sure qu'il est seul, ne rien exiger, et profiter des moments dans ses bras... des règles qui sont devenues des évidences. Je trouvais aussi mon compte dans cette relation, j'ai tant soif de liberté que je pensais que c'était la seule façon d'avoir cette impression de ne pas être enfermée, même dans une cage dorée. Et puis, j'ai toujours eu cette sensation que quelque chose de mieux m'attend ailleurs. 


Pourtant, je ne supporte pas chez lui sa tendance à se contenter de ce qui ne le rend pas heureux.

Mais de mon côté, je me satisfais de cette situation qui ne fait pas mon bonheur. 


Alors, après avoir pensé à tout cela, j'ai compris que si je veux rester fidèle à mes idéaux, à moi-même, il faut que j'arrête de laisser filer ma vie entre mes mains, que j'agisse en fonction de mes rêves... Il va falloir que j'arrête cette relation, simplement parce que quand on veut être heureuse, on ne peut pas l'être qu'à moitié lors de quelques soirées volées.

par Lilitociel publié dans : De l'amour...
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Lundi 12 mai 2008
communauté : BLOGS, en parler ...

Cela fait un peu plus d'un an que nous tenons ce blog, et voilà que nous avons passé le 70 000e visiteur. Cela semble peut être peu à certains, mais pour nous, c'est assez faramineux. Si on enlève à ces visites les 10% de personnes qui nous connaissent et qui savent qu'on tient ce blog, il reste 90% de gens qui lisent la vie de deux étudiantes qu'ils n'ont jamais vues, et qui se reconnaissent un peu en elles.


Parmi ces 70 000 visiteurs, il y en a un certain nombre qui arrivent chez nous "par hasard", avec quelques clics aléatoires qui les ont amenés directement au coeur même de notre vie. Ils arrivent parfois par des chemins bien détournés et je me demande encore comment cela se fait que nous soyons référencées sur msn pour "collège internat en picardie" ou sur yahoo pour "peau des cuisses flasques et sport" (limite vexant) ou encore sur google pour "Marie Laforet nue". En règle générale, nous constatons que si l'on tape un mot et qu'on y ajoute "nue" les plus téméraires finiront par atterrir chez nous (ce qu'ils doivent être déçus!). 


Nous nous sommes souvent demandé qui étaient ces lecteurs qui en savent probablement plus sur notre propre vie que certains de nos proches. Est ce qu'on les croise dans le métro ? Est ce qu'ils habitent notre quartier ? Pire, est-ce qu'ils nous connaissent ?

C'est vrai ça, parmi ces 10% de lecteurs qui nous connaissent, y’a-t-il des exs, des actuels, des femmes trompées qui chercheraient à en savoir plus sur nous ? C'est tellement facile "Lilitociel Pandora blog" et hop... vous voilà au cœur de notre vie la plus personnelle. On n'a pas réellement clamé sur tous les toits de Paris que nous avions un blog, mais ce n'est pas un secret non plus...


Ces personnes qui ont pu chercher des informations ont souvent appris des choses qui ont eu de graves conséquences sur nos vies ou la leur… Alors qu’elle souffrait, Pandora a trahi la règle de l’anonymat, et elle a nommé celui qui la décevait de plus en plus dans « lettre à un homme lâche ». Elle a même nommé sa rivale, qui n’était au courant de rien… Mais un jour, la fameuse rivale est venue voir ce blog, et que c’est ainsi qu’elle a découvert que l’homme de sa vie la trompait depuis des mois, mais aussi combien Pandora avait souffert dans cette histoire. Elle a lu presque tous les articles en faisant des recoupages entre les dates de parution et les événements qu’elle vivait à cette époque avec son homme, et elle est tombée de haut, de très haut…


Lilitociel se demande parfois si la future femme de Mr X vient sur ce blog. Si oui, elle tient à lui dire qu’elle est profondément navrée du mal qu’elle a pu lui faire. A l’époque elle avait eu la malchance de tomber amoureuse de celui dont elle n’aurait pas du. Ses regrets n’effaceront rien, mais peut être que si Mme X passe par ici, cela lui fera du bien de savoir qu’elle regrette sincèrement de l’avoir blessée et qu’elle lui souhaite réellement d’être heureuse.


Il y a aussi un grand regret dans le cœur de Pandora, celui d’avoir écrit un « bulletin de notes » humiliant sur l’homme évoqué dans tous ses articles des premiers mois du blog, comme « l’eau qui coule des yeux »… Le souci c’est qu’un ami commun a lu ce bulletin de note, et a tout de suite considéré Pandora autrement, parce qu’elle s’en prenait bassement à son copain, simplement parce qu’elle était frustrée… Cet article lui a coûté une amitié et un travail qu’elle affectionnait beaucoup. Disons que c’est sa dernière erreur de gamine, et qu’elle lui a coûté cher…



Et puis parmi les hommes qui sont évoqués sur ce blog, certains sont venus le lire, beaucoup ne nous l’ont jamais dit… Ils ont pu être déçus d’apprendre ce que l’on pensait d’eux, agacés que l’on révèle leur petits travers, et parfois, quelques uns ont été attristés qu’on ne parle pas d’eux. Au lieu de traîner sur ce blog, ils auraient sans doute mieux fait de nous parler, plutôt que de chercher des informations ici, il aurait été bien plus simple de nous poser des questions… De plus, c'est franchement mal poli de lire un blog sans jamais prévenir les auteurs...

Enfin, il y a aussi ceux qui ne lisent pas ce blog mais qui devraient.


Décidément La vérité nue n’a jamais aussi bien porté son nom, même si parfois toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire…

par Lilitociel et Pandora publié dans : En vrai...
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Jeudi 8 mai 2008
communauté : Vive la féminité

Quoi de plus fabuleux, de plus enthousiasmant, de plus excitant pour une jeune femme accro à la littérature, aux découvertes et à l'amour, que de passer une année universitaire à Vérone ? Il faut que je vous le dise, je pars l'année prochaine terminer ma licence à Vérone.

 

Savoir que je commence une nouvelle vie dans quelques mois réveille en moi mon côté névrosée-angoissée particulièrement prononcé. Comment vais-je faire pour tenir pendant un an loin de mon frère, mes amies, ma famille ? Est-ce que je suis réellement capable d'accomplir quelque chose sans le soutien de mes proches en permanence ? Comment vais-je faire pour comprendre mes cours alors qu'à l'heure d'aujourd'hui je ne parle pas un seul mot d'italien ? Vais-je m'en sortir financièrement ? etc...
 

Pourtant, ce n'est pas réellement cela qui m'inquiète. Je sais que ma famille et mes amis seront là à mon retour, je me dis qu'il faut simplement que je relève le défi, et que je me prouve à moi-même que je suis capable de faire quelque chose, de repousser mes horizons. Et pour l'italien, il suffit d'apprendre, c'est ce que je fais de mieux.

 

Il y a cet homme qui compte énormément pour moi. Et j'ai bien peur qu'en m'éloignant de lui, je le perdre définitivement.


Quand je l'ai rencontré, j'avais le « glorieux » titre de maîtresse officielle de X. J'ai eu un véritable coup de foudre. Lui aussi était déjà engagé avec quelqu'un, et l'ayant appris trop tard, je fus totalement incapable de m'éloigner de lui. Alors pendant 3 ans, j'ai continué à le voir, sans rien dire, et tentant de ne pas trop m'attacher à lui, puisqu’on n’avait aucun avenir. Puis, un jour, cette relation a pris fin parce que mon titre de maîtresse officielle de Mr X s'est transformé, et j'ai choisi d'aller vers celui qui devenait libre. Un choix complètement absurde avec le recul.

Quand ma relation avec X s'est terminée, j'ai coupé tout contact avec cette partie de ma vie. Une sorte de prise de conscience un peu tardive qu’il fallait que je passe à autre chose. Pourtant, il est revenu. Mon coup de foudre était là à nouveau, et j'ai replongé avec joie.

 


Aujourd’hui, je sais qu'en disparaissant de sa vie pendant un an, il m'oubliera. J’ai donc étudié toutes les possibilités, organisé des colloques avec mes conseillères sentimentales pour me préparer étant consciente de mon incapacité à exprimer mes sentiments. Je voulais juste lui dire que je veux qu'on essaye, que même si cette histoire semble compliquée, selon moi, elle en vaut la peine. 

 

Après 15 jours de stress, je passe la soirée avec lui, sure de moi. Je passe la soirée à refaire le monde avec lui, parler de son boulot, de la famille, des études. A chaque moment, j'entrouvrais la bouche prête à entamer mon petit laïus sur l’évolution des sentiments et la possibilité de surpasser les difficultés. Mais, à chaque fois, je me suis retrouvée complètement paralysée.  


Au moment de le quitter, j’ai paniqué et j’ai oublié tous mes beaux discours pour dire quelque chose de particulièrement ridicule. Une phrase du genre « si jamais ça ne va plus avec ta copine, penses à moi » à peine audible et dite au moment le plus inopportun. J’aurais préféré être foudroyée sur place que de dire quelque chose d’aussi banal, incompréhensible, et pathétique. C’est tellement loin de l’intensité de ce que je ressens que c’en est presque drôle. J’en étais tellement retournée, que je ne me souviens même plus de sa réponse, en admettant qu’il ait répondu.

 

Quoi qu’il en soit, il faudra que cette situation se clarifie, parce que je ne veux pas partir en ayant des regrets.

 

par Lilitociel publié dans : Question Existentielles
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