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Jeudi 8 mai 2008
communauté : Vive la féminité

Quoi de plus fabuleux, de plus enthousiasmant, de plus excitant pour une jeune femme accro à la littérature, aux découvertes et à l'amour, que de passer une année universitaire à Vérone ? Il faut que je vous le dise, je pars l'année prochaine terminer ma licence à Vérone.

 

Savoir que je commence une nouvelle vie dans quelques mois réveille en moi mon côté névrosée-angoissée particulièrement prononcé. Comment vais-je faire pour tenir pendant un an loin de mon frère, mes amies, ma famille ? Est-ce que je suis réellement capable d'accomplir quelque chose sans le soutien de mes proches en permanence ? Comment vais-je faire pour comprendre mes cours alors qu'à l'heure d'aujourd'hui je ne parle pas un seul mot d'italien ? Vais-je m'en sortir financièrement ? etc...
 

Pourtant, ce n'est pas réellement cela qui m'inquiète. Je sais que ma famille et mes amis seront là à mon retour, je me dis qu'il faut simplement que je relève le défi, et que je me prouve à moi-même que je suis capable de faire quelque chose, de repousser mes horizons. Et pour l'italien, il suffit d'apprendre, c'est ce que je fais de mieux.

 

Il y a cet homme qui compte énormément pour moi. Et j'ai bien peur qu'en m'éloignant de lui, je le perdre définitivement.


Quand je l'ai rencontré, j'avais le « glorieux » titre de maîtresse officielle de X. J'ai eu un véritable coup de foudre. Lui aussi était déjà engagé avec quelqu'un, et l'ayant appris trop tard, je fus totalement incapable de m'éloigner de lui. Alors pendant 3 ans, j'ai continué à le voir, sans rien dire, et tentant de ne pas trop m'attacher à lui, puisqu’on n’avait aucun avenir. Puis, un jour, cette relation a pris fin parce que mon titre de maîtresse officielle de Mr X s'est transformé, et j'ai choisi d'aller vers celui qui devenait libre. Un choix complètement absurde avec le recul.

Quand ma relation avec X s'est terminée, j'ai coupé tout contact avec cette partie de ma vie. Une sorte de prise de conscience un peu tardive qu’il fallait que je passe à autre chose. Pourtant, il est revenu. Mon coup de foudre était là à nouveau, et j'ai replongé avec joie.

 


Aujourd’hui, je sais qu'en disparaissant de sa vie pendant un an, il m'oubliera. J’ai donc étudié toutes les possibilités, organisé des colloques avec mes conseillères sentimentales pour me préparer étant consciente de mon incapacité à exprimer mes sentiments. Je voulais juste lui dire que je veux qu'on essaye, que même si cette histoire semble compliquée, selon moi, elle en vaut la peine. 

 

Après 15 jours de stress, je passe la soirée avec lui, sure de moi. Je passe la soirée à refaire le monde avec lui, parler de son boulot, de la famille, des études. A chaque moment, j'entrouvrais la bouche prête à entamer mon petit laïus sur l’évolution des sentiments et la possibilité de surpasser les difficultés. Mais, à chaque fois, je me suis retrouvée complètement paralysée.  


Au moment de le quitter, j’ai paniqué et j’ai oublié tous mes beaux discours pour dire quelque chose de particulièrement ridicule. Une phrase du genre « si jamais ça ne va plus avec ta copine, penses à moi » à peine audible et dite au moment le plus inopportun. J’aurais préféré être foudroyée sur place que de dire quelque chose d’aussi banal, incompréhensible, et pathétique. C’est tellement loin de l’intensité de ce que je ressens que c’en est presque drôle. J’en étais tellement retournée, que je ne me souviens même plus de sa réponse, en admettant qu’il ait répondu.

 

Quoi qu’il en soit, il faudra que cette situation se clarifie, parce que je ne veux pas partir en ayant des regrets.

 

par Lilitociel publié dans : Question Existentielles
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Lundi 10 décembre 2007
communauté : Vive la féminité

 

Une grande rumeur circule depuis quelques temps, et enfle de plus en plus à mesure qu'elle se propage... Il paraît que les femmes aiment les salauds, et que les gentils sont les laissés pour compte de l'amour. Au point que certains gentils s'entrainent pour l'être moins... histoire d'avoir plus de succès au près de la gente féminine qui est apparemment sentimentalement tordue.
 
Avant que tous les gentils qui restent sur terre finissent par se transformer en monstre d'insensibilité, il est bon que je vous éclaire un peu sur la situation. Evidemment, je parle en mon nom et celui de certaines de mes amies et absolument pas en celui de toutes les femmes de la création. 

Il est vrai qu'une femme va être plus facilement séduite par un beau parleur... mais absolument pas parce qu'elle se réjouit par avance de tout le mal qu'il va lui faire, mais simplement parce qu'ils sont plus entreprenants. Soyons logique, les "salauds" ne s'embarrassent pas de longues discussions passionnantes, de sorties au cinéma ou de phases de séduction romantique et laborieuse... Non, non, eux, ils vont droit au but, ils lachent un "tu me plais", embrassent la belle et l'affaire est dans le sac. Tout cela manque effectivement de profondeur, mais la femme se sent bêtement flattée par cette "fougue", elle apprécie l'intérêt qu'on lui porte et se laisse séduire facilement. 

Ce n'est pas que la femme n'apprécie pas les longues discussions passionnantes avec un homme sensible et cultivé autour d'un café crème, mais s'il ne tente rien et qu'il y a un bon feeling, il y a de grandes chances pour qu'il devienne son nouveau "réconforteur". Pourquoi ? Simplement parce qu'elle se sent bien avec lui, mais qu'elle est persuadée qu'elle ne lui plait pas... puisqu'il n'a rien fait pour lui montrer.


On se demande également pourquoi une femmes devient totalement hystérique quand un mec la repousse, ou plutôt, ne la traite pas comme elle devrait l'être. Je suis un très bon exemple pour ce cas de figure, actuellement, je suis particulièrement attirée par un homme simplement parce qu'il ne fait plus autant attention à moi qu'avant. Avant, il m'envoyait des textos, me proposait souvent des rendez-vous pour lesquels je n'étais jamais disponible, me parlait sur msn, bref... je lui plaisais et il me le faisait savoir. Et bien, depuis que ce jeune homme ne me porte plus d'intérêt, je suis totalement omnibulée par lui.

En fait, quand une femme sent que c'est trop facile, cela ne représente plus aucun intérêt. C'est comme quand on veut entrer dans une grande école, si tout le monde peut le faire, cela perd énormément de son prestige. On aime bien savoir qu'on a mérité notre homme, qu'on s'est battue pour le séduire, pour le garder. Alors effectivement, quand il est distant, et bien on redouble d'efforts en se disant "chic, il va falloir que je relève le défi". 


C'est la même chose pendant l'évolution de la relation, certaines femmes vont rester avec ceux qui ne disent pas "je t'aime", ou pire... vers ceux qui ne le pensent pas. Si elle était sûre de l'amour qu'on lui porte, elle ne ferait plus aucun effort et se lasserait de cette tranquilité. Le fait de douter, de se demander si "oui ou non" il a des sentiments pour elle, cela l'intrigue et forcément elle reste, juste pour connaître la fin de l'histoire.
En fait, on ne cherche pas toutes des histoires qui sont destructrices, mais quand on sait que les histoires d'amour les plus connues sont "Roméo et Juliette", "Titanic" ou "Tristan et Yseult"... on ne peut pas dire que ce sont des exemples d'histoires saines et qui finissent bien.
 
 
Maintenant, ce n'est pas une raison pour que tous les hommes gentils qui restent se forcent à mettre de la distance, à poser des lapins à tout va et à devenir des machos de base. Mais, peut être que par moment, il faut qu'ils s'affirment plus, qu'ils se mettent en valeur et qu'ils ne soient pas aussi effacés. Comment voulez-vous qu'on les remarque s'ils ne se manifestent que pour jouer les épaules consolatrices ? 

On pense que les femmes sont attirées par les méchants garçons... mais en fait, elles sont juste attirées par ce qu'elles remarquent. Alors oui, celui qui parle plus fort que les autres a plus de chances de faire tourner les têtes, et celui qui a un air torturé et qui nous donne l'impression que c'est un amour impossible, nous donne envie lui prouver le contraire.

par Lilitociel publié dans : Question Existentielles
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Lundi 5 novembre 2007
communauté : BLOGS, en parler ...

Vous l'avez remarqué, nous n'écrivons plus beaucoup ces derniers temps... Je sais bien que c'est probablement très douloureux pour nos lecteurs fidèles et complètements accros, mais tout s'explique assez facilement. 

Pandora a énormément de travail... même moi je ne la vois que très peu, alors c'est vous dire si elle a le temps d'écrire sur le blog. C'est ça d'aimer ce qu'on fait et d'être tellement intelligente qu'on se retrouve à faire 15 millions de choses à la fois... le blog souffre cruellement d'un manque d'attention...

Quand à moi qui tente désespérément de faire vivre cet endroit, je dois vous avouer une chose... je n'ai plus d'inspiration... 

Nous avons fondé ce blog pour nous remettre de nos ruptures, dénoncer les différents travers masculins de ceux qui nous ont fait souffrir. Comme nous l'avons dit, ce blog a des vertues thérapeutiques certaines, qui nous ont permi d'exprimer nos sentiments et pensées avec un parti pris certain (le notre bien entendu !).

Et là, je dois dire qu'en ce moment, je n'ai rien à reprocher aux hommes. Je n'ai pas non plus envie de faire de déclaration mièvre ou de raconter une idylle naissante... c'est bien trop personnel et en plus je suis particulièrement supersticieuse. Et puis qui a envie de lire des articles où une nana raconte que tout va bien pour elle en ce moment ? Franchement même moi ça n'énerverait.
 

C'est probablement pour ça... c'est juste une trève. 


En fait, écrire m'a réellement permis de mettre les choses au clair, de confronter les avis, et surtout de me rendre compte de mes propres erreurs... et pourtant ce n'était pas gagné. Quand on entretient un blog, il y a un lien qui se créé entre celui-ci et les choses que l'on a envie d'y écrire et donc de vivre... et pour le moment, je ne veux pas écrire... Pour le moment, j'ai envie de vivre réellement... sans réfléchir aux différentes implications que cela peut avoir, sans parler de ce qui commence et sans vouloir l'exposer à la vue des autres. 


A un moment, à force d'écrire sur ce blog, on finit par en perdre de vue l'essentiel... qui n'est pas de constater les défauts des hommes ou même les notres (si, si, on est plutôt réalistes sur nos propres défauts). L'essentiel n'est pas de penser "tiens ça fera un bon article" ou "là je tiens un bon sujet"... à un moment, je me suis un peu éloignée de l'essentiel...


Finalement, un blog a comme objectif de laisser les "auteurs" s'exprimer sur des sujets totalement subjectifs et très personnels, de les laisser parler de leurs sentiments, de leurs erreurs, de leurs réussites, de leurs défauts inavouables le tout dans l'anonymat le plus total. 


Ce blog, c'est une sorte de béquille qui m'a aidée à me relever juste après une rupture, en pleine période de remise en question... Je ne savais plus avancer, je ne savais plus comment faire, je ne faisais plus confiance aux hommes. J'ai pas mal trébuché avant de pouvoir me passer de ma béquille... et,  maintenant... je n'en ai plus besoin, je marche toute seule.

par Lilitociel publié dans : Question Existentielles
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Mercredi 8 août 2007
communauté : De la Vie

J'ai toujours eu en horreur toute cette bande de puritains et consoeurs tous plus bien-pensants les uns que les autres. J’aime à penser que si chacun s’occupait un peu plus de trouver son propre bonheur au lieu de regarder et juger ce que fait son voisin tout le monde se porterait mieux.

 

C’est marrant, en relisant Zadig de Voltaire pendant mon trajet quotidien qui me mène à mon travail, je me suis rendue compte que je ne suis pas mieux que tous ces puritains qui imposent leur façon de penser aux autres. D’une façon un peu différente, j’en conviens.

 

 

Je ne suis pas tout à fait semblable à tous ces gens qui pensent qu’ils ont le droit de décider de ce qui est dans la norme ou non. En fait, il faut que je précise que je suis complètement contre les normes. Selon moi, rien n’est impossible, rien n’est inaccessible si l’on s’en donne les moyens, et l’important est de se débrouiller comme on peut pour faire de sa vie un feu d’artifice (merci à mon ancienne responsable de m’avoir dit ça le jour de mes 18 ans).

 

Sauf qu’il y a peu de temps j’ai essayé d’entrer dans la norme. J’ai la chance que ça n’ait pas marché, il faut croire que je ne suis pas faite pour avoir un petit pavillon en banlieue avec 2 enfants qui font du foot et un labrador qui pue le chien mouillé. Mais, je ne peux pas m’empêcher de penser à ces gens qui imposent leur façon de voir les choses, et à nos points communs.

 

C’est vrai. J’encourage tous ceux que je croise à faire leur vie hors des sentiers battus. Je les pousse à prendre des décisions un peu gonflées et à chercher avant tout le bonheur et le plaisir dans cette vie qui est généralement si monotone. Mais, j’en arrive à dire : « elle est pas faite pour cette vie, elle mérite sa vie banale », comme si mon choix était le meilleur, le plus productif.

 


Pourtant, je me demande de quel droit je me permets un tel jugement. Peut être que pour certaines personnes il est primordial d’entrer dans la norme. De rencontrer le soi-disant homme de sa vie à 16 ans, de ne connaître que lui, de l’épouser et d’avoir des enfants de lui qui feront du foot et demanderont un labrador. Pour certaines personnes c’est ça le bonheur, c’est ce qu’ils attendent de la vie, ce qu’ils espèrent.

 

 

Pourquoi est-ce que je me permettrais, au nom d’une conception de la vie différente, de souhaiter à ces personnes une vie différente de leurs vœux ? D’autant plus que je ne suis même pas certaine que ma vision de la vie soit la bonne (et si elle l’était est-ce que j’ai le droit de l’imposer ?). Je n’en suis qu’au tâtonnement, souvent elle m’effraye un peu parce qu’elle n’est pas très sure. Je serais incapable de tout abandonner aujourd’hui, je serais incapable d’abandonner les projets que je mets sur les rails, je serais incapable de recommencer ce que j’ai entamé.

 

 

Au 16e siècles ils pensaient être dans le juste avec Descartes, au 17e  aussi avec les nombreux dévots, au 18e toujours avec le marquis de Sade et les libertins, au 19e les accusateurs de Dreyfus ne pensaient pas passer pour des tortionnaires, et au 20e … dois-je réellement vous rappeler les idées du 20e siècle ?

 

 

En bref, j’ai enfin compris que l’important c’est de trouver SA voie, et peu importe les autres, peu importe ceux qu’ils pensent, peu importe ce qu’ils veulent. La seule chose qui compte c’est de trouver le bonheur de la manière qui nous convient.

 

par Lilitociel publié dans : Question Existentielles
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Dimanche 15 juillet 2007
communauté : De la Vie
Quand j'étais petite, je déménageais souvent, en moyenne une fois tous les deux ans. J'ai habité dans 10 villes différentes, 6 départements, et 3 régions. En fait, je pourrais éventuellement établir un guide non touristique de chacun de ces endroits, des 11 écoles que j'ai fréquentées ou des 13 appartements que j'ai hantés. 

Quand je dis ça, beaucoup de personnes pensent que c'est un véritable enfer de devoir recommencer sa vie à chaque fois, de devoir retrouver de nouveaux repaires, reprendre de nouvelles habitudes. C'est vrai que la plupart des gens sont nés, ont grandi au même endroit. Ils ont des "amis d'enfance", avec lesquels ils sont allés à la crèche ou à l'école primaire. 
 
 
Mais, j'ai l'intime conviction que perdre certains de ses repaires enfant, permet d'en avoir des plus fiables adulte. En grandissant dans différents endroits, en fréquentant différentes personnes, on apprend bien plus de choses sur le monde qu'en restant tranquillement dans sa petite routine quotidienne. 
 
Quand j'étais petite, je savais que je n'avais qu'un ou deux ans à passer quelque part. Ce n'était donc jamais grave si une amitié se rompait, si un amour tournait mal (vous riez mais un amour malheureux à 9ans c'est dramatique), ou si une école m'était antipathique. 
 

Et depuis 7 ans, j'habite dans la même ville. C'est triste à dire, mais le changement me manque. Ce que c'est difficile de changer ses habitudes quand on fréquente les mêmes endroits, les mêmes personnes. Alors, je fais des changements mineurs. Je change d'appartement, je passe du vivre seule au vivre à deux, je déplace les meubles dans ma chambre, ou j'entreprends des travaux de peinture (catastrophiques d'ailleurs). 

 
J'ai toujours pensé que c'est parce que je déménageais que ma vie avançait, que les deux choses étaient complètement liées. Mais en réalité, nous sommes les seuls acteurs du changement que nous souhaitons initier, c'est peut être une question d'instant, de karma, ou de destin. Mais il y a des périodes qui permettent de donner l'orientation que l'on souhaite à sa vie, et c'est juste avant ces périodes que des changements interviennent.

Peut être que les changements sont là pour nous donner du courage, peut être qu'ils nous montrent le chemin à suivre. Mais selon moi, rien n'arrive par hasard, et si ma vie est si changeante en ce moment, c'est sans doute à cause de mon dernier déménagement, mais surtout pour préparer ma nouvelle vie... parce que ma vie, je peux l'affirmer, à changé du tout au tout en moins d'un an... 
par Lilitociel publié dans : Question Existentielles
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Jeudi 28 juin 2007
communauté : Coup de gueule !
Une fois de plus, je passe ma soirée à regarder une de ces émissions de télévision sur un sujet de société. Comment supporter sa différence ? Comment vivre avec une maladie ? Quelle relation avec l'extérieur ? Quelles difficultés pour les jeunes d'aujourd'hui ? Ces émissions qui provoquent chez les gens qui ont tout pour être heureux un sentiment de malaise ou de satisfaction se disant que finalement ils ne s'en sortent pas si mal. 
 
 
Mais aujourd'hui, l'émission me touche beaucoup. Peut être parce que tous les invités font preuve de beaucoup de courage au quotidien, et sans doute parce que si j'étais née avec une différence physique j'aurais sans aucun doute eu une vie beaucoup plus difficile que celle que j'ai. 
 
Ce qui m'épate par dessus tout c'est que parmi tous les invités, ils ont tous un message de tolérance. Ils parlent de leurs blessures dues au regard souvent cruel des autres, mais ils en parlent souvent avec douleur mais en même temps on a l'impression qu'ils les pardonnent d'avance. 

Alors je me demande où ils trouvent la force d'excuser le regard souvent méprisant des gens. Moi avec mes 5kg de trop en 4eme je pleurais le soir en rentrant chez moi parce que les filles avaient été méchantes, j'avais envie de leur montrer que je valais mieux qu'elles et que j'avais au fond de moi plus de richesses qu'elles toutes réunies. Et quand je vois la jeune femme naine qui témoigne ou celui qui était dévisagé, je me demande comment ils peuvent continuer à garder espoir en l'humanité. 
 
 
J'ai cette impression que les hommes sont cruels entre eux, ce mot est peut être un peu fort ou violent me direz vous, mais c'est le cas. Si demain vous voyez une obèse entrer dans le métro, vous la regarderez, si une naine est assise près de vous au cinéma, vous regarderez ses pieds, et vous détournerez probablement les yeux d'une personne défigurée. 

Pourtant, si vous vous mettez une journée dans la peau de cette personne qui doit supporter 50 regards hostiles par jour, vous vous rendez compte de votre culpabilité et vous aurez alors un regard compatissant. Ce qui est probablement pire, parce qu'une personne qui vous regarde comme une pauvre petite chose fragile et sans défense alors que vous essayez de vous battre pour être considérée comme un être humain normal est tout aussi blessant, voir humiliant. Ce que ça peut être humiliant d'être considérée comme infirme juste parce qu'on est différent, il me semble que la différence n'est pas un handicap.
 
 
Quel est alors le comportement à avoir ? 

Peut on faire comme si on ne voyait pas une différence qui est plutôt flagrante ? Doit-on tenter d'être bien intentionnée envers ceux qui sont différents ? J'ai la ferme conviction que faire croire à une personne qu'on ne voit pas sa différence c'est, d'une certaine façon, lui enlever sa force, sa particularité et sa richesse. Alors que si on lui parlait en prenant en compte sa différence mais en passant au delà, cela me semble tellement plus enrichissant.

Vous allez peut être me dire que je n'ai pas le droit de parler de différence, après tout je suis tout ce qu'il y a de plus "normal", mais où se place la "normalité" ? Est-ce parce que j'ai une constitution physique règlementaire que je suis pour autant "normale"... il me semble que non. Pour moi, la valeur d'une personne n'est que dans les idées et le coeur, tout le reste n'a que peu d'importance, non ?
par Lilitociel publié dans : Question Existentielles
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Mercredi 30 mai 2007
communauté : BLOGS, en parler ...
anti_bug_fckJe crois que, comme dans tout pacte autobiographique, je dois concéder au lecteur ce qui me pousse à me raconter, et à me vanter de mes pires faiblesses : mon égocentrisme. 

C'est le principal trait de mon caractère, et je suis tout à fait consciente que c'est ce qui explique que beaucoup de personnes n'apprecient pas ma compagnie, surtout quand cela se conjugue à prétention surdimensionnée. 

Que voulez-vous depuis que je suis petite, je me suis toujours imaginée que je valais mieux que les autres, que je méritais d'attirer l'attention, sans jamais m'interesser aux qualités de ceux qui m'entouraient. A trois ans, j'étais le clown de la famille, la petite dernière qui attire toutes les bienveillances à renfort de battements de cils et de caprices tyranniques. A Six ans, après que mes parents ait été convoqués parce que j'avais mordu jusqu'au sang un camarade ( il ne me trouvais pas assez belle), mon père a enfin osé me dire "Fanny tu dois comprendre que tu n'es pas le centre du monde". Il faut croire que je n'ai toujours pas reçu le message...

Mon caractère d'enfant et d'ado me fait penser à un personnage de livre d'enfant, Mélanie Pilou, qui veut tout, qui sait tout, quitte à hurler pour obtenir ce qu'elle exige... Dans mon cas j'étais plutot du genre à ruser, à monter toute un groupe contre quelqu'un, juste pour affirmer mon petit pouvoir... 

Dans tous les lieux que j'ai fréquenté, écoles, colonies de vacances, collèges, lycée, il a toujours fallu que j'intègre le groupe des gens populaires, et si je n'y parvenais pas, je me débrouillais pour me démarquer en ne me départissant jamais de mon manteau de vanité... Quitte à mépriser certaines personnalités sans doutes tres interessantes.    


Vous allez me dire mais ou est la moralité dans cet aveu ? Ca vient : je n'ai compris que tres recemment que j'étais loin de faire partie du haut du panier. Mon impression de supériorité n'est qu'une facade pour combler un besoin de reconnaissance, que je n'obtiens jamais, car j'agace, donc je suis toujours insatisfaite, donc je tente toujours d'en prouver plus à ceux qui m'entourent, même si je dois jouer un rôle pour cela, c'est un cycle tragique n'est-ce pas ? 

Le pire c'est que cet orgueil irrepressible est le même que celui qui a gaché la vie de mon père, à force de toujours se considérer comme trop bien pour les autres. Et ce lourd héritage m'empeche d'acceder à quelques moments de bonheur : me faire apprécier des gens que j'admire, me faire aimer de ceux qui me plaisent, parvenir sereinement à me faire une place dans le monde des adultes... 

Oui parce que le problème c'est que je ne supporte pas la vanité chez les autres, et oui j'ai bon gout, je n'apprecie que les gens bien... Le problème c'est que je suis de celles qui se la pètent, et que les gens bien n'aiment pas beaucoup ça... Donc à part Lilith, sa famille et ma propre famille, qui avec la tendresse des âmes saintes me pardonnent ces excès d'orgueil, je ne parviens à me faire appécier que par les arrivistes égocentrés, ce qui ne m'aide pas à me reconvertir dans l'altruisme...

Donc oui, JE SUIS DE CELLES QUI SE LA PETENT, mais même après de grosse baffes (sentimentale pour la dernière) je ne parviens pas à me soigner, je crois que c'est un mal incurable...
  
par Lilitociel et Pandora publié dans : Question Existentielles
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Vendredi 25 mai 2007
communauté : Trentenaire

Je parle souvent ici des différents risques encourus pour chaque acte de nous effectuons. Mais quand est-il réellement ? Savons nous prendre des risques ou ne faisons nous que rêver à ce que pourrait être notre vie ?
 
Pandora l'a déjà dit, elle rêve d'être "maîtresse d'histoire", pourquoi pas avoir une jolie maison, un salaire suffisamment important pour garnir son dressing d'une bonne centaine de chaussures, manteaux et autres accessoires. Elle voudrait des enfants et pourquoi pas, un père et mari qui serait à la hauteur. 
 
Moi, je rêve. Je me vois directrice d'une maison d'édition ou rédactrice en chef, je vivrais en France ou ailleurs, je me vois bénévole dans une association humanitaire au Mali, je me rêve mère accomplie et amante surprenante. Toujours en délicatesse avec ma banquière parce qu'il faut bien assouvir mes envies de spectacles, voyages, chaussures et livres. 
 
 
Mais pour en arriver là, il va falloir prendre des risques. C'est beau de rêver. Jusqu'à 20ans, on peut toujours dire "je serais pilote de ligne" et voir un regard admiratif dans les yeux de notre interlocuteur. Passé 20ans, les gens nous attendent au tournant, les paroles c'est bien beau, mais ce qu'ils attendent c'est des faits. 
 
Alors il faut prendre des risques. Il faut commencer à envoyer des CV pour obtenir un stage, parce qu'on est suffisamment lucide pour savoir que Gallimard ne nous a pas attendu. Il faut commencer à mettre de l'argent de côté pour penser à s'acheter une voiture, simplement parce qu'en vieillissant c'est normal d'avoir une voiture. 
 
Il faut penser à utiliser ses contacts, à sortir un peu de la bulle qu'on s'est construite durant les années de lycée et de fac, et à voir un peu plus loin que le bout de son nez. On a plus de chance de s'en sortir dans le milieu de l'édition si on fréquente les endroits où sortent les éditeurs, que si on va dans les soirées étudiantes... alors il est temps qu'on y aille. 
 

Voilà, c'est tout ça grandir. Je dois juste arrêter de rêver et penser enfin à mettre en place mon avenir. J'ai l'habitude de réussir ce que j'entreprends, simplement parce que je ne me suis pas encore attaquée à quelque chose de grand. J'ai peur de ne pas réussir à accomplir mon rêver alors je préfère me contenter de ce que j'ai... et continuer à rêver. 
 
Mais à force de ne rien tenter, je vais me réveiller à 30ans surdiplômée parce que je n'aurais pas osé entrer dans la vie active, je n'aurais toujours pas participé au moindre concours de nouvelle de peur d'être lue, je serais complètement hébétée par ma vente des WE effectuée pendant 15ans parce que je n'aurais pas osé changé de boulo... et je passerais complètement à côté de ma vie, pour conserver une pseudo-tranquilité qui n'est pourtant pas faite pour durer. 

Promis... je vais m'y mettre sérieusement et je vais l'écrire cette nouvelle !

par Lilitociel publié dans : Question Existentielles
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Mardi 22 mai 2007
communauté : Trentenaire

J'ai 65 ans aujourd'hui. Je me lève et, malgré mes amphétamines anti-vieillissement, qui ont été légalisée par la Grande République, mon dos me fait mal. Je vais faire ma toilette dans mon aspetiseur laser. Très pratique ce truc, de mon temps on se lavait encore à l'eau, et je regrette un peu l'odeur parfumée que laissait le gel douche sur la peau. Les parfums ont été interdits il y a vingt ans, car il accentuaient les différences entre les citoyens de la Grande République. Je fume ma cigarette dans le renfoncement qui m'abrite des caméras de la  Sécurité Libertaire, car c'est aujourd'hui un "Crime contre l'Organisme" de consommer des produits nocifs, mais je parviens encore à me procurer des black devil au marché noir. 

J'ai le temps de regarder mes photos d'instants de vie avant d'aller effectuer mes deux heures de travail journalières. Ce système de photos-mémoire, c'est l'une des plus belles inventions de notre temps : il suffit de brancher un port usb sur notre puce placée dans la nuque pour retrouver en un clic une image de notre passé. 

Hiver 2048 : une photo de Lilith et moi, avec ces 4 filles, elles sont belles comme le jour... Lilith est devenue une grande écrivain à succès, elle produit aujourd'hui des nouvelles érotiques, clandestines, car les pratiques sexuelles ont été jugées aliénantes à l'avènement de la XIème République, en 2031. On se voit un peu moins depuis qu'elle s'est installée sur le satellite Kappa de Jupiter avec son 6ème mari, mais on discute toujours par msn.

Ete 2022 : ma dernière année en tant que prof d'histoire, j'y repense avec beaucoup de nostalgie, même si c'était un peu éprouvant de faire classe pour 320 élèves, nous pouvions encore évoquer les richesses des civilisations passées. Aujourd'hui je suis instructrice en savoir théorique : je fais commenter les textes qui ont été jugés "utiles au bien commun" (autant vous dire que Baudelaire et Freud en sont absents). Je suis aussi autorisée à  évoquer les régimes politiques de l'antiquité, et du XXème siècle, pour mieux faire comprendre aux jeunes supériorité la de notre système de gouvernement : La République de droit divin à alternance bi-annuelle.

Puis je passe en diaporama les visages de tous les hommes que j'ai connu, de ceux que j'ai aimés, de ceux que j'ai méprisés, de ceux que j'ai admirés en secret, de ceux qui m'ont émue... Je n'ai jamais réussi à faire confiance à un homme, en tout cas jamais assez pour fonder une famille. Cette indépendance m'a permis de vivre beaucoup d'expériences, j'ai évolué dans de hautes sphères professionnelles, et mes économies m'ont  permi d'acquerir un deux pièces en sous-sol, à seulement 50 mètres de la surface, un luxe de nos jours ! La lumière du soleil me manque un peu parfois, et je me rends dans les musées aquariums pour observer à travers une vitre les paysages naturels, qui ont repris leur aspect sauvage depuis que les humains ont restitué son territoire à la grande Mère Gaia. 

La maternité m'a manqué, et même si j'ai pu voir grandir les filles de Lilith, je n'ai jamais pu combler se manque... J'aurais pu acquerir un humanoide optimisée, formaté selon mes caractéristiques génétiques, mais je ne peux pas m'empecher de les considérer comme des machines même s'il sont dotés d'un processeur Intel Emotions... Je suis peut-être vieux-jeu mais pour moi, un enfant ça se fait avec un pénis et un vagin, je pourrais prendre pour 3 mois rééducation pour l'emploi de ce vocabulaire prohibé, mais que voulez-vous j'ai toujours eu une âme contestataire...

Finalement, maintenant que les livres et la navigation internet ont été interdits, je suis bien contente de pouvoir constamment me plonger dans le passé à travers ces "photos-mémoire", ça me permet de revivre virtuellement tous les moments heureux de ma jeunesse, même si j'aimerais pouvoir changer toutes les erreurs que j'ai commises... 

Au journal télévisé Officiel ils ont annoncé l'arrivée prochaine d'un logiciel révolutionnaire qui nous permettra de vivre ou revivre à l'infini les scénarios améliorés de notre passé : il suffira d'y penser très fort, et je pourrais refaire l'amour dans mon esprit avec mes grands amours perdus, je pourrais me faire aimer de ceux qui me plaisaient, je serais plus belle, plus douce, plus équilibrée, plus altruiste, je pourrais même avoir une fille métisse avec mon homme, elle s'apellerais Nina, elle aurait un regard curieux, et des rêves pleins la tête... Je pourrais vivre 22 h sur 24 dans ce monde là, peut-être même que je pourrais y tomber amoureuse d'un prince charmant calibré spécialement pour moi...



Est-ce qu'en vivant avec des remords on s'en sort ? 
Est ce qu'on existe encore quand on dort ?

par Pandora publié dans : Question Existentielles
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Jeudi 26 avril 2007
communauté : De la Vie

Ce soir, j’ai envie de parler d’espoir. Pas comme tous ces proverbes idiots tel que « tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir », un tout petit peu plus profondément, juste pour mieux comprendre pourquoi, alors que je suis une optimiste née, et une rêveuse sans aucune limite, je suis constamment tiraillée entre spleen et idéal.

 

L'espoir c'est cette petite voix qui nous dit tout bas, doucement, au creux de l'oreille que c'est possible, qu'on peut le faire et qui nous encourage à rêver. La tristesse, les peines, les déceptions sont toutes dues à l'espoir puisque sans lui, une déception n’est pas concevable. Si je n’espère pas de promotion au travail, je ne peux techniquement pas être déçue de ne pas l’obtenir, tout cela paraît bien logique.

 

L'espoir est beau, l'espoir est noble, il est douloureux et déchirant. Son arrivée provoque un chamboulement, des projets pleins la tête, des rêves en rafales. L'espoir est alors plein de promesses. Celle d'un amour éternel, d'une réussite ou d'un bonheur possible. Celui là, je le connais bien, chaque matin, ou un jour sur deux, j’ai cette impression d’avoir le monde à porté de main, que tous mes problèmes sentimentaux vont se résoudre tous seuls, que quoiqu’il arrive mes rêves se réaliseront, simplement parce qu’on me chuchote à l’oreille « Crois, Rêve, encore et toujours ».

Ces jours sont beaux. Un peu comme Léo sur son beau paquebot nous sommes les rois du monde et nous caressons déjà la joie que sera la réussite de nos projets. Rien n’est réellement entamé, pourtant, cette quasi certitude que c’est possible ne nous quitte pas.

 

Mais cet espoir est douloureux parce qu’il est attente. Ce n'est qu'une longue et impatiente attente de quelque chose. L’espoir nous accompagne sur le chemin entre le rêve et la réalité, mais il ne dure qu’un temps, et n’apporte ni certitude ni maîtrise de ce qui nous arrive. Ce n’est qu’un rêve. Lorsqu'il ne se réalise pas, il écoeure, révolte. On lui reproche alors d'avoir existé on lui reproche ces moments où on le caressait en cachette, où on le nourrissait. Lorsque finalement le job pour lequel on postulait ne nous est pas attribué, l’espoir qu’on y a mis nous fait mal, c’est comme quand je tombe amoureuse pour la 150e fois, je finis toujours triste parce qu'une fois de plus j'y avais mis un peu de ce foutu espoir.

 

Alors, cet espoir, ambiguë, cruel, et si précieux, on le garde? Parce qu'après tout, l'espoir n'est que le début des ennuis.

 

Mais si demain j’arrête d’espérer, j’arrête de respirer. Sans espoir, c'est la résignation. Il n’y a ni joie, ni peine, juste un long rien du tout sans queue ni tête. La mort de l’espoir, sa fin, c’est sans doute le plus difficile à accepter. Dois-je alors, pour ne plus être déçue, sélectionner l’objet de mon espoir ? Encore moins, ça serait admettre des limites, et il est hors de question que je me fixe la moindre limite.

Admettre est sans aucun doute la seule solution possible. Admettre qu’un espoir puisse être vain, que sa réalisation n’est pas toujours possible, et que les déceptions font parti de nous. Ce n’est pas toujours facile, encore moins quand dans certains domaines les espoirs sont de courte durée et les déceptions difficiles à effacer. Pourtant, il va bien falloir continuer.

 

La mort d’un espoir, donne la vie à un autre. Peut être est-ce cela qui nous permet de se relever.

par Lilitociel publié dans : Question Existentielles
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