Apparemment, c'est d'actualité : les jeunes sont de plus en plus précoces.
Les médias nous font croire que les filles de 12 ans viennent tout juste de découvrir qu'elles avaient des seins et que cela plaisait aux hommes. Comme si c'était une nouveauté.
On nous prend réellement pour des imbéciles... Les femmes ont toujours su obtenir ce qu'elles veulent, et cela dès leur plus jeune âge et ça n'a rien d'un phénomène de mode.
Et cela se vérifie encore maintenant. Quand il s'agit de tester son pouvoir de séduction, une femme, peu importe son âge, sait très bien comment s'y prendre. Cela commence par des jeux au
primaire, des sourires au collège et des allusions au sexe plus ou moins camoufflées au lycée.
En fait, certaines femmes qui sont souvent considérées comme des "garces" pour être gentille ou des "sal****" pour être réaliste, éprouvent le besoin de tester le pouvoir qu'elles ont
sur les hommes. Cela va de la simple flatterie, à l'allusion carrément directe, en passant par le sourire évocateur.
Généralement, elles ont commencé à s'entrainer très tôt... en maternelle par exemple. En petite section, il y avait un garçon qui m'apportait tous les matins une barre de chocolat au lait.
Jonathan (celui là j'ai le droit de le nommer, y'a prescription depuis le temps) a fait faire un détour à sa pauvre maman tous les matins pendant un an juste pour avoir le droit de s'assoire à
côté de moi. Si ça c'est pas de la séduction, je ne sais pas ce que c'est.
Et ça ne s'arrange pas au primaire. Là, j'ai embrassé un garçon avec la langue, juste pour être celle qui était la plus en avance (cette idée ne m'a jamais quittée d'ailleurs). Au collège, on a
lancé un concours avec ma soeur : c'était à celle qui embrasserait le plus de garçons. Bon, c'était plutôt mignon, parce qu'il ne s'agissait pas d'embrasser n'importe quel imbécile qui n'avait
pas de bagues sur les canines, mais d'embrasser un mec qui nous plaisait vraiment. On s'y est presque tenu.
Et puis, avec le lycée, les premières relations sexuelles lui permettent de jouer dans la cour des grands et de ne plus être exclue quand les parents font des blagues cochonnes aux repas de
famille. Et à partir de là, l'hypersensuelle a besoin de tester tout ce qu'il est possible. Elle apprend à utiliser son regard, son sourire, le maquillage, les décoltés (ben oui, elle a des seins
aussi !). Le début est plus ou moins anarchique, et généralement elle est juste à la limite du trop... le trop court, trop plongeant, trop maquillée, trop provoquant. Heureusement que ses parents
veillent à la restreindre.
A partir de sa vie d'adulte, l'hypersensuelle a compris tous les mécanismes de séduction de base. Et elle essaye ce qu'elle a compris auprès de la gente masculine. Généralement, c'est une
période où elle collectionne les conquètes. Elle séduit sans se préoccuper de qui elle a en face d'elle, sans avoir l'intention de faire l'amour non plus (ce n'est pas son objectif). Elle
veut juste comprendre comment fonctionne l'Homme et ce qu'il attend.
En peu de temps, elle a appris toute seule les différentes tactiques pour séduire un homme. De l'approche directe (particulièrement facile avec les mecs faciles), aux
stratégies de longue haleine très calculées (séduction par étapes mise au point les longues soirées d'hivers), elle les a toutes essayées, paufinnées, adaptées. Elle
a compris qu'on ne séduit pas de la même façon un étudiant qu'un trentenaire, un cérébral qu'un manuel, un coureur qu'un gentil garçon.
Peu de chose peuvent arrêter l'hypersensuelle. Si elle vit un échec, elle se réconfortera avec quelques victoires faciles... mais une victoire difficile lui donne une confiance en elle absolument
redoutable. Séduire est plus un jeu qu'une promesse, c'est une sorte de défi, de pari qu'elle se fait à elle même... et rien ne l'amuse plus qu'un homme sexy qui la dévore du regard.
En bref, l'hypersensuelle a fait de la séduction un sport dont elle maitrise toutes les règles, et qu'elle pratique quand l'envie lui prend...
"Séduire
c'est être soi-même" E. Zylberstein
Vous avez dit...