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Mardi 25 mars 2008
communauté : Amour et relations

Je ne vous ai jamais parlé de lui, sans doute parce que je préférais le garder rien que pour moi. Aujourd'hui, je ressens le besoin de vous dire qu'il existe, et que tout n'est pas si simple...

Je le connais depuis longtemps maintenant, quatre ou cinq ans peut être... Une très, très ancienne relation sans attache... qui s'éternise sans jamais se concrétiser ou prendre fin.

Lui, c'est vraiment l'homme dont on rêve toutes, moi peut être plus que les autres. Je ne le vois pas souvent, je ne l'appelle jamais, je recois un texto de temps en temps qui m'annonce qu'on va pouvoir passer la soirée ensemble. Ces textos, je les espère souvent, il m'arrive de passer une journée entière à avoir pour seule obsession de regarder mon portable et vérifier l'arrivée d'un message hypothétique. Alors quand enfin mon portable sonne, mon coeur s'emballe. Mais ça, il ne le sait pas.


Lui, c'est celui qui comprend quand je lui parle de moi. Il peut passer des heures à m'entendre parler sans m'arrêter de choses totalement futiles et inintéressantes... mais il m'écoute et me conseille. Il ne s'énerve jamais contre moi, il n'a pas une seule parole plus haute que l'autre. Parfois, je regrette d'avoir autant parlé, d'avoir dit des idioties et j'espère au fond de moi qu'il m'appréciera toujours malgré ces paroles maladroites. J'ai toujours peur de le décevoir. Mais ça, il ne le sait pas.


Souvent, il me parle de lui et de sa vie. Il me raconte ses rêves et ses doutes... Je le regarde quand il me dit qu'il a peur d'échouer, et je prends conscience du manque de confiance qu'il a en lui. J'ai envie de lui montrer comment moi je le vois. Si on le regarde avec mes yeux, il est fort, persévérant, intelligent, sensible, droit, humaniste. Quand moi je le regarde, je vois un homme qui vaut probablement mieux que la plupart d'entre nous. Mais ça, il ne le sait pas.


Parfois, il me parle de sa compagne. Il me dit combien elle est dure avec lui, me raconte leurs disputes. Il m'en parle toujours très brièvement, sans que je sache si c'est pour me préserver ou parce qu'il ne veut pas m'en dire plus. Si j'étais à sa place à elle, je remercierais chaque jour le destin de m'avoir offert l'amour d'un homme comme lui, et chaque dispute me serait insupportable. Quand il me parle d'elle, j'ai toujours un pincement au coeur. Mais ça, il ne le sait pas. 


Quand je sais que je vais le rejoindre, j'oublie tout le reste et je ne pense qu'au moment où il va me prendre dans ses bras. Et quand enfin je suis chez lui, je perds toute notion du temps, il ne reste plus que lui et tout le reste s'évapore en un instant. Et pendant quelques heures, j'ai la sensation que rien de grave ne peut nous arriver. Cette sensation que j'ai auprès de lui, je ne l'ai jamais eu auparavant. Mais ça, il ne le sait pas.


Je regrette souvent de ne pas lui avoir dit tout cela. Pourtant, je suis consciente d'être incapable de le rendre heureux. Je me demande parfois comment cela se serait passé si tout n'avait pas été si compliqué, s'il avait été célibataire, si je ne l'avais pas rencontré à une période trouble de ma vie.

Je ne sais pas réellement pourquoi j'ai attendu tout ce temps pour parler de lui. Sans doute parce que j'ai du mal à me l'avouer, probablement parce que cela ne sert à rien, peut être parce que depuis quelques semaines il s'éloigne.

Il me manque. Mais ça... il ne le sait pas.

par Lilitociel publié dans : Spleen
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Lundi 10 mars 2008
communauté : De la Vie

Lundi dernier, vers 8h du matin, mon père est mort. 


Je l'ai appris par téléphone, par ma mère, vers 10h. Puis j'ai passé l'après-midi au Louvre, que j'avais si souvent arpenté avec lui. 

Je n'ai presque pas pleuré, c'est juste venu le soir, quand j'ai réalisé qu'il ne serait jamais grand-père, qu'il ne me verrait pas devenir prof et écrivain, que je n'aurais pas eu le temps de me réconcilier avec lui, que je n'appelerais plus jamais quelqu'un papa...


Alors je me raccroche à quelques photos, aux objets que je veux garder de lui, aux souvenir de ses blagues scabreuses et des rares moments passés avec lui ses dernières années, et je me rends compte que j'ai deja presque oublié le son de sa voix.

Je me rend compte que j'ai passé ma vie à parler culture et politique avec mon père, mais que l'on a jamais parlé de qui on était vraiment, de ce qu'on ressentait, de ce qui expliquait notre relation si fusionnelle et conflictuelle. Et maintenant il n'est plus là pour en parler. 

Voilà, ça, c'est ce que je ressens. 

Après le plus dur, c'est d'assumer le regard des autres, de supporter leurs paroles vaines, et de ne pas trop montrer que leur présence si pressante nous insupporte. 

Il y a les soeurs qui pleurent sans cesse et ressentent le besoin de nous serrer dans leurs bras. On leur pardonne, elles ont le droit d'être tristes. 

Il y a la veuve qui a perdu le nord et qui se sent exclu d'une famille dont elle ne fait pas partie. 

Il y a les proches qui ont compris que c'était plus sympa de déconner un peu, et de se rappeler à quel point le défunt était imparfait. 

Il y a les potes qui ne trouvent rien de plus à dire que "je suis là pour toi", et c'est tres bien comme ça, c'est juste ce dont on a besoin. 



Et puis il y a les boulets : 

l'oncle de la demi-soeur qui vient te dire que tu ne gerriras jamais mais que tu t'y feras avec le temps 

le fuckfriend qui n'est pas au courant et qui te demande "quand-est-ce qu'on baise ? ", 

le pote qui te demande deux jours apres par texto si tu vas mieux ( ben non, mon père n'est pas ressucité),

la cruche qui te demande "c'est pas trop dur ?" (non, non, meme pas mal).

Il y a le con qui te dit qu'au moins mon père n'a pas souffert, qu'il ne s'est pas senti partir, alors que moi j'aurais préféré qu'il morfle 5 minutes de plus, le temps de lui dire au revoir, de lui dire pardon aussi, peut être même que j'aurais voulu qu'il ait 5 ans de rabe, pour éponger ses dettes et pas nous laisser dans la merde, pour qu'il me voit devenir adulte aussi...


J'ai envie de dire merde à tous ceux qui me répètent "il faut que tu te laches, que tu fasses le deuil", juste parce que j'ai pas envie de m'effondrer en pleurs dans leur bras, que j'ai pas voulu voir le corps de mon père dans son cercueil, que ça me fait chier quand on me dit "c'est ce que ton père aurait voulu", que j'en ai rien à foutre de la couleur de la pierre tombale, que j'arrive pas à croire qu'il veille sur moi posé sur son petit nuage, tout ce que je sais c'est qu'il n'est plus là. 


Mais d'autres sont encore là, même s'il ne peuvent pas le remplacer, il y a sa famille à lui, de qui je devrais sans doute ma rapprocher, il y a mes soeurs dont je devrait accepter l'affection, et puis il y a ma mère. Celle à qui il a fait tant de crasses, celle de qui il était séparé depuis plus de 15 ans et qui pourtant verse beaucoup de larmes...
 

Ma mère, elle a interet à durer jusqu'à 90 ans au moins, histoire de compenser...

par Pandora publié dans : Spleen
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Lundi 19 novembre 2007
communauté : Relations amoureuses

Il est des femmes qui attendent le prince charmant en se conditionnant pour pouvoir le reconnaître : il est beau, intelligent, drôle, attentionné, parfois accompagné d'un beau cheval blanc ou d'un joli coupé cabriolet. Cela n'a rien de tres original, ça peut même devenir rapidement ennuyeux...

Il en est d'autres qui attendent simplement de rencontrer quelqu'un qui leur correspond, avec qui elles pourront partager leur gouts, leurs emotions, leurs nuits, leur espoirs, et pourquoi pas un jour lointain leur appartement .Ces attentes toutes simples je les exprimais il y a quelques mois dans "jeune demoiselle recherche"
.

On m'a souvent dit que j'étais bien trop exigente, et que ça expliquait que je me détourne finalement de mes coups de coeur : il leur manque toujours quelque chose. Pas assez cultivé, pas assez de caractère, pas assez d'altruisme, pas assez d'indépendance, pas assez de disponibilité... Il y a aussi ceux qui ont quelque chose en trop, et qui ne correspond pas à mes valeurs : trop machiste, trop irritable, trop possessif, trop dissimulateur, trop ancré dans le passé, trop épris d'engagement, trop distant, trop accro...

J'ai passé mon temps à me dire qu'il me fallait quelqu'un avec qui j'ai vraiment plein de choses en commun, que si j'avais toujours quelque chose à partager avec quelqu'un, ce serait le secret de la longévité d'une relation, sans que l'ennui ne me gagne. Quand on a tout en commun, le champs de renouvellement d'une relation devrait être infini. 



Depuis que je connais quelqu'un qui partage une grande partie de mes gouts, de mes convictions, de mes centres d'inteteret, voire même certaines expériences, je ne sais plus trop quoi en penser. Au début ça semble presque évident, quand tout ce qu'on recherche parait être présent en une seule et même personne, on se dit qu'il n'y a pas chercher plus loin. 

Ca parait d'autant plus évident quand pour l'une des premieres fois de sa vie on parvient à se raconter sans aucune difficulté, sans méfiance particuliere, sans avoir besoin de mentir ou de faire semblant. Quand enfin on s'interesse sincerement à ce que cet homme miroir a vécu et que l'on veut toujours en savoir plus, pr comprendre comment c'est possible d'avoir tant en commun, cela en devient troublant. 


 
Seulement, passé l'effet de surprise, il peut s'agir en fin de compte d'une fausse bonne idée. Parce que cette rencontre n'arrive pas au bon moment, que je suis peut-être allée trop loin dans la méfiance pour croire encore que quelque chose d'inattendu est possible. Surtout parce qu'esperer des choses dans le vent, sans aucune assurance que cela puisse marcher, c'est s'exposer à une nouvelle deception, qui serait bien pire que les précédentes parce que celle-ci je ne l'aurais pas prévue. 

Ca peut paraitre con finalement. 


Mais il y a une autre raison. Beaucoup plus rationnelle celle-ci. Tout simplement, avoir tout en commun ou presque, ça ne suffit pas. Il faut avoir envie qu'il se passe quelque chose. Il faut que l'attirance mutuelle soit à la mesure du reste. Et ça ne semble pas être le cas. Je n'ai pas envie de tout faire pour savoir si finalement ça aurait pu marcher. Parce que mes efforts n'ont jamais valu le coup et que je ne vois pas pourquoi ce serait différent cette fois. Je ne vais pas non plus poser la question, ce serait trop simple, et ça je ne sais pas faire, je ne veux surtout pas avoir à écouter la réponse. 

Selon moi ce ne sont pas des choses dont on parle, des choses que l'on pense et que l'on mûrit, on les ressent ou non, c'est aussi simple que ça.  Je n'attends pas que les efforts viennent d'en face, je n'aime pas rester dans le doute, je ne suis pas quelqu'un de patient. Et franchement, ce n'est pas parce qu'on déjà souffert en amour qu'on doit décider qu'il faut se méfier de ce qui paraît trop bien pour être réalisable, quand on doute trop longtemps, on annihile tout le désir de l'imprévu.


J'en conclue tout simplement que quand on ne fait rien pour que ça marche c'est qu'on en avait pas vraiment envie, et que le prochain à qui je ferais vraiment confiance, pour qui je ferais des efforts, il a juste interet à prouver qu'il sait ce qu'il veut, et qu'il le veut vraiment.
par Pandora publié dans : Spleen
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Jeudi 8 novembre 2007
communauté : Vive la féminité

Pffffffffffffffffff

Je vais finir par croire sérieusement que je suis maudite avec les hommes. Certaines femmes sont faites pour rencontrer l'amour de leur vie tout de suite, d'autres vont devoir subir quelques échecs et d'autres réussites... moi je me farçis les échecs des autres en plus des miens. 

Je sais, il y a 2 jours j'ai publié un article disant que j'étais enfin réconciliée avec la gente masculine. Eh bien, voyez-vous, c'est l'histoire de ma vie, à peine je commence à faire confiance... on me rappelle très vite à l'ordre, me démontrant que les hommes ne sont pas dignes de confiance.

C'est simple. J'ai rencontré quelqu'un qui ressemblait à s'y méprendre au prince charmant. Il m'a dit plein de choses très romantiques, tendres, qui ont eu le mérite de faire tomber toutes les barrières que je peux avoir l'habitude d'édifier. J'ai attendu (un peu) avant de faire l'amour avec lui, cela semblait à s'y méprendre au début de ce qui peut s'apparenter à une histoire d'amour. 

Et bien, on ne m'y reprendra plus. Le prince charmant a, par hasard, revu la femme de sa vie le lendemain et m'annonce donc... je ne sais plus ce qu'il m'annonce, j'étais partie avant qu'il finisse sa phrase devant la station "bonne nouvelle" (non, non c'est même pas une blague). Bref, j'ai fais une sortie à peu près controlée où je ne pleurais pas et où j'ai gardé mon calme... 
 
 
Mais je dois avouer que je me pose beaucoup de questions. Comment-est ce que vous voulez que je fasse confiance à un homme ? Je regarde derrière moi et je vois une tripottée de mecs qui ont couché avec moi pour finalement me quitter pour une autre... peut être que cela fait parti de mon karma (la fée qui a le don de faire revenir les exs...). Et on me demande de garder espoir ???
 
 

Pandora m'a souvent demandé comment j'arrivais à séparer sexe et amour... Je n'avais pas réellement de réponse. J'en ai une à présent.... il est bien plus facile d'éviter de s'impliquer sentimentalement que d'être déçue par un homme... cela évite de passer pour une conne dans le métro parce qu'on n'arrive pas à stopper les larmes qui coulent.

Vous n'allez peut être pas me croire, mais une femme ne naît pas insensible... elle le devient. Et si elle finit par adopter un comportement de garce (ou de salope... comme vous voulez) c'est simplement parce que c'est ce que vous attendez d'elle. 

Comment un homme peut imaginer que cela ne représente rien pour une femme de se faire pénétrer ? Je  sais que je parle un langage très cru mais après tout c'est tout ce qu'ils comprennent. Une fois de plus, je suis déçue... mais cette fois c'était celle de trop... celle de la dernière chance qui n'aurait pas dû me faire mal.

Alors quand on me dit "tu verras quand tu seras mariée", ou "tu rencontreras aussi un homme qui t'aimera", et bien j'ai envie de crier haut et fort que je n'y crois plus... que je ne le veux pas, je ne l'attends pas et je n'espèrerai plus. J'aimerais juste dire qu'il faudrait que les mecs réfléchissent de se comporter comme des crétins... cela créer des femmes insensibles, simplement parce qu'elles n'ont plus le choix.
 
 
Vous allez dire... "Mais que va-t'elle faire ?". Mais non, je ne vais pas me venger en sortant avec des mecs gentils qui n'ont pas mérités qu'on leur fasse du mal, je ne vais pas non plus accepter les règles que cette bande de crétins ont édictées disant que "celui qui gagne c'est celui qui fait mal à l'autre". 

Mais, plus jamais je ne laisserai tomber les barrières que j'avais contruites... parce que je n'ai pas envie de me prendre un coup de plus... je n'ai aucun besoin d'apprendre à mes dépends qu'il est difficile d'aimer, je ne veux plus pleurer... 
 
 

Finalement... ma béquille je vais encore en avoir besoin pendant quelques temps... 
  
 

par Lilitociel publié dans : Spleen
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Samedi 13 octobre 2007
communauté : Coup de gueule !

 Il y a des jours comme ça où dès le lever, on sait que l'on va passer une journée pourrie, et à chaque heure qui passe, ça se confirme...

Je hais les samedis parce qu'à la différence de la majorité des étudiants, qui récupèrent de leur semaine en faisant la grasse matinée, je me lève à 7h pour assister à des cours sur les congrès des années 1950 dans un amphi glacial...

Je hais ce samedi parce que j'ai passé deux heures de conduite à me faire engueuler par un gros connard de macho de moniteur d'auto-école, et que ne je pensais qu'à une chose : une ablation des couilles pour ce pauvre mec, et certainement pas aux cedez-le passage que je croisais...

Je hais les samedis parce que les rues de Paris sont bondées, que l'on galère pour avancer à une allure convenable, et que je ne cesse de croiser des couples et des petites familles baladant leurs mioches pour se donner bonne conscience parce qu'ils les connaissent moins que leur baby-sitter.

Je hais les samedis parce qu'il faut bien que je fasse des courses de temps en temps pour manger la semaine, et que les magasins sont pleins de parisiens cons et impolis.

Je hais les samedis parce que c'est le moment où je tente de ranger mon appart du bordel insoutenable accumulé dans la semaine quand je quitte mon appart à 7h pour revenir épuisée à 21h

Du coup, je n'ai même plus envie de sortir le samedi soir, surtout pas un soir de coupe du monde où le chauvinisme bof va me bassiner les oreilles...

C'est dommage car il fut un temps, où j'attendais avec impatience que vienne le samedi... J'aimais  les samedis quand j'étais en couple, car j'avais l'assurance de passer tous mes week end avec mon amoureux... On passait des moments passionnés, on faisait la grasse matinée enlassés, on allait déjeuner au restaurant, on sortait au cinéma, ou se balader dans les rues de Paris bondées, et on se roulait des patins dans le métro, et je trouvais ça génial. J'oubliais toutes mes contrariétés d'étudiante et de jeune adulte indépendante...

Car j'ai bien conscience que toutes les emmerdes que j'accumule au cours de la journée, beaucoup de femmes les vivent, mais certaines peuvent se faire consoler et caliner par leur homme et retrouver un peu de serénité...

Seulement plus le temps passe et plus je doute de pouvoir revivre ces moments où rien ne compte davantage que le désir que l'on ressent pour son amoureux, et apprécier à nouveau ce genre de caresses qui vont font oublier tous le stress de la semaine...

par Pandora publié dans : Spleen
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Mercredi 12 septembre 2007
communauté : De la Vie
Je suis bordelique, inconstante, capricieuse, impatiente et souvent en retard à mes rendez-vous...

Je suis bavarde :  je peux parler de politique et trois minutes apres de ma collection de talons aiguilles puis philosopher sur la pensée de Platon. 

Je suis brillante, prétentieuse, égocentrique, j'ai mauvais caractère, je suis suceptible mais sure de moi, et ça, forcément ça en enerve plus d'un...

Je suis exigeante, j'allie diletantisme et perfectionisme, je suis ambitieuse et prudente, je suis pessimiste mais idéaliste, cynique mais reveuse.

J'aime faire l'amour mais pas trop longtemps, j'aime être amoureuse mais pas trop souvent, je deteste les mecs collants et ceux qui ne m'appellent pas tous les jours pour me dire que je leur manque. 

J'aime varier les conquêtes et baiser des que l'envie me prend, mais ça me blesse que les mâles ne s'interessent à moi que pour le sexe...

Je suis indépendante, mais j'ai besoin d'attention, je suis d'un abord assez froid mais j'ai le coeur bouillant, je suis une femme libérée mais je tombe amoureuse de mes amants une fois sur deux...

Je suis jolie mais complexée, épanouie et constamment insatisfaite, je suis souriante et pourtant mélancolique...

Je suis méchante mais trop sensible, je suis exclusive tout en papillonant, tantot jalouse, tantot indifferente, parfois arriviste, souvent trop naive.

Je m'aime tres fort, mais je ne parviens jamais à être fiere de moi, j'ai envie de tout faire comme une grande mais je me trouve encore tres petite, quand je demande conseil les réponses ne me plaisent pas, je suis rarement capable de tenir une promesse, encore moins une information confidentielle...

J'ai confiance en l'avenir mais je crois que lui n'a pas confiance en moi... Je suis une hyperactive paresseuse, je suis à la recherche du prince pas charmant...


A ce point ça n'est plus de la complexité, c'est un manque total de logique... Ou bien les symptomes d'une rechute adolescente, voire une pathologie naissante, qui sait ?

par Pandora publié dans : Spleen
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Lundi 25 juin 2007
communauté : Coup de gueule !

La semaine dernière, alors que j'étais enfin de me préparer à sortir, j'ai par inadvertance marché sur un miroir qui était posé par terre en attendant de l'accrocher... et par malheur ce miroir c'est brisé. 7 ans de malheur, il parait... et bien je vous avoue que si je dois supporter 7 ans comme la semaine que j'ai passée, je n'en sortirai pas indemne.

J'ai déjà dit que j'étais supersticieuse, mais le coup du miroir ou du chat noir, je n'y crois que moyennement. Pourtant, la coincidence est plutôt frappante. Dans la vie, il y a deux types de personnes, ceux qui ont de la chance, et les autres. Et généralement, je fais partie de la première catégorie, ceux qui trouvent de l'argent par terre, qui tombent aux exams sur le seul chapitre révisé, qui ont leur permis par coup de chance... etc. Sauf que cette semaine, rien ne va plus. 

Cela commence lundi. J'ai passé en entretient d'embauche et des tests pour un travail qui me plairait vraiment, tout c'est bien passé jusqu'à ce foutu miroir. Depuis, pas de nouvelles. J'aurais du avoir la réponse début de la semaine, et rien. J'ai appellé, et ça sonne dans le vide. Donc tous mes espoirs sont réduits à néant. 

Je me suis trompée de jour pour mon rendez-vous chez le dentiste, j'ai raté plusieurs appels importants, j'ai eu un papier des impôts parce qu'ils veulent des sous, j'ai passé les 3 premiers quart d'heure de mes 22ans coincée dans mon ascenseur jusqu'à ce que le technicien vienne me sortir de là... etc

Samedi matin, je me réveille, et mon chat n'avait pas l'air en grande forme. Déjà la veille au soir il me paraissait un peu amorphe, mais là il n'avait même pas faim. J'essaye de lui donner du thon et il le régurgite 2 minutes après l'avoir avaler... tout en faisant des miaulements affreux. Je l'emmène donc chez le vétérinaire. 

Dans la journée, j'apprends qu'Hermès (c'est le chat) a une insuffisance rhénale, il est entre la vie et la mort, a été opéré... Il va s'en sortir, mais c'était limite.

 
Alors finalement je me dis que peut être que ce miroir y est pour quelque chose, on ne peut quand même pas passer de chanceuse à poisseuse comme ça, par un coup de baguette maléfique. Sincèrement, j'espère que c'était juste pour 7 jours, et non 7 ans...

par Lilitociel publié dans : Spleen
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Mardi 8 mai 2007
communauté : BLOGS, en parler ...

Dans mon quotidien je côtoie assez souvent des enfants, d'abord parce que certains de mes amis en ont, et puis parce que j'ai du en connaître des centaines avec toutes les colos que j'ai faites... Et je ne peux pas m'empêcher de les envier d'évoluer encore dans leur monde imaginaire, de moins subir l'agressivité du monde adulte et surtout de rêver en toute insouciance.

 

Moi j'étais une super gamine, douée pour beaucoup de choses, assez solitaire parce que capable de jouer toute seule une journée entière, mais en même temps super bavarde et avec un esprit de chef à l'école... J'étais toujours dans la séduction vis à vis des adultes, et ça marchait assez bien... Bon j'étais un peu chelou quand même : Je voyais des licornes et j'avais transformé ma grande armoire en mini-chapelle et je laissais des gâteaux à Dieu au cas où il viendrais me voir dans la nuit (oui je le prenais un peu pour la petite souris...)

Quand j'étais petite mes parents étaient déjà divorcés, alors moi je jurais que j'aurais un super mari que j'aimerai et qu'on aurait 5 enfants... Aujourd'hui je répète à ma mère que je risque fort de faire un gamin toute seule vers la trentaine puisque je ne pense pas pouvoir trouver un mec avec qui élever un enfant dans un contexte serein. 

Quand j'étais petite je voulais déjà être "maîtresse d'histoire" seulement je ne me doutais pas qu'il y a de sacrés salopards dans la profession et que la lutte pour les concours est gerbante, à grands coups d'inégalités sociales et d'intimidations morales...

Quand j'étais petite je rêvais d'un amoureux qui s'allongerait dans l'herbe avec moi, qui me ferait des bisous avec la langue, qui me dirait que je suis jolie, qui fabriquerait de la mousse au chocolat avec moi, qui s'amuserait à deviner les formes des nuages, qui cueillerait des framboises pour moi dans le jardin de ma mère, un amoureux dévoué et fier de m'avoir comme fiancée... Aujourd'hui au mieux je reçois des félicitations pour mes talents en matière de fellation...

 

Pourtant je n'ai cessé de vouloir grandir trop vite, de vouloir faire comme les grands. En CE1 je rêvais déjà d'être en CM2, puis d'aller au collège pour avoir plein de profs différents, je me suis mise à fumer en 5ème pour plaire aux garçons de 3ème, à fumer du shit en 3ème pour traîner avec les lycéens, à jouer ma chaudasse pour sortir avec des garçons plus âgés, à copiner avec certains profs pour me sentir plus mature, plus intelligente. A la fac je côtoyais des gens plus âgés, je me croyais au dessus de ceux de ma génération, et j'ai fini par ne sortir qu'avec des hommes de 5 à 10 ans de plus que moi... Pour finalement les trouver dans l'ensemble assez ennuyeux...

Donc voilà j'ai 22 ans et je m'ennuie comme une célibataire aigrie de 30 ans, à l'âge où certaines découvrent l'amour, je n'y crois déjà plus, quand certains font pleins de projets professionnels je suis déjà blasée quant  à la voie dans laquelle je m'engage, et j'ai du mal à m'imaginer un jour en couple... mais comme Pandore la première femme de l'humanité il me reste l'espoir, le rêve qui fait de mes attentes un scénario constant que je me repasse en boucle quand je n'ai pas le moral.

Cette histoire où je suis jolie en toute circonstance, où je n'ai pas besoin d’être intelligente, ou l'on m'admire un peu pour mes qualités, ou je sais toujours quoi dire en cas de difficulté, ou je ne suis pas déçue des gens qui m'influencent, où je ne me retrouve jamais seule face à mes doutes, où on reconnaît ma persévérance et mon indépendance, où je suis une grande fille qui s'assume toute seule et qui assure, sans regarder en arrière...

 

par Pandora publié dans : Spleen
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Samedi 24 février 2007
communauté : Journaux intimes

Il y a des jours avec, et des jours sans... en ce moment c'est plutôt des jours sans. Ca fait 2 jours que je n'arrive pas à me sortir de cet état semi-dépressif, semi-agressif vis à vis du reste de l'humanité.

Je sais, ça va passer. Mais pour le moment c'est franchement agaçant. Je suis complètement à côté de mes pompes, un indice de confiance en moi proche de zéro, une tolérance des autres quasi nulle, et des yeux qui pleurent tout seuls. En fait moi, au fond, je vais bien, c'est juste qu'en ce moment mes yeux ont besoin de pleurer, alors ben je les laisse faire... j'ai déjà de la chance, j'évite les sanglots... juste de belles grosses larmes asceptisées.

Et puis j'aimerai bien que quelqu'un vienne les sécher ces larmes. Parce que finalement à force de pleurer, c'est mon coeur qui s'assèche. Mais c'est ça aussi d'être une femme forte, ambitieuse, qui ne compte que sur soi-même... ben quand on est triste et bien on se démerde !  Alors je maudis tout le monde. Et moi je repense à des choses auxquelles je ne devrais pas penser, des choses qui me font mal, et ça n'améliore pas la situation. Alors je pleure... encore.

Ce sera bientôt finit, ça ne dure jamais. C'est juste qu'il arrive qu'il y ait des jours où on a l'impression que rien ne va, que tout est triste... et dans l'année je pense avoir un quota de 10 "jours pourris"... l'avantage c'est que depuis janvier c'est déjà le 5e... le reste de l'année promet d'être agréable.

Et puis, peu importe finalement... il arrive que ça fasse du bien de pleurer un temps révolu.

 

 

 

par Lilitociel publié dans : Spleen
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Mercredi 14 février 2007
communauté : De la Vie

Parce que finalement on finit tous par se dire que des journées on en a pleins et que la mort n'est pas si proche, il arrive qu'on veuille sciemment perdre son temps.

Et bien moi c'était hier. Après m'être comme à mon habitude couchée à 3h du matin, je décidais de ne rien faire de ma journée dès le réveil. Ca tombe bien, le mardi c'est mon jour de repos, alors j'ai bien le droit de rester chez moi, non?

Sauf qu'avec moi, ne rien faire s'apparente à une gigantesque discussion intérieure qui peut durer une éternité. Au début je suis juste au fond de mon grand lit bien confortable, je me demande ce que je vais bien pouvoir faire, la démotivation est grande, et la flème démesurée. Alors je me rendors. Et comme ça pendant plusieurs heures. Au bout d'un long moment j'ai la force de regarder l'heure : 12h43. Il va quand même falloir que je me bouge.

Je me déplace donc de mon lit au canapé du salon, en passant par la salle de bain pour prendre une douche pour me réveiller. Rien y fait. J'allume la télé, et c'est parti pour tout les téléfilms de l'après midi, quelques parties de jeux vidéos, et à nouveau une sieste. Jusqu'à ce que la nuit tombe, et que je finisse par regarder vraiment quelque chose. Puis à 22h, je me rends compte qu'il faut bien faire quelques lessives, la vaisselle et que Nico va bientot rentrer. Alors difficilement et armée de courage pour vaincre cette lassitude, je m'active autant que je peux... pas beaucoup en bref.

 

Alors finalement j'ai perdu une journée entière de ma vie.

Et je l'ai passée à faire quoi? Et bien à penser. Et oui, ça faisait 3 semaines que je courais partout, et une seule journée d'inaction est devenue catastrophique. L'arrivée des doutes : me dire que peut être j'ai fait n'importe quoi ces derniers mois, que sans doute j'aurais mieux fait de rester avec un autre, que finalement j'ai toujours pas pleuré et que je devrais peut être le faire, que si ça se trouve c'est moi qui suis complètement folle et que c'est bel et bien son ami dont j'étais amoureuse. C'est idiot, mais j'avais oublié pas mal de chose...

Ce qui est rassurant, c'est que ça ne dure qu'une journée. Alors le lendemain je suis tout aussi speed que le veille, avec une nuance près, c'est que certains doutes ne partent pas  avec seulement une nuit de sommeil.

 

 

par Lilitociel publié dans : Spleen
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