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Jeudi 28 juin 2007
communauté : Coup de gueule !
Une fois de plus, je passe ma soirée à regarder une de ces émissions de télévision sur un sujet de société. Comment supporter sa différence ? Comment vivre avec une maladie ? Quelle relation avec l'extérieur ? Quelles difficultés pour les jeunes d'aujourd'hui ? Ces émissions qui provoquent chez les gens qui ont tout pour être heureux un sentiment de malaise ou de satisfaction se disant que finalement ils ne s'en sortent pas si mal. 
 
 
Mais aujourd'hui, l'émission me touche beaucoup. Peut être parce que tous les invités font preuve de beaucoup de courage au quotidien, et sans doute parce que si j'étais née avec une différence physique j'aurais sans aucun doute eu une vie beaucoup plus difficile que celle que j'ai. 
 
Ce qui m'épate par dessus tout c'est que parmi tous les invités, ils ont tous un message de tolérance. Ils parlent de leurs blessures dues au regard souvent cruel des autres, mais ils en parlent souvent avec douleur mais en même temps on a l'impression qu'ils les pardonnent d'avance. 

Alors je me demande où ils trouvent la force d'excuser le regard souvent méprisant des gens. Moi avec mes 5kg de trop en 4eme je pleurais le soir en rentrant chez moi parce que les filles avaient été méchantes, j'avais envie de leur montrer que je valais mieux qu'elles et que j'avais au fond de moi plus de richesses qu'elles toutes réunies. Et quand je vois la jeune femme naine qui témoigne ou celui qui était dévisagé, je me demande comment ils peuvent continuer à garder espoir en l'humanité. 
 
 
J'ai cette impression que les hommes sont cruels entre eux, ce mot est peut être un peu fort ou violent me direz vous, mais c'est le cas. Si demain vous voyez une obèse entrer dans le métro, vous la regarderez, si une naine est assise près de vous au cinéma, vous regarderez ses pieds, et vous détournerez probablement les yeux d'une personne défigurée. 

Pourtant, si vous vous mettez une journée dans la peau de cette personne qui doit supporter 50 regards hostiles par jour, vous vous rendez compte de votre culpabilité et vous aurez alors un regard compatissant. Ce qui est probablement pire, parce qu'une personne qui vous regarde comme une pauvre petite chose fragile et sans défense alors que vous essayez de vous battre pour être considérée comme un être humain normal est tout aussi blessant, voir humiliant. Ce que ça peut être humiliant d'être considérée comme infirme juste parce qu'on est différent, il me semble que la différence n'est pas un handicap.
 
 
Quel est alors le comportement à avoir ? 

Peut on faire comme si on ne voyait pas une différence qui est plutôt flagrante ? Doit-on tenter d'être bien intentionnée envers ceux qui sont différents ? J'ai la ferme conviction que faire croire à une personne qu'on ne voit pas sa différence c'est, d'une certaine façon, lui enlever sa force, sa particularité et sa richesse. Alors que si on lui parlait en prenant en compte sa différence mais en passant au delà, cela me semble tellement plus enrichissant.

Vous allez peut être me dire que je n'ai pas le droit de parler de différence, après tout je suis tout ce qu'il y a de plus "normal", mais où se place la "normalité" ? Est-ce parce que j'ai une constitution physique règlementaire que je suis pour autant "normale"... il me semble que non. Pour moi, la valeur d'une personne n'est que dans les idées et le coeur, tout le reste n'a que peu d'importance, non ?
par Lilitociel publié dans : Question Existentielles
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Mardi 26 juin 2007
communauté : Relations amoureuses

Ne me mentez pas !
 
Je sais parfaitement que vous vous souvenez de votre première fois ! Rien que le fait que je parle de votre "première fois" vous vous rappelez déjà de la douceur de sa peau, du romantisme de la soirée, de la froideur de son regard, des maladresses, de la tendresse... bref, vous avez tous un souvenir très différent, mais vous en gardez un souvenir et c'est probablement ça l'essentiel. 

De ma première fois, je garde un souvenir très vague. Quelque chose fait un peu à la "va vite" sans réel amour, sans tendresse mais sans drame non plus... tout ce dont je me souviens c'est que je l'avais enfin fait. J'ai eu cette impression de grandir, de faire quelque chose que je n'avais fait, et que par cet acte, je prenais un peu ma vie en main. 
Et en fait, si on y réfléchit bien, la première fois qu'on fait l'amour est toute aussi excitante que la première fois qu'on déménage, qu'on signe un contrat, qu'on fait du vélo ou qu'on va à l'école toute seule. L'important c'est la découverte. 
 
 
Si je dis ça, c'est peut être parce que pour moi ce n'était pas si important cette première fois, ce n'était qu'un cap, une étape à franchir qui de toute façon ne serait probablement pas très agréable. Ce qu'on recherche souvent c'est l'excitation de la première fois, celle qui nous fait croire qu'on est un peu comme Christophe Colomb, qu'on arrive en terre inconnue et que même si on n'en sort pas indemne, on aura le mérite d'avoir essayé. 
 
 
Sauf que ce qu'on ne dit pas toujours, c'est que cette recherche de l'excitation inédite c'est souvent ce qui fait que notre vie est passionnante, c'est ce qui lui donne de la saveur, du piment et du sens. Lorsqu'on a passé les premiers jours (mois, semaines ou années pour les courageuses) d'une romance, tout devient ennuyeux. 
Les sorties au ciné sont l'occasion de disputes pour savoir quel film on va aller voir alors qu'à la première sortie ça ne vous serait même pas venu à l'esprit, à la maison on lui demande de faire la vaisselle et de nous apporter des fleurs alors qu'au début on lui demandait juste d'être là... au fur et à mesure le bonheur des premières fois s'estompe pour laisser place à une routine exigeante. Même au pieu on devient difficile et les mains hasardeuses acceptées lors de notre première fois sont devenues intolérables, les erreurs sont presque impardonnables.
 
 
Je vous vois déjà me rétorquer que finalement c'est normal, au fil du temps on devient meilleures un peu comme un bon Bordeaux et donc il faut bien que les exigences soient de plus en plus sévères, mais quand même, je me dis encore une fois qu'une première fois n'est pas si importante. 
 
 
Votre nouvel amoureux a été pitoyable lors de votre premier rapport... et si vous lui laissiez le bénéfice du doute, après tout il vous arrive aussi d'être nulle lorsque vous vous aventurez en terrain inconnu. Rappelez vous votre première rentrée scolaire, votre premier entretient d'embauche, votre première sortie en boite, toutes ces premières fois où vous n'avez pas briller par votre aisance simplement parce que vous saviez que vous ouvriez une porte sans savoir ce qu'il y a derrière.  
 
 
Après tout, ce n'est que ça une première fois... une porte qu'on ouvre et, selon ce que l'on trouve derrière, on peut décider de s'y engager ou de la refermer sans demander son reste. Tout dépend de la surprise.

par Lilitociel publié dans : En vrai...
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Lundi 25 juin 2007
communauté : Coup de gueule !

La semaine dernière, alors que j'étais enfin de me préparer à sortir, j'ai par inadvertance marché sur un miroir qui était posé par terre en attendant de l'accrocher... et par malheur ce miroir c'est brisé. 7 ans de malheur, il parait... et bien je vous avoue que si je dois supporter 7 ans comme la semaine que j'ai passée, je n'en sortirai pas indemne.

J'ai déjà dit que j'étais supersticieuse, mais le coup du miroir ou du chat noir, je n'y crois que moyennement. Pourtant, la coincidence est plutôt frappante. Dans la vie, il y a deux types de personnes, ceux qui ont de la chance, et les autres. Et généralement, je fais partie de la première catégorie, ceux qui trouvent de l'argent par terre, qui tombent aux exams sur le seul chapitre révisé, qui ont leur permis par coup de chance... etc. Sauf que cette semaine, rien ne va plus. 

Cela commence lundi. J'ai passé en entretient d'embauche et des tests pour un travail qui me plairait vraiment, tout c'est bien passé jusqu'à ce foutu miroir. Depuis, pas de nouvelles. J'aurais du avoir la réponse début de la semaine, et rien. J'ai appellé, et ça sonne dans le vide. Donc tous mes espoirs sont réduits à néant. 

Je me suis trompée de jour pour mon rendez-vous chez le dentiste, j'ai raté plusieurs appels importants, j'ai eu un papier des impôts parce qu'ils veulent des sous, j'ai passé les 3 premiers quart d'heure de mes 22ans coincée dans mon ascenseur jusqu'à ce que le technicien vienne me sortir de là... etc

Samedi matin, je me réveille, et mon chat n'avait pas l'air en grande forme. Déjà la veille au soir il me paraissait un peu amorphe, mais là il n'avait même pas faim. J'essaye de lui donner du thon et il le régurgite 2 minutes après l'avoir avaler... tout en faisant des miaulements affreux. Je l'emmène donc chez le vétérinaire. 

Dans la journée, j'apprends qu'Hermès (c'est le chat) a une insuffisance rhénale, il est entre la vie et la mort, a été opéré... Il va s'en sortir, mais c'était limite.

 
Alors finalement je me dis que peut être que ce miroir y est pour quelque chose, on ne peut quand même pas passer de chanceuse à poisseuse comme ça, par un coup de baguette maléfique. Sincèrement, j'espère que c'était juste pour 7 jours, et non 7 ans...

par Lilitociel publié dans : Spleen
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Lundi 18 juin 2007
communauté : Journaux intimes
Des fois je me demande si je suis quelqu'un d'équilibré, si je ne suis pas complètement névrosée, quelque chose de sévère... Parce que je n'arrive pas à passer à autre chose, parce que j'y pense tout le temps et que même ma meilleure amie ne comprend pas jusqu'où va cette obsession... 


Je sais que ce n'est pas sain... Et pourtant c'est presque comme si je me complaisais à me plonger dans des souvenirs qui ont à peine existé, et dont la brieveté me frustrent... 


Pourtant je suis une fille intelligente, pleine de ressources, avec une vie plutot intéressante, j'ai couché avec des tas de mecs depuis, c'était souvent bien, mais cette histoire reste, sans que je puisse en gratter le vernis... Je n'en suis plus du tout à la phase des papillons dans le ventre, ni même à celui du tourbillon dans l'esprit, juste comme un trou noir dans l'âme...


C'est normal que j'y repense dès que je me regarde dans le miroir le matin en me levant ?

C'est normal qu'à chaque fois que je rentre je me plaise à imaginer qu'il pourrait m'attendre en bas de chez moi ?

C'est normal si j'ai hésité à me rendre à un endroit où je n'avais strictement rien à faire juste parce que j'allais surement le croiser ?

C'est normal que je pense à lui presque à chaque fois que je suis dans les bras d'un autre ?

C'est normal que j'en vienne à me dire que j'aurais pu faire mieux, que si j'avais plus de qualités, ça aurait pu marcher ?

C'est normal que je passe mon temps à en parler et que cet unique échec me reste encore en travers de la gorge ? 


Je me dis que je dois être sérieusement tarée pour faire une fixette là dessus, mais j'ai l'impression que ce n'est pas fini, que cette histoire va continuer à me prendre la tête pendant longtemps... A chaque fois que je vois des histoires d'amour fondées sur des malentendus et qu'elles, elles finissent bien, j'ai le coeur qui dégouline, que toutes les gouttes de mon coeur pleuvent quand j'entend des chansons à textes qui parlent de deception et de non réciprocité, et que les amoureux dans la rue je n'ai qu'une envie, c'est de les buter...


Pourquoi ça n'existe pas une machine qui efface les mauvais souvenir du coeur, pour mieux pouvoir avancer ? Lilith a raison : tant que je serais harcelée par cette nostalgie infondée, je ne pourrais pas vivre une jolie histoire, mais si je ne trouve pas un peu de distraction, je ne vois pas comment je sortirais de cette obsession...

par Lilitociel et Pandora publié dans : Melancholia (Monsieur T.)
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Samedi 16 juin 2007
communauté : Vive la féminité
Le retour de l'ex 2 ou comment être sûre qu'il ne nous trouble plus.

Ce n'est un mystère pour personne, je suis d'une curiosité maladive. J'ai donc décidé de continuer les échanger par sms afin d'en savoir un peu plus sur cet ex PCR et sur les raisons de son retour. 

-"pourquoi tu me recontacte maintenant?"
-"Je suis tombé sur ton numéro et j'ai eu envie de news"
-"Comme je te l'ai dit, je vais bien. J'ai déménagé, changé de boulot, d'études."
-"Et les amours ca roule ou tu te promène toujours?"
-"C'est plus compliqué. Une belle histoire qui s'est mal fini, mais plus de papillonage"
-"Idem pour l'histoire, puis le vide, et à nouveau besoin"
-"Moi j'ai choisi une autre solution. Je suis devenue moins exigente. Donc je laisse une chance à chacun, et si ça ne marche pas : au suivant. 
-"Moi je ne peux pas, je suis dur dehors, mais trop fragile dedans et j'en ai marre des claques. J'ai de la tendresse à donner, mais pas moi"
-"Je le sais et j'ai déjà du te le dire. Ce qui est dommage avec toi, c'est que tu pousses les autres à être sur la défensive. Il ne s'agit pas de déposer les armes, juste de ne pas être en guerre en permanence".
-"Je sais mais c'est plus fort que moi, tu sais combien je peux être tendre, mais faut pas trop m'en demander trop vite"
 
 
Voilà, j'ai enfin toute l'explication. Il ne voulait probablement pas économiser un resto, mais économiser une implication sentimentale, et je ne sais pas laquelle des deux économies je préfère. Ce qui me rassure c'est que malgré mes quelques semaines d'abstinence, je n'ai pas sauté sur l'occasion pour passer une TBN (très bonne nuit). Pourtant, ce n'est pas l'envie qui manque.

Le fin mot de l'histoire, c'est que ce garçon j'aurais effectivement pu tomber amoureuse de lui, il y a un an quand je lui avait écrit ma première lettre d'amour. J'étais alors pleine d'espoir pensant arriver à changer les gens et être assez forte pour attendre qu'il remarque un jour qu'il avait à ses côtés une fille qui pouvait le rendre heureux. 

Et après une telle discution, ma curiosité est rassasiée. Je sais maintenant que c'est un gentil garçon qui a souffert et pas le connard que j'avais imaginé. Alors sa proposition pourrait être alléchante pour une fille qu'il vient de rencontrer, mais moi je le connais déjà, et nos non-dits du début seront toujours là... et finalement rien ne changera. Donc je le laisse à une autre, et je lui souhaite sincèrement de trouver quelqu'un qui sera patiente prendra soin de lui, parce qu'après tout c'est un mec bien. 

 
par Lilitociel publié dans : Putains de Princes Charmants
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Vendredi 15 juin 2007
communauté : Vive la féminité

Il est des journées où on ne demande rien à personne si ce n'est qu'on nous laisse tranquillement faire ce qu'on a à faire. Généralement, ce sont ces journées où le PCR dont on n'a pas de nouvelle depuis près d'un an choisi pour faire son come-back. 

"Toujours en vie ? " reçu il y a 3 jours d'un numéro que je ne connais pas.

Voilà le type de texto qu'il est capable d'écrire. Ca ne m'a pas interpellée tout de suite, mais tout à l'heure en faisant le vide dans la boite de réception sms, j'ai tilté en revoyant ce texto. 

"C'est qui ?"
"M***"
"Ok. Oui, toujours en vie. Quoi de neuf ?"
"Pas grand chose de neuf, photo à fond" et quelques heures plus tard "et toi comment ca va dans ta petite vie?"
"Tout va bien"

Je me demande pourquoi il lui aura fallu un an pour envoyer un texto aussi banal. Avec moi, les hommes ont le chic pour faire les choses soit trop tôt, soit trop tard. 

Alors plusieurs raisons possibles à cet envoi de texto :

Il est en manque de sexe. Il s'ennuie et a décidé d'envoyer un texto à toutes ses anciennes connaissances. Il a cherché une fille aussi douée que moi, sans succès. Il cherche une bonne poire qu'il pourra sauter sans avoir à lui offrir le resto avant. Je lui manque. Il vient de quitter sa copine dont j'ignorai l'existence. Il a besoin de faire l'amour. Il s'était fait voler son portable et son répertoire, et le voleur vient de lui remettre dans sa boite aux lettres. Il vient de se rendre compte qu'il s'était comporté comme un crétin, et veut s'excuser. Il a encore envie de faire l'amour. Il veut juste savoir comment je vais...

 

Bref, il y a cent mille bonnes ou mauvaises raisons pour qu'il me recontacte. Le seul hic, c'est que je ne souhaitais pas être contactée. J'avais presque oublié ce garçon qui me rendait un peu folle, et à qui j'ai laissé beaucoup trop d'occasions pour qu'on puisse être ensemble. Occasions qu'il n'a jamais fait mine de saisir. Et je me demande à quoi il s'attend. En un an les gens changent, et beaucoup d'eau a coulé sous les ponts depuis notre histoire, j'ai connu l'amour, je l'ai perdu, j'ai changé, je suis devenue plus réfléchie et moins attendrissable. 

Alors je vais vous avouer que je suis partagée. 

Partagée entre l'envie d'arrêter les échanges là, et me dire que de toutes façons ça ne peut rien m'apporter de bon de le revoir. Et l'envie d'aller au bout de ma curiosité, et de savoir ce qu'il me veut et pourquoi pas comprendre ce que j'ai loupé avec lui.


Evidemment, s'il y a du nouveau, je vous tiens au courant.

par Lilitociel publié dans : Putains de Princes Charmants
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Vendredi 15 juin 2007
communauté : Vive la féminité
Oui bon je sais, Lilith vous a exposé les règles du PCR, il ne faut pas être jalouse, et tout ça, mais quand le garçon est particulièrement doué techniquement, galant et spirituel en prime, c'est moins simple...

J'étais capable de partager en gentil petit PCR un peu rapide mais charmant avec Lilith, mais quand il s'agit de filer à mon super PCR le numéro d'une de mes jolie copine blonde, je rechigne un peu... 

Le pire c'est que le jeune homme ne peut pas vraiment me cacher ses conquêtes annexes, car il est très proche de ma meilleure amie, et que c'est son colocataire et son confident ! 

Bon, ce n'est pas de jalousie maladive comme quand on est amoureuse, mais je suis capable de lui poser la question : 
"- Alors elle était douée ta dernière ?
 -  Pas autant que toi, tu es experte...
 - Et elle était plus jolie que moi ? "

Jusque là pas de problème, je ne connais pas cette fille, et je n'ai apparement rien à lui envier... Sauf que quand il me demande le numéro de ma super copine V. parce que je lui ai présentée il y a trois semaines, alors qu'il ne lui a pas parlé et qu'il l'a vu dans l'obscurité d'une boite de nuit, ben je l'avoue ça me vexe un peu... 

Et là quand je demande : 
"- Elle est plus jolie que moi ? 
 - ...
- Ben répond quoi, tu la trouve mieux que moi ? 
- c'est pas la question, tu sais que c'est mon genre de fille...
- putain, fais chier les blondasses, tu abuse quand même, tu la connais même pas...
- justement, avoir son numero ça me donnerais l'occasion de la connaître
- t'as besoin de la connaître pour baiser
- qui t'as dis que je voulais coucher avec, pourquoi pas sortir avec ? 
- Pardon ? 

Alors là ça ne sert à rien de lui dire qu'il n'a absolument aucun tact, de toute façon il fait ce qu'il veut, mais pas avec mes copines, surtout quand elles sont jolies... 

Seule solution ? Faire la greve du sexe... Bof pas sûre que ça marche... Non mais il ne pourrait pas se trouver une gamine de son âge plutot que de chercher parmis mes copines ? Je m'en fous je suis sure que je suis beaucoup plus chaude qu'elle, il va y perdre...
par Pandora publié dans : Du plaisir...
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Vendredi 15 juin 2007
communauté : BLOGS, en parler ...

En réponse à un défi d'Angelyz lancé sur son blog, voici 7 vérités nous concernant, parmi les plus croustillantes :

Pour Pandora : 

- Je trouve les films porno lesbien excitants

- Je dors nue constamment

- du coup quand je me lève et que mes stores sont levés, mes voisins profitent du spectacle

- Je me nourrit presque essentiellement de yaourt aux fruit en ce moment

- Je mets tres souvent des soutiens-gorge rembourrés

- je n'ai à l'heure actuelle plus de vaisselle propre, elle s'entasse dans mon évier depuis 3 jours (ah dégueu...)

- je suis en manque de sexe ces jours-ci...


Bon j'avoue c'est pas du scoop non plus, et ça tourne autour d'un sujet assez précis, mais j'avoue que je n'ai pas une vie tres animée en ce moment pour cause de mémoire en archéologie à terminer, donc je fantasme comme je peux...


Pour Lilith : 

-J'ai pris conscience qu'il fallait que je me calme niveau conquêtes masculines le jour où je me suis réveillée à côté d'un mec dont je ne me souvenais pas du prénom (j'ai d'ailleurs toujours du mal à m'en souvenir).

-Je pue des pieds quand les chaussures ne sont pas en cuir. 

-Je regarde le Destin de Lisa sur TF1 depuis que je suis en vacances et je souhaite que Lisa finisse par se marier avec David.

-Un jour, j'ai failli arrêter mes études pour aller rejoindre un de mes coups de coeur était agriculteur près de Dijon.

-Je suis tellement supersticieuse que, quand j'ai des choses importantes à faire (exams, entretients...), j'emporte une bonne dizaine de porte-bonheur. 

-Je dors également nue, et en ce moment vu qu'ils refont la facade, quand je fais une grasse matinée, je dois attendre sous ma couette jusqu'à la pause déjeuné des ouvriers. 

-J'ai déjà fait des photos de nu, parce que je voulais me souvenir quand j'aurais 80ans, qu'un jour je n'ai pas eu la peau ridée. 

par Lilitociel et Pandora publié dans : Un peu d'humour...
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Jeudi 14 juin 2007
communauté : Sexualité et Humour

Eden
Edmond HARAUCOURT

 

Dans l'éther infini, plein de profonds mirages,
Dans l'azur insondable et vierge de nuages,
Le grand soleil montait lentement, gravement :
Et l'Eden, ébloui du long rayonnement,
S'éveille. La nature amoureuse et ravie
Entonna le concert éclatant de la vie.
Tout remuait : Adam, le seul et le dernier,
Dormait les poings fermés, à l'ombre d'un pommier.
De larges ronflements bourdonnaient sur sa lèvre :
l avait eu, la nuit, des douleurs et la fièvre ;
Il avait fait un rêve, il avait mal aux reins :
Il avait cru voir Dieu, du haut des cieux sereins,

Descendre à petits pas, et la dextre divine
Avait pendant longtemps fouillé dans sa poitrine
Pour y ravir un os qu'elle avait emporté...
Adam dormait toujours. Debout, à son côté,
Eve le regardait, soucieuse, étonnée.

Le jour venait de naître où la femme était née.
L'homme ronflait. Une heure entière s'écoula ;
Eve, agacée enfin de le voir toujours là,
ve, maligne et femme, Eve prit une pomme
Et la laissa tomber sur l'oeil du premier homme.

Adam se redressa d'un seul bond : "Mille dieux !"
Mais il aperçu Eve en se frottant les yeux.
Homme sans le savoir et galant de naissance,
Il fit une profonde et grave révérence :
"Dieu fait bien ce qu'il fait ; Eblis seul fait le mal."

Il s'assit : "Quel est donc ce nouvel animal ?
Et d'où vient qu'on ne peut rien trouver à lui dire ?"
Il se tut un instant, puis avec un sourire :
"Il fait bien chaud !...

EVE
Oh oui.

ADAM
Le soleil est très fort !

EVE
Oh oui.

ADAM
C'est étonnant avec ce vent du Nord...
Car c'est le vent du Nord qui vient de la montagne.

EVE
Ah!

ADAM
Oui... Connaissez-vous un peu notre campagne ?

EVE
Moi ? non. Je viens de naître.

ADAM
Ah! de naître...Aujourd'hui?

EVE
Oui.

ADAM
Je vous félicite... Eden vous plaît-il ?

EVE
Oui.

ADAM
Pensez-vous y rester quelques temps ?

EVE
C'est probable.

ADAM
Ah ! tant mieux. Vous verrez : c'est un séjour aimable.
Je vous promènerai dans notre paradis.
Aimez-vous à causer ?

EVE
Que dites-vous ?

ADAM
Je dis :
Aimez-vous à causer ?

EVE
Je ne sais pas encore ;
Je ne peux pas savoir ; je suis née à l'aurore."

Il se fit un silence : Adam, pâle et songeur,
Promenait brusquement ses deux mains sur son coeur.

EVE
"Vous cherchez quelque chose ?

ADAM
Il me manque une côte !

EVE
Dieu m'a créée avec : ce n'est pas de ma faute.

ADAM
Tiens... La drôle d'idée ! Et quel est votre nom ?

EVE
Eve.

ADAM
Oh ! le joli nom.

EVE
Vous me flattez...

ADAM
Mais non.
Moi, je m'appelle Adam.

EVE
Adam..."
Nouveau silence :

Tout deux s'étonnaient de tant de différence
Dans les formes du corps et les tons de la peau.
Adam la trouvait belle ; Eve le trouvait beau.
Ils se taisaient, mais ils raisonnaient en revanche.

Adam reprit enfin : "Comme vous êtes blanche !
Pourquoi Dieu vous a-t-il mis des cheveux si longs ?
Les miens sont courts et noirs et les vôtres tout blonds
C'est vraiment très joli, ces lourdes tresses blondes...

EVE
Vous trouvez ?

ADAM
Très joli... Mais ces machines rondes,
Là, sur votre poitrine, à quoi cela sert-il ?

EVE
Je n'en sais rien. Mais vous, au-dessous du nombril,
Qu'est-ce que vous portez dans cette touffe noire,
Sur ce double coussin ?

ADAM
Je m'en sers... après boire.

EVE
Seulement ? Cela doit vous gêner pour marcher ?

ADAM
Pas trop... On s'habitue.

EVE
Je suis si curieuse.
Alors, vous permettez ?..."

Eve, blanche et rieuse,
Avança doucement ses petits doigts rosés,
Puis, s'arrêtant soudain :

"Je n'ose pas !

ADAM

Osez !
Est-ce qu'il vous fait peur ?

EVE
Peur ? Oh ! non : je suis brave.
Tiens ! C'est tout rouge au bout. On dirait une rave.
C'est pour le protéger, sans doute, cette peau ?
Ce n'est pas laid du tout.

ADAM
Oh... Ce n'est pas très beau.

EVE
Mais si : c'est très gentil."

Et les mignons doigts roses
Allaient, couraient, venaient, faisaient de courtes poses,
Comme des papillons voltigeant sur des fleurs.

"Oh mais, regardez donc. Il a pris des couleurs.
Comme c'est drôle ! Il est plus grand que tout à l'heure.
Il se dresse, il frémit. Ciel ! une larme : il pleure !"

Eve essuya la larme à ses cheveux dorés.

"Il pleure, il pleure encore ! Est-ce que vous souffrez ?

ADAM
Au contraire.

EVE
Oh, monsieur Adam ! il est énorme,
Maintenant ! Il n'a plus du tout la même forme.
C'est très raide et très dur... A quoi peut-il servir ?"

Adam lui répondit, dans un profond soupir :
"Est-ce que vous croyez qu'il sert à quelque chose ?

EVE
Je n'en suis pas très sûre : au moins, je le suppose.
Vous m'avez dit tantôt : "Dieu fait bien ce qu'il fait."
Toute chose a son but si ce monde est parfait.

ADAM
Oui, si Dieu m'avait dit ce qu'il veut que je fasse
De ce... Mais vous, comment ?...

EVE
Moi, je n'ai que la place.
C'est peut-être un oubli : voyez.

ADAM (cherchant trop haut)
ne vois rien.

EVE
Non, pas là, maladroit ! Ici... Regardez bien.

ADAM
C'est juste ! On vous a même arraché la racine !
La fosse est encore fraîche... Est-ce que la voisine
Communique ?... Pour voir, si j'y mettais le doigt ?

EVE
Mettez ce qu'il faudra.

ADAM
Diable ! C'est bien étroit !"

Il glissa sous la femme une main caressante...
Eve bondit, l'oeil clos, la croupe frémissante,
Les seins tendus, les poings crispés dans ses cheveux.
Tout son être frémit d'un long frisson nerveux,
Et le soupir mourut entre ses dents serrées.

"Encore !" Elle entr'ouvrit des deux cuisses cambrées,
Et le premier puceau vint tomber dans ses bras !

"Encore ! Cherche encore ! Oui. Tant que tu voudras."

Comme il croisait ses mains sous deux épaules blanches
Adam sentit deux pieds se croiser sur ses hanches.
Leurs membres innocents s'enlaçaient, s'emmêlaient.
S'ils avaient pu savoir, au moins, ce qu'ils voulaient !

Ô pucelage ! Alors, presque sans le comprendre,
Tous deux en même temps, d'une voix faible et tendre,
Murmurèrent : "Je t'aime". Et le premier baiser
Vint, en papillonnant, en riant, se poser
Et chanter doucement sur leurs lèvres unies.

Dieu, pour les ignorants, créa deux bons génies :
L'Instinct et le Hasard. Or, au bout d'un instant,
Eve avait deviné ce qui l'intriguait tant.

Avez-vous jamais vu le serpent que l'on chasse ?
De droite à gauche, errant, affolé, tête basse,
En avant, en arrière, il va sans savoir où.
Il s'élance ; il recule ; il cherche ; il veut un trou,
Un asile où cacher sa fureur écumante.
Il cherche : il ne voit rien, et son angoisse augmente.
Mais, lorsqu'il aperçoit l'abri qu'il a rêvé,
Il entre et ne sort plus. - Adam avait trouvé !
Un cri, puis des soupirs : l'homme a compris la femme.

Les deux corps enlacés semblaient n'avoir qu'une âme.
Ils se serraient, ils se tordaient, ils bondissaient.
Les chairs en feu frottaient les chairs, s'électrisaient.
Les veines se gonflaient. Les langues acérées
Cherchaient une morsure entre les dents serées,
Des nerfs tendus et fous, des muscles contractés,
Des élans furieux, des bonds de voluptés...
Plus fort ! Plus vite ! Enfin, c'est la suprême étreinte,
Le frisson convulsif...

Eve, alanguie, éteinte,
Se pâme en un soupir et fléchit sur ses reins ;
Ses yeux cherchent le ciel ; son coeur bat sous ses seins.
Son beau corps souple, frêle, et balnc comme la neige,
S'arrondit, s'abandonne au bras qui la protège.
Adam, heureux et las, se couche à son côté.
Puis, tous deux, lourds, le sein doucement agité
Comme s'ils écoutaient de tendres harmonies,
Rêvent, dans la langueur des voluptés finies.

Mais Eve : "Dieu, vois-tu, ne fait rien sans raison,
Dieu fait bien ce qu'il fait... Viens là ! Recommençons..."

par Pandora publié dans : Du plaisir...
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Lundi 11 juin 2007
communauté : Sexualité et Humour

On parle souvent du sexe comme d'un pur moment de plaisir, le nirvana total, à croire que ça ressemble à toutes les scènes romantiques de films sentimentaux. Entre copines quand on va boire un verre, on se raconte nos ébats en prenant soin, le plus souvent, de dire que notre cher et tendre s'en sort très bien. 

Sauf qu'on oublie de dire, que bien souvent, le sexe ce n'est pas tout rose, et qu'il y a tout de même beaucoup de loupés, de malaises et de maladresses...

 
Tout d'abord il y a la première nuit, celle qui allie l'excitation avec la soif de découverte, sauf qu'il arrive que la découverte ne soit pas à la hauteur des espérances... ébats très rapides, trop longs, ennuyants sont autant de surprises dont on aurait préféré se passer. 
 
Il y a aussi toutes les premières fois, qui sont toutes importantes puisqu'on franchi un cap, mais qui sont marquantes par le manque d'expérience et le peu de plaisir qu'elles procurent... Bon, ce n'est pas si traumatisant, puisqu'on y reviendra et qu'on retentera l'aventure jusqu'à ce qu'il y ait plaisir, mais tout de même il y en a dont on se serait bien passées. 
 
 Maintenant, mise à part tout les désagréments dus à l'inexpérience, il y a aussi tous les désagréments physiques dus à l'expérience... des courbatures un peu partout, une extinction de voix, une fatigue chronique. C'est plutôt bon signe, parce que de tels désagréments sont la conséquence d'une Très Bonne Nuit, mais tout de même ce n'est pas facile de se concentrer le lendemain et d'expliquer qu'on ne peut pas répondre à la question de la prof parce qu'hier il a vraiment assuré. 

 
Et puis le sexe c'est aussi mettre un peu d'imprévu, tenter de nouvelles choses. Sauf que l'imprévu on le veut bien, mais seulement quand on l'a prévu. Alors l'interruption inopinée du rapport pour cause de "personna non grata" sur place, le coup de téléphone au mauvais moment, la tête qui cogne contre le mur... on aurait aimé les prévoir.

Bon il y a aussi les prises d'initiatives de nos charmants hommes, qui auraient mieux fait de s'en passer. Emporté par la fougue du moment, le petit malin a cru bon de mettre un peu de piment dans la rencontre, et s'est risqué à des choses franchement inattendues... et a été stoppé dans son élan.  Et oui, messieurs, on demande la permission avant de tenter des choses ... différentes !

par Lilitociel publié dans : Du plaisir...
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